Cri du coeur: Jake DeBrusk veut jouer pour le Canadien de Montréal

Cri du coeur: Jake DeBrusk veut jouer pour le Canadien de Montréal

Par David Garel le 2026-03-03

Le cri du coeur de Jake DeBrusk résonne jusqu’à Montréal.

Quand il dit :

« Je ne suis pas d’accord avec une reconstruction. Je n’ai pas l’intention de l’accepter. Mon style ne correspond pas à ça. »

Ce n’est pas neutre. Ce n’est pas banal. C’est le discours d’un joueur de 29 ans qui regarde l’horloge tourner et qui ne veut pas perdre des années dans un projet à long terme avec les Canucks de Vancouver.

DeBrusk était heureux de revenir dans l’Ouest canadien en 2024 après avoir quitté les Bruins de Boston. Il sortait d’un environnement où les séries étaient la norme, où l’objectif était la Coupe Stanley, pas simplement une place en wild-card. Sept saisons, 86 matchs de séries, une culture gagnante.

Et maintenant? Vancouver est dernier. Reconstruction assumée. Accumulation de choix. Patience obligatoire.

Il l’a dit lui-même :

« Une reconstruction, c’est difficile pour n’importe quel joueur… mais ce n’est pas quelque chose que j’accepterais. Mon jeu ne correspond pas à ça. »

Je veux gagner. Maintenant.

À 5,5 millions $ jusqu’en 2031, avec encore quatre saisons après celle-ci, DeBrusk n’est pas un contrat de location. C’est un ailier de 20-25 buts, 40-50 points, capable d’aider un top-6 immédiatement.

Oui, il traverse une saison difficile (un passage à vide de 10 matchs sans but, envoyé dans les gradins en décembre, 11 de ses 13 buts inscrits en avantage numérique, mais on parle d’un joueur qui a déjà marqué 28 buts et qui a mené Boston en séries en 2023-24.

Et surtout : il est ouvert à bouger.

Il a une clause, mais à lire entre les lignes, s’il y a une destination compétitive… il écoutera.

Montréal?

Le lien n’est pas inventé.

Jimmy Murphy a confirmé que le Canadiens de Montréal avait démontré de l’intérêt pour DeBrusk à l’été 2024 avant qu’il signe à Vancouver.

Et Marc-Olivier Beaudoin remet son nom sur la table aujourd’hui, au milieu du vacarme Robert Thomas.

Beaudoin pose la question autrement : oui, Thomas serait le coup de circuit. Mais il y a des candidats moins populaires qui pourraient aider immédiatement. Il place DeBrusk dans cette catégorie.

Un ailier capable de compléter Nick Suzuki et Cole Caufield à court terme.

Un joueur qui pourrait ensuite glisser sur un troisième trio quand Michael Hage ou Alexander Zharovsky arriveront.

Le bémol?

La durée du contrat.

Le 5,5 M$ annuel est-il parfaitement aligné avec sa production?

Est-ce que Kent Hughes veut s’engager jusqu’en 2031 pour un ailier qui n’est pas une vedette?

Et il y a une autre donnée importante : aux dernières nouvelles, Montréal n’aurait pas appelé Vancouver récemment pour discuter de lui. Pas de mouvement concret. Pas de négociation active.

Mais est-ce que ça peut changer rapidement? Absolument.

Parce que DeBrusk n’est pas un joueur en chute libre. C’est un joueur frustré par le contexte. Il l’a même admis avec honnêteté :

« Si j’avais mieux joué et marqué plus de buts, peut-être qu’on serait dans une position différente. »

Il prend sa part de responsabilité. Il ne blâme pas tout le monde. Mais il refuse l’idée de s’enliser.

Alors la question devient simple.

Est-ce que Montréal entend ce cri?

Le Canadien cherche du talent établi. Il cherche du scoring secondaire. Il veut rester compétitif sans sacrifier son avenir. DeBrusk n’est peut-être pas Robert Thomas. Il n’est pas un centre numéro un. Mais il est le type de joueur qui peut transformer un top-6 sans exiger un sacrifice monstrueux en espoirs élites.

Surprise à la date limite?

Ce ne serait pas impossible.

Parce que parfois, les plus grosses histoires ne sont pas celles qu’on crie le plus fort… mais celles qu’on voit venir en silence.