C’est une énorme déception pour le Canadien de Montréal… et pour Gleb Pugachyov lui-même.
Selon les informations rapportées par Eric Engels, le choix de première ronde du CH ne pourra finalement pas participer au camp de développement cette semaine, puisque les documents nécessaires à son entrée au Canada n’ont pas été complétés à temps.
Le jeune attaquant russe avait pourtant tout fait.
Quelques heures après le repêchage, il s’était rendu à New York afin d’obtenir son visa canadien. Son objectif était clair : rejoindre Montréal le plus rapidement possible pour faire connaissance avec ses nouveaux entraîneurs, ses nouveaux coéquipiers et commencer son intégration au sein de l’organisation.
Malheureusement, les délais administratifs en ont décidé autrement.
C’est un coup dur.
Le camp de développement représente souvent le premier véritable contact entre un espoir et son organisation. C’est là que les joueurs découvrent les installations, rencontrent les dirigeants, créent des liens avec les autres jeunes de l’équipe et commencent à comprendre ce que représente le Canadien de Montréal.
Pugachyov devra attendre.
Et c’est franchement dommage.
Le Canadien venait de mettre la main sur un attaquant reconnu pour son intensité, son jeu physique et sa personnalité flamboyante. Après ses déclarations remarquées sur Tom Wilson, plusieurs partisans avaient hâte de le voir enfiler les couleurs du CH pour la première fois, même dans un simple camp de développement.
Ce qui avait surtout marqué les esprits lors de son entrevue, c’est la confiance presque démesurée affichée par Pugachyov.
Les dirigeants du Canadien lui avaient demandé comment il réagirait s’il appliquait une solide mise en échec à un jeune joueur des Capitals et que Tom Wilson venait immédiatement lui demander des comptes.
L’espoir russe n’a montré aucune hésitation. Il a expliqué qu’il accepterait le combat sans réfléchir et qu’il était convaincu d’en sortir gagnant, allant même jusqu’à affirmer que, selon lui, « il ne resterait plus rien de Wilson » après l’affrontement.
Le Canadien lui a également présenté une autre mise en situation au camp des recrues : une altercation avec Josh Anderson après une mise en échec. Là encore, sa réponse a été instantanée.
Pour lui, si Anderson décidait de jeter les gants, il n’y aurait qu’une seule issue possible : un combat. Ces réponses illustrent parfaitement le profil du joueur que Montréal vient de repêcher : un attaquant qui n’a peur de personne, qui assume complètement son style physique et qui veut envoyer le message qu’il ne reculera devant aucun adversaire, même les plus intimidants de la LNH.
Tout le monde voulait tellement le voir à Brossard.
Au lieu de ça, il devra suivre le tout à distance.
On peut évidemment comprendre que les procédures d’immigration comportent des exigences administratives et des délais qui varient selon les dossiers. Cela ne signifie pas nécessairement qu’une erreur a été commise. Simplement qu’un traitement particulier lui a été refusé.
Quand on parle d'un athlète professionnel, le CH devrait s'arranger avec le gouvernement Carney. La même chose était arrivé avec Demidov et Zharovsky les années où ils avaient été repêchés.
Du point de vue du Canadien, le résultat est extrêmement frustrant.
L’organisation souhaitait intégrer rapidement son premier choix au groupe, et le joueur voulait être sur la glace avec ses nouveaux coéquipiers.
Ce rendez-vous devra finalement attendre.
Espérons maintenant que les formalités seront réglées rapidement afin que Gleb Pugachyov puisse arriver à Montréal dans les meilleurs délais et commencer officiellement son aventure avec le Canadien.
