La situation commence à devenir extrêmement délicate autour de Jakub Dobes, parce que plusieurs à Montréal ont l’impression qu’il a peut-être parlé un peu trop franchement après la défaite de 3-2 contre le Lightning de Tampa Bay.
Et ça, dans le vestiaire des Canadiens de Montréal, on fait toujours extrêmement attention à ça.
Depuis des mois, plusieurs journalistes remarquent justement que l’organisation protège énormément Dobes devant les médias.
On coupe souvent ses disponibilités rapidement. On évite certaines longues mêlées de presse. Et il y a toujours eu cette peur qu’il parle avec un peu trop d’émotion ou qu’il en dise un peu trop publiquement.
Et là, après le match numéro deux, plusieurs ont immédiatement interprété ses propos comme une flèche directe envers ses coéquipiers du premier trio… Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky.
Dobes a pourtant essayé de rester collectif :
« Tout le monde doit être meilleur. »
Mais ensuite, quand il parle du cinq contre cinq, quand il insiste sur le fait que le club doit mieux jouer collectivement et qu’il est excité de revenir à Montréal pour “le montrer”, plusieurs dans la chambre ont senti une frustration réelle envers ses propos.
En quelques minutes seulement après son point de presse, les réseaux sociaux se sont enflammés. Des extraits de ses déclarations ont circulé partout avec des messages du genre :
“Dobeš vise le premier trio”, “Dobeš est tanné de voir Suzuki et Caufield invisibles à cinq contre cinq”, ou encore “Dobeš fait comprendre que lui fait sa job pendant que d’autres disparaissent.”
Même si le gardien n’a jamais nommé directement personne, le timing de ses propos, dans un contexte où la ligne de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky se fait dominer à cinq contre cinq, a immédiatement créé un malaise.
Et c’est exactement le genre de situation que l’organisation essaie normalement d’éviter avec Dobeš. Voilà pourquoi le club fait souvent attention à ses sorties publiques parce qu’il parle avec énormément d’émotion et beaucoup de franchise.
Reste qu'il a raison: le premier trio du Canadien se fait complètement neutraliser à cinq contre cinq depuis le début de la série.
Les chiffres commencent à devenir inquiétants.
Après deux matchs, les trois "amigos" se sont fait dominer 3-0 à cinq contre cinq. Aucun but marqué. Trois buts accordés.
Pendant ce temps-là, la ligne d’Anthony Cirelli et Brandon Hagel contrôle complètement les confrontations. Hagel a déjà trois buts dans la série et Tampa utilise constamment ce trio contre Suzuki.
Même Suzuki l’a reconnu lui-même :
« Personnellement et ma ligne, on peut clairement faire un meilleur travail et aider les gars un peu plus à cinq contre cinq. »
Le problème, c’est qu’à Montréal, dès qu’un joueur parle publiquement du rendement collectif après une défaite, les gens commencent immédiatement à chercher des sous-entendus.
Et là, les réseaux sociaux se sont emballés.
Parce que plusieurs ont interprété les propos de Dobes comme :
“Moi, je fais ma job. Faites la vôtre.”
Surtout après une soirée où il a probablement été le meilleur joueur du Canadien malgré la défaite.
Même Martin St-Louis a reconnu indirectement le problème du premier trio :
« C’est une ligne qui peut dominer à cinq contre cinq. Ils ne l’ont juste pas encore fait. »
Le mot important : “encore”.
Parce qu’à l’interne, tout le monde sait que le Canadien ne peut pas gagner cette série si Suzuki, Caufield et Slafkovsky continuent de se faire étouffer à cinq contre cinq.
Et c’est là que la situation devient dangereuse pour Dobes.
Parce qu’à Montréal, quand un jeune joueur commence à parler trop directement après les défaites, ça devient rapidement un sujet. Très rapidement.
On l’a vu dans le passé avec plusieurs jeunes joueurs du Canadien. L’organisation aime garder le contrôle du message. Elle aime les réponses mesurées, les réponses plates, les réponses sécuritaires.
Et Dobes, lui, parle avec émotion.
Il parle avec franchise.
Il parle comme un compétiteur frustré.
Le problème, c’est que maintenant, ses propos circulent partout sur les réseaux sociaux avec un angle très précis :
Jakub Dobes viserait indirectement ses vétérans offensifs.
Et dans un marché comme Montréal, ce genre de perception-là peut devenir énorme en quelques heures seulement.
