David Savard ouvre son cœur : une prise de position assumée

David Savard ouvre son cœur : une prise de position assumée

Par André Soueidan le 2026-04-19

Ça, c’est rare… vraiment rare.

Un ancien joueur qui a soulevé la Coupe Stanley contre le Canadien… qui prend la plume… puis qui laisse tomber le masque pour dire exactement où il se tient.

Le nom de David Savard, à Montréal, vient avec du vécu. Pas du vécu théorique… du vécu émotif. Celui du Lightning de Tampa Bay en pleine domination, puis celui du Canadien de Montréal en pleine reconstruction. Deux univers. Deux réalités. Une seule vérité qui finit par sortir.

« Je ne suis pas du tout déchiré entre le Canadien et le Lightning en vue de cette série. »

Juste ça… ça dit tout.

Parce que derrière cette phrase-là, il y a un aveu beaucoup plus fort. Savard ne fait pas semblant d’être neutre. Il assume.

« J’avoue en effet avoir un parti pris pour le CH ». Boom. C’est dit.

Et ce n’est pas juste une question de durée ou de passage. C’est une question de sentiment.

Quand il écrit que « mon petit cœur d’enfant me replonge constamment dans mes souvenirs associés à l’équipe », on n’est plus dans l’analyse froide… on est dans l’attachement pur.

Tampa, pour lui, c’était une expérience incroyable… mais différente.

Il le dit lui-même. « On pourrait même dire que c’était tout un trip d’arriver dans un club déjà rodé comme celui-là, où j’essayais simplement de suivre la parade. »

Traduction… il embarquait dans une machine déjà en marche.

À Montréal, c’était autre chose.

« On a touché le fond du baril à mon arrivée », écrit-il.

Puis il ajoute que le groupe a « escaladé la montagne ».

Et c’est là que tout se joue. Parce que quand tu vis ça de l’intérieur… tu développes un lien que tu ne peux pas recréer ailleurs.

Mais attention… Savard ne devient pas aveugle pour autant.

Quand il parle du Lightning, il ne tombe pas dans le piège du fan. Il parle comme un gars qui sait exactement comment cette équipe-là fonctionne. Il nomme Nikita Kucherov, Andrei Vasilevskiy, Corey Perry, Anthony Cirelli… et il rappelle une réalité que peu de gens veulent admettre.

« Les nombreux vétérans du Lightning connaissent bien les arbitres… ces joueurs plus vieux peuvent en général deviner plus facilement où se trouve la ligne. »

Ça, c’est du vécu de séries. Pas du blabla. Une équipe qui sait jouer avec la limite… c’est une équipe dangereuse.

Donc oui… sur papier, Tampa a un avantage clair.

Mais là où le texte de Savard devient intéressant, c’est quand il bascule vers Montréal. Pas pour dire qu’ils sont meilleurs… mais pour expliquer pourquoi ils peuvent déranger.

« Ces jeunes vont se donner à fond. Ils travaillent comme des fous et voudront dominer tout le monde. »

C’est ça, le point. Pas de structure parfaite. Mais une énergie incontrôlable. Une équipe qui joue avec le feu… et qui peut brûler n’importe qui.

Et dans ce chaos-là, il identifie clairement le cœur du problème pour Tampa… le trio Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovský.

« Le trio formé de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovský sera l’élément crucial pour les succès du club. »

Pas compliqué.

Savard ne cache pas non plus la réalité défensive.

« L’absence de Noah Dobson en défense est évidemment non négligeable. »

Mais encore une fois, il ramène ce qu’il a vu toute l’année… cette équipe trouve des solutions.

Et derrière tout ça, il glisse un élément clé… Martin St-Louis. Un entraîneur qui, selon lui, amène « une passion contagieuse ». Pas juste un système… une vibe. Une énergie.

Puis arrive la fin.

La vraie.

« Personnellement, je crois que Montréal sortira vainqueur… une victoire en six matchs pour le CH. »

Ce n’est pas une prédiction froide. C’est un souhait assumé. Il le dit lui-même… il veut voir ça se terminer au Centre Bell, « dans une ambiance électrisante ».

Un ancien du Lightning… qui rêve d’une victoire du Canadien.

Rendu là… ce n’est plus une analyse.

C’est une déclaration.

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