Crash sportif: Sidney Crosby envoie Simon Gagné et Martin Brodeur sous l'autobus

Crash sportif: Sidney Crosby envoie Simon Gagné et Martin Brodeur sous l'autobus

Par David Garel le 2026-02-10

Ils les ont traités de snobs.

Ils les ont traités de prétentieux.

Ils ont parlé de millionnaires déconnectés qui fuient le village olympique pour aller se cacher dans un hôtel cinq étoiles.

Et Team Canada a répondu. Pas avec des communiqués vides. Pas avec des excuses. Avec des gestes.

Parce que pendant qu’on les accusait de mépriser l’esprit olympique, les joueurs canadiens faisaient exactement l’inverse.

Ils sont allés encourager les autres athlètes du pays.

Ils étaient présents pour applaudir la médaille d’argent de l’équipe canadienne mixte en patinage de vitesse courte piste.

Ils ont failli faire une crise cardiaque quand le Canada est passé à deux doigts de "crasher".

Ils ont pris le métro à Milan comme tout le monde.

Ils ont serré des mains, pris des photos, parlé avec des sportifs amateurs venus des quatre coins du monde.

Pas très snob, ça.

La vérité, c’est que les gars de hockey ont vécu le village. Ils y sont allés. Ils s’en sont imprégnés. Connor McDavid, Brad Marchand, Nathan MacKinnon, Logan Thompson, tous ont raconté à quel point c’était spécial d’échanger avec des athlètes qui ne font pas des millions, qui sacrifient tout pour une seule course, un seul saut, une seule descente.

Ils ont goûté à cette magie-là.

Puis ensuite, ils ont fait un choix professionnel.

Pas un choix d’ego.

Un choix de performance.

Ils ont décidé d’aller dormir ailleurs.

Pourquoi?

Parce qu’ils veulent gagner l’or. Point.

Pas parce que le village est indigne.

Pas parce que les autres athlètes ne comptent pas.

Mais parce que le village olympique, c’est aussi du bruit, du va-et-vient constant, des fêtes improvisées, des rencontres à toute heure, un environnement où le sommeil devient un luxe.

Et quand tu arrives avec une équipe dont la masse salariale frôle les 200 millions, avec des corps déjà maganés par une saison complète de LNH, tu n’as pas le droit à l’approximation.

Sidney Crosby et sa gang répondent aux critiques virulentes de Simon Gagné et Martin Brodeur qui trouvaient inacceptables que l'équipe quitte le village olympique pour l'hôtel 5 étoiles.

Parce que Gagné et Brodeur parlent du passé en affirmant que c'était la pire erreur en 2006 d'avoir quitté le village olympique pour des condos en ville.

Ils parlent d’une autre époque.

Ils parlent d’Olympiques vécus il y a 20 ans, dans un contexte complètement différent.

Team Canada, aujourd’hui, agit dans le présent.

Et leur message est brutalement simple :

On s’en va gagner.

C’est ça, la réplique.

Ils n’ont pas dit un mot publiquement contre Gagné ou Brodeur.

Ils n’ont pas fait de conférence de presse défensive.

Ils ont juste posé des gestes.

Pendant que Gagné raconte Turin 2006, eux montrent Milan 2026.

Pendant que Brodeur romantise la cafétéria olympique, eux optimisent le sommeil, la récupération et la préparation.

Ils ne quittent pas le village parce qu’ils se sentent supérieurs.

Ils quittent le village parce qu’ils savent exactement ce qu’ils veulent.

L’or.

Point final.

Et c’est exactement ce que fait Team Canada aujourd’hui.

Ils ne tournent pas le dos à l’esprit olympique.

Ils le vivent… puis ils retournent travailler.

Parce qu’après les photos, après les discussions à la cafétéria, après les encouragements aux patineurs et skieurs, il reste une réalité brutale: le tournoi commence.

Et Nathan MacKinnon l’a résumé sans détour: tout ça est beau, mais lui est à Milan pour une seule chose.

Gagner.

Même discours chez Logan Thompson et Darcy Kuemper: ce n’est pas une question de luxe ou de manque de respect, c’est une question de conditions optimales. Meilleur sommeil. Meilleure récupération. Moins de distractions. Plus de focus.

Voilà la vraie réponse aux accusations de snobisme.

Pendant que certains pays acceptent le chaos du village, Team Canada choisit la structure. Pendant que d’autres embrassent l’ambiance festive, le Canada choisit la discipline.

Et c’est là que la réplique devient cinglante.

On peut les critiquer tant qu’on veut.

On peut parler de privilèges.

On peut brandir le mot « prétentieux ».

Mais quand tu vois ces joueurs prendre le métro, applaudir des athlètes amateurs, vivre le village… puis repartir calmement préparer leur mission or, tu comprends que ce n’est pas de l’arrogance.

C’est du professionnalisme.

Ils ne sont pas là pour collectionner des souvenirs Instagram.

Ils sont là pour monter sur la plus haute marche du podium.

Et si ça dérange?

Tant mieux.

Parce que l’histoire olympique est claire: on ne se souvient pas de ceux qui ont dormi dans le village.

On se souvient de ceux qui ont gagné.