Déclaration à TVA Sports: les frères Xhekaj à la rescousse

Déclaration à TVA Sports: les frères Xhekaj à la rescousse

David Garel
Le 2026-05-27

Maxim Lapierre a rarement eu l’air aussi découragé sur les ondes de TVA Sports.

Quand un ancien guerrier comme lui, un gars qui a bâti toute sa carrière en payant le prix, en jouant blessé, en dérangeant, en allant dans les endroits sales de la patinoire, finit par pratiquement exploser en direct… c’est qu’il voit quelque chose qui le rend complètement fou.

Mercredi soir au Centre Bell, le Canadien de Montréal n’a pas seulement perdu un match de hockey.

Le Canadien s’est présenté devant des partisans qui ont payé des milliers de dollars pour vivre une finale d’association… et leur a offert un spectacle gênant.

Une équipe amorphe, qui refusait de tirer, incapable de répondre physiquement.

On parle d'une formation qui avait l’air battue mentalement avant même que le match commence.

Le Centre Bell criait « Shoot the puck! »

Les fans suppliaient leur équipe de montrer un minimum de vie.

Et pendant ce temps, les Hurricanes donnaient une clinique.

Encore.

Toujours le même échec avant, les mêmes vagues, la même domination territoriale.

Toujours les mêmes joueurs du Canadien incapables de sortir proprement de leur territoire.

À un moment donné, le diagnostic devient impossible à ignorer : les Hurricanes font ce qu’ils veulent avec les Canadiens de Montréal.

Et Maxim Lapierre, lui, n’en pouvait plus.

Assez, c’est assez.

Il faut brasser quelque chose et arrêter de protéger un vestiaire qui ne répond plus.

Lapierre lance une bombe.

Brendan Gallagher doit jouer.

Même si c’est pour cinq ou six minutes et que les jambes ne suivent plus comme avant.

Gallagher représente encore quelque chose que plusieurs joueurs du Canadien n’ont plus montré depuis trois matchs : du cœur, de la rage, du sacrifice.

Quand tu regardes une équipe se faire écraser physiquement, se faire intimider, se faire étouffer devant son propre public, comment peux-tu laisser un gars comme Gallagher regarder ça des gradins?

Encore plus si ça risque d’être ses derniers moments avec les Canadiens de Montréal.

Cela pourrait être son dernier match en carrière à Montréal. Il est assuré de jouer. Martin St-Louis serait inhumain de ne pas l'habiller.

Puis il y a Arber Xhekaj.

Encore laissé de côté pendant que Lane Hutson se fait cibler soir après soir, pendant que les Hurricanes frappent tout ce qui bouge et pendant que le Canadien se fait brasser comme rarement.

Comment peux-tu voir ça… et décider encore de ne pas habiller le Shérif?

C’est la question que tout le Québec se pose. Surtout quand on voit à quel point Jayden Struble est mauvais.

Et Lapierre va encore plus loin.

Florian Xhekaj.

À ce stade, le Canadien est au bord du gouffre. 3-1 dans la série. Une équipe au fond du trou. Un groupe qui a l’air vidé. Pourquoi ne pas injecter de l’énergie?

Pourquoi ne pas récompenser des gars qui vont au moins arriver avec une rage de vivre?

Et si Martin St-Louis refuse toujours d'habiller Arber Xhekaj, il veut qu'on habille David "la porcelaine" Reinbacher. :

Wow.

N’importe quoi. Mais faites quelque chose.

Le plus inquiétant dans tout ça, c’est qu’on connaît Martin St-Louis. Il adore son vestiaire. Il protège ses chouchous. Il croit à son groupe.

Cette loyauté devient un problème.

Quand un ancien joueur comme Maxim Lapierre, qui comprend le prix à payer en séries mieux que presque n’importe qui, finit par pratiquement supplier qu’on change la recette, ça veut dire quelque chose.

Le Canadien n’a plus vraiment de marge.

Vendredi en Caroline, c’est la survie.

Martin St-Louis n'a pas le droit de renvoyert le même groupe au front après une telle humiliation.

À Montréal, perdre peut se pardonner.

Mais abandonner au point qu’on ne se bat même plus devant des partisans qui ont vidé leur portefeuille pour vivre un rêve? Ça, beaucoup de monde ne le pardonneront jamais.

Une honte publique... sans précédent...