Direction Laval pour Zachary Bolduc: commotion au 98,5 Sports

Direction Laval pour Zachary Bolduc: commotion au 98,5 Sports

Par David Garel le 2026-01-09

Le cauchemar de Zachary Bolduc est en train de mal virer.

Comme son visage pendant l'hymne national...

@rishka2828 #bolduc #hockey #canadien #mtl #fail ♬ The Eye (STEM Piano) - Avalon Infinity

À Montréal, ce ne sont plus seulement ses performances qui sont jugées, mais son utilité dans le vestiaire et sur la glace.

Dans la LNH moderne, c’est souvent là que se joue le sort d’un jeune joueur avant même que son potentiel n’ait réellement eu le temps d’éclore.

Parce qu’il faut regarder la réalité en face, froidement, sans émotion, sans nostalgie, sans excuses : Bolduc est devenu le joueur le plus facile à tasser dans l’organigramme du Canadien de Montréal.

Non pas parce qu’il est le moins talentueux, mais parce que son contrat, son statut et le contexte actuel le placent dans une position de vulnérabilité extrême.

Il gagne 863 334 $, il est toujours sous son contrat d’entrée, il est exempté du ballottage, et dans une ligue où chaque décision est optimisée jusqu’au dernier dollar, ça veut dire une chose très simple : ça ne coûte absolument rien de l’envoyer à Laval.

Aucun risque de le perdre. Aucun calcul complexe. Aucun sacrifice à court terme. Juste un bouton à peser.

Et ce bouton commence sérieusement à être regardé.

Surtout que ça va encore plus faire baisser sa valeur pour son prochain contrat.

Le timing est cruel. Les blessés reviennent. Kirby Dach est de plus en plus proche d’un retour. Jake Evans approche aussi. Alex Newhook devrait revenir d’ici mars. Patrik Laine finira lui aussi par réintégrer l’alignement. Et chaque retour, ce n’est pas juste un nom de plus sur une feuille : c’est une chaise qui disparaît.

Or, Zachary Bolduc n’a déjà plus de chaise.

Il ne joue pas en avantage numérique. Il n’est plus considéré pour un rôle offensif stable. Il ne sécurise pas un trio par son impact défensif.

Et pire encore, les statistiques avancées le placent systématiquement parmi les attaquants les plus nuisibles de l’équipe, que ce soit en termes de buts attendus, de possession ou de différentiel d’impact sur ses compagnons de trio.

Peu importe avec qui on l’essaie, le jeu ralentit, s’éteint, ou se replie.

Dans ce contexte-là, la comparaison devient inévitable, et elle est impitoyable. Samuel Blais, par exemple, n’a peut-être pas le plafond offensif de Bolduc, mais il offre quelque chose que Martin St-Louis valorise de plus en plus : de la clarté. De l’intensité. Une identité simple.

Tu sais ce que tu obtiens, tu sais ce qu’il va faire sur la glace, et surtout, tu sais ce qu’il ne fera pas. Blais ne triche pas. Blais ne flotte pas. Blais ne disparaît pas.

Et surtout, tu ne peux pas l’envoyer à Laval sans conséquences, ce qui change complètement l’équation.

C’est là que le dossier Bolduc devient inquiétant, presque angoissant pour le joueur. Parce que ce n’est plus une question de mérite pur, mais de gestion de profondeur.

Dans une discussion récente impliquant Tony Marinaro, Jean-François Chaumont et Stéphane Waite, l’hypothèse d’un envoi à Laval a été évoquée sans détour sur les ondes du 98,5 FM, comme une option rationnelle parmi d’autres.

Une menace. Un scandale. Une possibilité logique. Cela a créé une véritable commotion sur l'ensemble du réseau Cogeco.

Et quand une idée commence à circuler ainsi, dans les médias, dans les discussions internes, dans l’écosystème autour de l’équipe, c’est rarement un détail.

Le plus dur, dans tout ça, c’est que Bolduc n’est pas un joueur sans qualités. On l’a vu marquer dans la LNH. On l’a vu tirer avec confiance. On l’a vu produire sur la route.

Mais à Montréal, depuis des semaines, son jeu semble vidé de toute conviction. Il hésite quand il devrait tirer. Il force quand il devrait simplifier. Il arrive toujours une demi-seconde trop tard, comme s’il jouait avec un poids invisible sur les épaules.

Et dans le système de Martin St-Louis, cette demi-seconde est fatale.

Le coach n’attend plus. Il n’explique plus. Il ne protège plus publiquement. Il distribue les minutes à ceux qui exécutent, pas à ceux qui promettent.

Et dans cette logique-là, Bolduc ne coche plus aucune case prioritaire. Il ne sécurise pas un trio défensivement. Il ne dynamise pas offensivement. Il n’impose pas un rythme. Il n’est pas indispensable en infériorité numérique. Il ne justifie pas un statut particulier.

Alors oui, Laval devient une option. Pas comme une punition symbolique, mais comme un outil de gestion. Une manière de libérer une place, d’absorber des retours de blessure, de simplifier les décisions du staff. Laval, dans ce cas précis, n’est pas un exil honteux : c’est un tampon organisationnel.

Mais pour le joueur, psychologiquement, sportivement, contractuellement, c’est un gouffre.

Parce que chaque match passé à Laval est un match de moins pour se revaloriser dans la LNH. Chaque semaine loin du Canadien est une semaine où d’autres prennent ta place, s’installent, créent des automatismes, gagnent la confiance que toi tu perds.

Et dans une ligue aussi cruelle, il n’y a aucune garantie que la porte se rouvre comme elle s’est fermée.

Le plus inquiétant, c’est que personne, en ce moment, ne semble prêt à se battre pour lui. Ni le contexte. Ni les chiffres. Ni l’alignement. Ni la logique salariale.

Et quand un jeune joueur devient le chemin de moindre résistance, l’histoire montre que le destin peut basculer très vite.

Zachary Bolduc est encore jeune. Il a encore du talent. Mais à Montréal, aujourd’hui, le sablier s’écoule sans bruit, et Laval n’est plus un mot tabou. C’est une option concrète. Une option qui fait peur. Une option qui, dans ce cas précis, dit tout de l’état réel de son dossier.

Aïe. Aïe. Aïe.