L’entraînement du Canadiens de Montréal à Brossard a laissé un mélange étrange d’optimisme et d’inquiétude, exactement le genre de journée qui résume où en est l’équipe à quelques jours d’affronter le Lightning de Tampa Bay.
Parce qu’un côté de la patinoire donnait envie d’y croire.
Alexandre Carrier était là. Chandail régulier. Sur la glace avec les autres. Et surtout, pas juste en figurant. Il manipulait la rondelle, il lançait, il bougeait comme un gars qui se rapproche sérieusement d’un retour.
Alexandre Carrier est sur la glace avec un chandail régulier à l’entraînement ce matin.@DLCoulisses #GoHabsGo #Carrier #NHLPlayoffs pic.twitter.com/vpfjkxtDlY
— Patrick Guillet (@PatGuillet) April 16, 2026
Quand tu sais qu’il revenait d’une blessure à la main, c’est rassurant. Ce n’est pas juste une présence symbolique. C’est un signal clair que le corps répond.
Alexandre Carrier semble être en forme. N’a pas peur de lancer au filet et est capable aussi de manier la rondelle.
— Marc-Olivier Cook (@Cook_Marco) April 16, 2026
J’ai l’impression qu’on va le voir revenir au jeu avant longtemps, moi. Sera-t-il prêt pour le 1er match de la série face au Lightning? 🤨@DLCoulisses pic.twitter.com/QK3S494Hd3
Dans le contexte actuel où Noah Dobson sera absent de toute la série, c’est énorme.
Alex Carrier is on the ice today at #Habs practice.
— Kenzie Lalonde (@KenzieTSN) April 16, 2026
The defender was ruled out March 31 with an upper-body injury, he was given a 2-4 week timeline. pic.twitter.com/q1T5c8cUpl
Sans Dobson, chaque minute de qualité en défense devient critique, et Carrier, même s’il n’est pas parfait, apporte de la stabilité, du sang-froid, et surtout une capacité à absorber de la pression. Le problème, c’est justement ça : il en absorbe beaucoup.
On l’a vu toute la saison. Lui et Dobson figuraient parmi les défenseurs les plus frappés de la ligue. Et ça, le Lightning le sait très bien.
Des gars comme Corey Perry, Nick Paul, Zemgus Girgensons et Yanni Gourde ne vont pas réfléchir longtemps. Ils vont tester sa main. Ils vont finir leurs mises en échec. Ils vont chercher à voir s’il est vraiment prêt.
Et Corey Perry, lui, on le connaît. Il ne va pas juste jouer le corps. Il va parler, déranger, s’infiltrer dans la tête. Ce n’est pas un hasard s’il traîne cette réputation-là depuis des années.
Donc oui, Carrier qui revient, c’est une bonne nouvelle. Mais c’est aussi une cible qui s’allume automatiquement pour l’adversaire.
Et pendant qu’on regardait ça du côté positif… une autre absence a refroidi tout le monde.
Jacob Fowler n’était pas sur la glace.
La pratique est sur le point de s’amorcer à Brossard.
— Marc-Olivier Cook (@Cook_Marco) April 16, 2026
Pas de Jacob Fowler sur la patinoire. Intrigant, ça… @DLCoulisses pic.twitter.com/bAYDFESEFm
Pas en traitements annoncés comme Nick Suzuki ou Kaiden Guhle. Pas en repos planifié. Non.
Malade.
Et ça, à ce moment-ci de l’année, ce n’est jamais banal.
Parce qu’on ne parle pas juste d’un petit rhume qu’on gère facilement. Est-ce que c’est viral? Est-ce que c’est une gastro? Est-ce que ça circule dans le vestiaire? Personne ne le sait encore, mais juste l’incertitude, c’est déjà un problème.
Surtout que Fowler est censé être une option derrière Jakub Dobeš. Et avec la pression d’une série contre Tampa, chaque détail compte. Tu ne veux pas improviser avec tes gardiens à la dernière minute.
Et comme si ça ne suffisait pas, une scène a attiré l’attention pendant la séance.
Une discussion entre Martin St-Louis et Patrik Laine, alors que les deux hommes ne s'adressent jamais la parole.
Le jeu de puissance ne tourne pas comme il devrait depuis un certain temps. Trop prévisible. Trop statique. Et St-Louis, visiblement, cherche une solution.
Le message à Laine semble simple : reste prêt si l'avantage numérique s'effondre durant la série.
Pas forcément pour jouer 18 minutes. Pas pour devenir un rouage complet à cinq contre cinq. Mais comme spécialiste. Comme arme ciblée. Un gars que tu lances sur l’avantage numérique pour changer le rythme, pour amener un tir, une menace différente.
Laine ne jouera pas. Mais juste d'avoir de la considération de son coach doit lui réchauffer le coeur.
Parce que ça montre que même à quelques jours des séries, les ajustements ne sont pas figés. Le coach cherche encore. Il teste encore. Il prépare des cartes à jouer selon le déroulement de la série.
Au final, cette pratique-là résume parfaitement la situation du Canadien.
Un peu d’espoir avec Carrier.
Un peu d’inquiétude avec Fowler.
Et beaucoup d’ajustements encore en cours.
Exactement le genre de mélange qui peut soit te préparer à une surprise… soit t’exploser au visage dès le premier match.
