Discours d’Arber Xhekaj: il veut cacher la honte publique

Discours d’Arber Xhekaj: il veut cacher la honte publique

David Garel
Le 2026-09-16

Arber Xhekaj veut éteindre l’incendie… mais son discours ne tient pas la route.

Le shérif tente maintenant de présenter son nouveau contrat comme une décision parfaitement normale, réfléchie et presque romantique.

Il aime Montréal, il aime ses coéquipiers, il croit en ses chances et il aurait volontairement choisi de signer pour une seule saison afin de revenir l’été prochain avec une nouvelle occasion de faire ses preuves. Très bien. C’est la version officielle. Le problème, c’est que les chiffres racontent une histoire complètement différente.

Car il faut regarder la réalité en face : Xhekaj vient de signer un an et 1,5 million de dollars, quelques heures avant le début du camp, après un été entier de négociations et alors que sa situation sportive à Montréal était loin d’être claire.

Et maintenant, son clan veut nous faire croire qu’il s’agit simplement d’un choix stratégique, qu’il n’y a aucune tension avec le Canadien et que tout va parfaitement bien entre les deux parties. Désolé, mais ça devient difficile à avaler.

Le discours de Xhekaj ressemble surtout à une tentative de mettre le feu sous contrôle. Il veut protéger sa relation avec le Canadien. Ses agents veulent protéger leur client. L’organisation veut éviter une autre controverse avant le début du camp. Tout le monde a intérêt à dire que tout va bien.

Mais tout ne va pas bien.

Sinon, pourquoi cette négociation a-t-elle traîné aussi longtemps?

Pourquoi un défenseur de 24 ans avec 230 matchs dans la LNH, une présence physique évidente et une popularité immense auprès des partisans se retrouve-t-il avec un contrat d’un an à seulement 1,5 million de dollars?

Et surtout, pourquoi son propre entraîneur vient-il maintenant d’expliquer qu’il possède sept défenseurs de la LNH capables de jouer, qu’il pourrait utiliser Xhekaj à l’attaque lorsqu’il ne joue pas à la défense et que cette possibilité ne lui fait « pas peur »?

Le journaliste Maxime Truman a justement mis les chiffres sur la table, et ils rendent le discours beaucoup plus difficile à défendre.

Avec son salaire de 1,5 million de dollars, Xhekaj sera pratiquement au plancher salarial de la formation montréalaise. Parmi les joueurs qui ne sont pas encore sur leur contrat d’entrée, il est le deuxième moins bien payé du Canadien, derrière Jayden Struble et son salaire de 1,4125 million.

Alexandre Texier gagne 2,5 millions.

Même l'indésirable Kirby Dach gagne 3,6 millions.

Xhekaj?

1,5 million.

Et le portrait devient encore plus troublant lorsqu’on sort de Montréal.

Selon les chiffres rapportés par Truman, 165 défenseurs de la LNH gagneront davantage que Xhekaj cette saison. Cela signifie qu’en moyenne, cinq à six défenseurs par équipe toucheront plus d’argent que lui.

Et ce n’est pas tout.

En incluant les attaquants et les gardiens, 534 joueurs de la LNH gagneront plus que Xhekaj.

Dans une ligue où chaque équipe habille normalement 20 joueurs, cela signifie qu’environ 17 joueurs par formation gagneront davantage que le Shérif.

Il y a donc quelque chose qui ne colle pas lorsqu’on nous explique que Xhekaj est un élément important de l’organisation, que tout le monde l’adore et que son contrat d’un an représente simplement une décision stratégique prise de son plein gré.

Les chiffres disent qu’il est payé comme un joueur méprisé aux yeux de son organisation.

On veut maintenant nous expliquer que Xhekaj a encore une carte à jouer, que les portes ne sont pas fermées et qu’il peut gagner sa place avec un bon camp.

Mais pourquoi aurait-il besoin de « gagner sa place » après 230 matchs dans la LNH?

Tout le monde sait qu'il sera encore le porteur d'eau.

Au pire, il jouera à l’attaque pour rester engagé avec le groupe.

C'est une condamnation définitive de Xhekaj.

Et le contrat d’un an serait supposément son choix?

C’est ici que le récit du clan Xhekaj devient une "joke".

On nous explique que plusieurs scénarios étaient disponibles, notamment des contrats à moyen terme, mais que Xhekaj aurait préféré se donner une autre année pour observer l’évolution de la situation à Montréal.

Encore une fois : impossible.

Le salaire minimum est maintenant de 850 000 $. Xhekaj touche donc 650 000 $ de plus que le minimum.

Pour un défenseur qui compte déjà plus de 230 matchs dans la LNH, c'est une honte publique.

La question à deux millions de dollars : Xhekaj aurait-il pu obtenir davantage en allant en arbitrage?

Absolument. Selon les recruteurs, il aurait empoché 2 M$ via un arbitre.

Xhekaj avait un dossier à présenter : son expérience dans la LNH, son physique, ses mises en échec, son rôle dans le vestiaire, sa popularité, son rendement en séries et son utilité particulière pour une équipe qui n’a pas un autre défenseur de son profil.

Mais il voulait 2,5 M$ par année.

Il s'est cassé les dents.

Pendant ce temps, David Reinbacher et Adam Engström montent dans la hiérarchie.

Xhekaj est-il devenu le 9e défenseur de cette équipe?

Le discours sur l’amour de Montréal ne change rien

Que Xhekaj aime Montréal, je n’en doute pas.

Que Nick Suzuki le considère comme un gros morceau du vestiaire, c'est de la pitié du bon capitaine.

Le Shérif veut nous faire croire que tout va bien

Mais Xhekaj est un indésirable officiel.

Voilà la réalité.

Le reste, c’est de la communication.