Danseuses dans le spa: Patrick Roy ne pardonnera jamais à son fils

Danseuses dans le spa: Patrick Roy ne pardonnera jamais à son fils

Par David Garel le 2026-04-05

Le congédiement de Patrick Roy a fait mal. Surtout, il a rouvert toutes les cicatrices.

Parce qu’à peine quelques heures après son départ, une vieille histoire est revenue frapper de plein fouet. Une histoire qui date de deux ans. Une histoire qui n’avait rien à voir avec ses systèmes, ses décisions derrière le banc ou ses choix de personnel. Une histoire familiale. Personnelle. Sensible.

Et pourtant, elle est ressortie.

Le nom de Jonathan Roy a recommencé à circuler partout.

Comme si, au moment où Patrick Roy tombait, il fallait en rajouter une couche.

Tout remonte à cette fameuse entrevue de janvier 2024, sur le balado « Prends un break ». Une sortie qui avait surpris, choqué, dérangé. Jonathan Roy, dans un ton désinvolte, avait raconté des épisodes très intimes de sa vie, incluant des soirées dans le spa familial avec des danseuses.

@prendsunbreak Le père de @Jonathan Roy l’a vu en pleine action avec une danseuse 😦 💃 #prendsunbreak #podcastquebec ♬ son original - Prends Un Break

Une anecdote racontée comme une blague… mais qui avait eu l’effet d’une bombe.

Parce que quand tu es le fils d’une légende comme Patrick Roy, chaque mot devient amplifié. Chaque détail devient un jugement.

Il explique qu’il avait invité des danseuses, qu’il vivait ce genre de moments sans retenue, et surtout, il ajoute un détail qui va marquer les esprits. Il affirme que lors d’une de ces soirées, son père était présent, qu’il regardait la scène… et qu’il lui aurait lancé un signe d’approbation, un pouce levé, avec un sourire.

“Je me souviens d’une fois… j’étais dans le spa avec des filles… puis mon père était là…”

“Il m’a regardé… il a levé le pouce… comme pour dire ‘good job’…”

Et Jonathan continue.

Il parle de son mode de vie à l’époque, de sa recherche de sensations, de validation.

Il ne cherche pas à nuire. Il ne réalise pas.

Mais il dit quand même :

“J’étais dans une phase où je voulais vivre, expérimenter… je ne me posais pas vraiment de questions.”

Dans d’autres passages, Jonathan Roy aborde aussi des sujets encore plus personnels, notamment son orientation et les discussions avec ses parents. Il raconte un moment marquant avec sa mère :

“Quand j’ai dit que j’étais attiré par les femmes et les hommes… elle m’a répondu : ‘Voyons Jonathan… un toaster, ça va dans une plug’…”

En quelques heures, l’extrait circule partout, les médias s’en emparent, les réseaux sociaux explosent. Ce n’est plus une confidence d’artiste, c’est une controverse qui éclabousse directement Patrick Roy, malgré lui. Et c’est exactement ce moment-là, précis, détaillé, qui revient aujourd’hui le hanter.

Et à l’époque déjà, plusieurs s’étaient demandé jusqu’où ça pouvait nuire.

Pas à Jonathan.

À Patrick.

Parce que dans la LNH, l’image compte. Énormément.

Les dirigeants veulent des entraîneurs crédibles, stables, contrôlés. Des figures qui représentent l’organisation sans distraction. Et Roy, avec son passé déjà intense, avec son caractère, avec son départ brusque du Colorado en 2016… marchait déjà sur une ligne mince.

Cette histoire-là est venue compliquer encore plus les choses.

Même si, concrètement, elle ne changeait rien à ses compétences.

Mais dans un milieu où la perception est souvent aussi importante que la réalité… ça laisse des traces.

Et aujourd’hui, ces traces refont surface au pire moment.

Selon certaines rumeurs qui circulent à New York, le sujet aurait même été évoqué à l’interne dans les dernières semaines. Certains vont jusqu’à dire que Lou Lamoriello aurait rappelé cet épisode pour nourrir un doute déjà présent chez Mathieu Darche.

Impossible de confirmer avec certitude.

Mais le simple fait que cette hypothèse existe en dit long.

Parce que ça veut dire que même deux ans plus tard… l’histoire n’est pas oubliée.

Elle colle à la peau.

Et c’est ça, le plus dur dans tout ça.

Parce que quand on prend du recul, on voit aussi l’autre côté.

Jonathan Roy n’est plus ce jeune provocateur en quête d’attention. Il a évolué. Il s’est transformé. Son album Symphony of Doubts parle de doute, de santé mentale, de divisions sociales. Il réfléchit. Il s’exprime autrement.

“Mes doutes me permettent d’évoluer, de me questionner, de repousser mes limites.”

Ce n’est plus le même homme.

Mais l’image, elle, reste.

Et dans le sport professionnel, l’image a la mémoire longue.

Il y a aussi cet autre moment, tout aussi délicat, où Jonathan avait parlé ouvertement de sa bisexualité et de la réaction de ses parents. Des propos humains, vulnérables, mais qui avaient encore une fois ramené la famille Roy au centre de l’attention médiatique.

“Mon père n’a pas dit grand-chose… mais ça m’a fait du bien d’être moi-même.”

Des mots sincères.

Mais encore une fois, exposés.

Encore une fois, amplifiés.

Et pour Patrick Roy, ça veut dire une chose : ne jamais pouvoir complètement contrôler le récit autour de lui.

C’est ça, le vrai drame.

Parce que sur la glace, Roy peut assumer ses décisions. Ses erreurs. Ses choix.

Mais ça?

Il n’a aucun contrôle là-dessus.

Et aujourd’hui, alors qu’il vient de perdre son poste, alors qu’il est déjà fragilisé publiquement, cette vieille histoire revient lui coller à la peau.

C’est lourd.

Et ça dépasse le hockey.

Parce qu’au final, on parle d’un père.

D’un fils.

D’une famille qui apprend, comme toutes les autres, parfois de façon maladroite, parfois de façon publique, à évoluer avec ses erreurs, ses sorties, ses vérités.

Mais dans le cas des Roy, rien n’est privé.

Tout devient débat.

Tout devient arme.

Et c’est peut-être ça, la plus grande injustice dans toute cette histoire.

Que même après un congédiement, même après avoir tout donné à ce sport…

Patrick Roy ne peut pas simplement tomber en paix.

Parce que le passé, lui, ne le laisse jamais tranquille.