Décision douteuse de Michael Hage: Pat Brisson est coupable

Décision douteuse de Michael Hage: Pat Brisson est coupable

David Garel
Le 2026-06-14

Le dossier Michael Hage soulève une question de plus en plus inconfortable à Montréal.

Et si le jeune espoir des Canadiens avait été mal conseillé?

Attention. Personne ne remet en question son talent, son potentiel ou son rêve de jouer un jour pour les Canadiens de Montréal.

La question est ailleurs.

Car plus les semaines avancent, plus le besoin du Canadien au poste de deuxième centre devient criant.

Et plus ce besoin devient criant, plus la décision de Hage de retourner dans la NCAA amène tellement des interrogations.

Lorsque Michael Hage a choisi de poursuivre son parcours à l’Université du Michigan, le message officiel de son agent, Pat Brisosn était simple : développement, patience et progression.

Sur papier, c’était parfaitement logique.

Un autre hiver dans la NCAA.

Encore plus de responsabilités.

Encore plus de temps de glace.

Encore plus de temps pour devenir un joueur dominant.

Sauf qu’entre-temps, la situation du Canadien a complètement changé.

Aujourd’hui, Montréal cherche désespérément un deuxième centre.

Le nom de Nico Hischier revient constamment.

Le nom de Dylan Larkin circule partout.

Le nom de Mason McTavish revient sans arrêt.

Pourquoi?

Parce qu’il y a un trou gigantesque derrière Nick Suzuki.

Et c’est là que plusieurs commencent à regarder la situation de Hage différemment.

Si Michael Hage avait signé son contrat d’entrée et connu un bon camp, personne ne peut affirmer qu’il aurait commencé la saison dans la LNH.

Mais personne ne peut affirmer le contraire non plus.

Le Canadien manque tellement de profondeur au centre que la porte est grande ouverte.

Voilà pourquoi certains commencent à se demander si son entourage a correctement évalué la situation.

Selon ce qui circule dans le milieu du hockey universitaire, Hage va toucher entre 400 000 et 500 000 dollars grâce aux nouvelles règles de rémunération dans la NCAA.

C’est énormément d’argent pour un joueur de son âge.

À titre comparatif, un joueur qui évolue dans la Ligue américaine gagne souvent autour de 80 000 dollars par saison.

Sans oublier les trajets intrminables en autobus, les nuits dans les hôtels miteux et la vie non-glamour de la AHL.

La différence est énorme. À l'université du Michigan, Hage est traité comme une rockstar.

Le CH n'était pas prêt à lui promettre un poste dans la LNH, alors que le clan Hage a refusé de signé son premier contrat professionnel.

Personne ne va reprocher à un jeune homme de vouloir assurer son avenir financier.

Mais est-ce que cette décision était la meilleure pour sa carrière?

Voilà la vraie question.

Car pendant que Hage retourne à Michigan, le Canadien accélère son échéancier.

Kent Hughes ne parle plus comme un directeur général en reconstruction.

Il parle comme un directeur général qui veut gagner la Coupe Stanley maintenant.

Et lorsqu’une organisation veut gagner maintenant, les espoirs deviennent parfois des monnaies d’échange.

C’est là que le dossier devient inquiétant pour Hage.

Pierre LeBrun continue de revenir au même nom. Nico Hischier.

En ce moment, le New Jersey est en négociations pour signer leur capitaine. On parle d'un contrat à un salaire de 11 à 13 millions de dollars par saison.

Mais si les Devils acceptent un jour d’écouter les offres, quel sera le premier nom demandé?

Michael Hage.

Le New Jersey pourrait voir en lui un futur centre top-6 capable éventuellement de remplacer Hischier derrière Jack Hughes.

C’est précisément ce qui rend sa décision de retourner dans la NCAA si inquiètante... pour ne pas dire mauvaise en terme de jugement.

En restant à l’université, Hage a conservé sa valeur.

Mais il a aussi repoussé son arrivée.

Et pendant qu’il repousse son arrivée, le Canadien continue d’avancer.

Plus Montréal cherche un deuxième centre établi, plus le risque augmente de voir Hage devenir la pièce maîtresse d’une transaction majeure.

Voilà pourquoi certains se demandent aujourd’hui si son entourage n’a pas commis une erreur de lecture.

Pat Brisson est l’agent le plus puissant dans le monde du hockey.

Son carnet de clients est impressionnant.

Son expérience est immense.

Mais même les meilleurs peuvent parfois mal évaluer une situation.

Plusieurs commencent à pointer du doigt Pat Brisson dans ce dossier. On parle d'un homme qui négocie quotidiennement avec les plus grandes organisations de la LNH et qui connaît mieux que quiconque les besoins des équipes.

Comment n’a-t-il pas vu l’occasion qui se dessinait à Montréal? Comment n’a-t-il pas senti qu’il existait une véritable ouverture derrière Nick Suzuki?

Une saison de plus dans la NCAA pouvait rapporter davantage d’argent à court terme, mais sur le plan du développement, plusieurs se demandent aujourd’hui si Michael Hage n’aurait pas davantage progressé en côtoyant quotidiennement Martin St-Louis, Nick Suzuki, Ivan Demidov et l’environnement professionnel du Canadien.

Surtout qu'il aurait connu la fièvre des séries. Même s'il avait été remplaçant, cela aurait été énorme pour son bagage.

L’argent va toujours revenir pour un joueur de son talent. Les occasions de s’installer rapidement dans une organisation en pleine ascension sont beaucoup plus rares.

Lorsqu’on regarde le portrait actuel du Canadien, il est difficile de ne pas penser qu’il existait une occasion réelle pour Michael Hage de se rapprocher beaucoup plus rapidement de Montréal.

Aujourd’hui, la situation est complètement différente.

Le Canadien cherche un deuxième centre.

Le marché des transactions s’active.

Les Devils, les Red Wings (Larkin) et les Ducks (McTavish) continuent d’être liés à Montréal.

Et le nom de Michael Hage revient de plus en plus souvent dans les discussions.

Si une transaction majeure survient dans les prochaines semaines, plusieurs risquent de regarder en arrière et de se demander si le jeune espoir n’aurait pas été mieux servi en se rapprochant immédiatement de l’organisation.

Car pendant qu’il poursuit son développement à Michigan, Kent Hughes continue de chercher une solution.

Et plus cette recherche se prolonge, plus Michael Hage risque de devenir exactement ce qu’il n’était pas il y a quelques mois.

Une monnaie d’échange extrêmement précieuse.