Cri du coeur en salle de presse: Martin St-Louis vise Arber Xhekaj

Cri du coeur en salle de presse: Martin St-Louis vise Arber Xhekaj

Par David Garel le 2026-04-25

Martin St-Louis nous a donné les larmes aux yeux.

Il y avait quelque chose de profondément humain dans le cri du cœur du coach quand il a parlé d’Arber Xhekaj.

On sentait presque de la fierté d'un père dans sa voix.

Pas seulement la fierté d’un entraîneur envers un joueur.

La fierté d’un homme qui reconnaît une partie de lui-même dans un autre combattant.

Parce que Martin St-Louis connaît ce parcours-là mieux que personne. Le rejet. Les doutes. Les portes fermées. Le sentiment de devoir tout arracher soi-même pendant que d’autres reçoivent tout facilement.

Et c’est exactement pour ça qu’il parle de Xhekaj avec autant d’admiration.

Avancez la vidéo à 6:30:

“Je suis content comment il s’est bâti lui-même”, a lancé St-Louis avec émotion.

“Même avant qu’il vienne avec les Canadiens de Montréal, j’avais appris comment il s’était rendu là.”

“C’est jamais été quelqu’un qui voulait qu’on lui donne tout gratuit. Il s’est bâti.”

Ça, venant de Martin St-Louis, c'est tellement fort.

On parle d’un homme qui a passé par les ligues mineures, qui n’a jamais été repêché, qui est passé par le ballottage, qui a dû prouver à tout le monde qu’il appartenait à la LNH pendant des années. Un gars qui s’est fait dire trop petit, trop lent, pas assez bon.

Alors quand il regarde Xhekaj, un ancien employé du Costco devenu défenseur du Canadiens de Montréal, il voit exactement le type de mentalité qu’il respecte le plus au monde.

Et c’est là où son discours devient tellement touchant.

“Ce n’est pas la norme dans la génération d’aujourd’hui. Ils veulent tout facile.”

Ouf.

Quand Martin St-Louis parle comme ça, ce n’est pas juste du hockey. C’est pratiquement une philosophie de vie.

Il parle d’effort.

De sacrifice.

De construction personnelle.

Du refus de se plaindre.

Et surtout, il parle d’un joueur qui ne casse jamais mentalement.

“C’est dur à briser, cette personne-là.”

Cette mentalité dépasse le sport.

Parce qu’en ce moment, Xhekaj accepte un rôle extrêmement limité sans jamais faire de scène. Il est le défenseur le moins utilisé du Canadien depuis le début des séries. À peine 10 minutes 40 vendredi. Neuf minutes au deuxième match. Pourtant, chaque présence ressemble à une guerre.

Huit mises en échec au troisième match.

Un différentiel de +2.

Aucune plainte.

Aucun commentaire passif-agressif.

Aucune frustration publique.

Seulement du travail.

“Tu dois respecter le rôle que te confie l’entraîneur”, dit-il calmement.

Puis cette autre phrase qui explique exactement pourquoi Martin St-Louis l’adore :

“Je donne tout ce que j’ai à chaque match.”

C’est exactement le genre de joueur que St-Louis idolâtre.

Un gars qui accepte la réalité.

Un gars qui travaille.

Un gars qui ne demande rien gratuitement.

Et honnêtement, ça ouvre aussi une énorme question pour l’avenir.

Parce qu’avec tous défenseurs élite de cette organisation (Hutson, Dobson, Matheson), ceux qui sont efficaes (Guhle, Carrier), les bons soldats (Xhekaj, Struble) et les autres jeunes qui poussent (Engström, Reinbacher) comment peux-tu sortir un joueur comme Xhekaj l'été prochain?

Comment peux-tu retirer de ton identité un gars qui change complètement l’énergie du Centre Bell chaque fois qu’il frappe quelqu’un?

Comment peux-tu sortir un joueur que ton entraîneur admire pratiquement comme un symbole culturel?

Parce qu’au fond, ce que Martin St-Louis admire chez Arber Xhekaj, ce n’est même plus seulement le hockey.

C’est l’homme.

Le parcours.

La manière dont il s’est construit seul pendant que plusieurs abandonnaient autour de lui.

Et honnêtement, dans une époque où tout semble instantané, artificiel et calculé, voir deux gars comme Martin St-Louis et Arber Xhekaj parler de travail, de sacrifice et de mérite avec autant de conviction, c’est rare.

C’est même magnifique.

Tout le monde pensait qu'il allait être échangé cet été. Les séries sont en train de prouver le contraire.