Départ de Patrick Roy: ça chauffe à Ottawa

Départ de Patrick Roy: ça chauffe à Ottawa

Par David Garel le 2026-04-05

Le téléphone n’a pas eu le temps de refroidir.

À peine congédié à New York que le nom de Patrick Roy recommence déjà à circuler avec insistance ailleurs dans la LNH. Et pas n’importe où.

À Ottawa.

Et ce n’est pas un hasard.

Parce que cette histoire-là ne date pas d’hier. Bien avant son embauche avec les Islanders, Roy était déjà dans la mire des Sénateurs. Elliotte Friedman l’avait révélé : un groupe d’investisseurs qui tentait d’acheter l’équipe avait carrément l’intention d’en faire son entraîneur-chef. Ce n’était pas une rumeur vague. C’était un plan concret.

Et même après la vente de l’équipe, le lien n’a jamais disparu.

Le propriétaire Michael Andlauer lui-même l’a admis publiquement :

“Personnellement, je regrette un peu. J’aurais souhaité que Patrick soit une des personnes pour nous.”

Il l’a décrit comme un “vrai champion”, un homme qui comprend ce que signifie gagner, une qualité qui, selon lui, manquait cruellement à son organisation.

Ce genre de déclaration, ça ne s’oublie pas.

Et aujourd’hui, avec ce qui vient de se passer à New York, tout revient à la surface.

Parce que du côté des Sénateurs d’Ottawa, la pression monte aussi.

Travis Green n’est pas en contrôle total de sa situation. Si l’équipe rate encore les séries (en ce moment, ils sont qualifiés par la peau des dents), ce qui serait une énième déception pour une organisation coincée dans un cycle sans fin, un changement derrière le banc devient presque inévitable.

Et là, le timing devient parfait.

Roy est disponible.

Roy veut coacher.

Roy cherche une revanche.

Et surtout, Roy représente exactement ce que plusieurs pensent qu’il manque à Ottawa : une identité forte, une structure émotionnelle, une exigence quotidienne.

Parce que malgré la fin brutale de son passage à New York, personne ne remet en question une chose fondamentale : Patrick Roy reste un compétiteur hors norme.

Oui, il a perdu sa chambre.

Oui, son message s’est usé.

Mais son impact à court terme, lui, est toujours réel. Il l’a prouvé partout où il est passé. Il arrive, il secoue, il impose, il change l’énergie d’un groupe.

Et à Ottawa, c’est exactement ce que plusieurs réclament.

Une équipe jeune.

Du talent.

Mais aucune constance.

Aucune identité claire.

Et surtout, aucune présence dominante derrière le banc.

C’est là que le fit devient fascinant.

Parce que Roy, c’est tout sauf neutre.

C’est un coach qui dérange.

Qui exige.

Qui confronte.

Et dans un marché comme Ottawa, qui cherche désespérément à sortir de sa léthargie, ce profil-là peut soit tout changer… soit tout faire exploser.

Roy pourrait surtout représenter une bouée pour Brady Tkachuk. Un capitaine émotif, intense, parfois à fleur de peau, qui semble en ce moment étouffer dans un environnement instable, surtout après son balado controversé avec son père:

Roy, lui, comprend exactement ce type de joueur. Il a bâti sa carrière sur cette rage, sur cette capacité à transformer la frustration en moteur.

Et il y a un lien encore plus profond : Keith Tkachuk, le père de Brady, a affronté Roy à maintes reprises et lui a toujours voué un respect immense.

Dans une période où tout craque autour des Sénateurs, où les rumeurs de départ s’intensifient, l’arrivée d’un coach comme Roy pourrait changer la dynamique. Redonner une identité.

Recentrer le vestiaire. Et surtout, convaincre Brady Tkachuk qu’il peut gagner… ici. Parce qu’au final, garder son capitaine, c’est la priorité absolue. Et dans ce contexte précis, Patrick Roy pourrait bien être le seul capable de renverser complètement cette trajectoire toxique.

Mais une chose est certaine : il ne laissera personne indifférent.

Et dans les coulisses, ça s’active déjà.

Parce que dans la LNH, les décisions se prennent vite.

Et quand un nom comme Patrick Roy devient disponible, les équipes qui ont déjà hésité dans le passé ne veulent pas rater leur deuxième chance.

Surtout quand le propriétaire lui-même a déjà ouvert la porte.

Surtout quand la saison actuelle menace encore de se terminer dans la frustration.

Surtout quand l’organisation a besoin d’un électrochoc.

La question n’est plus de savoir si Roy sera de retour dans la LNH.

La question, maintenant, c’est où.

Et en ce moment, tous les regards se tournent vers Ottawa.