Un jeune qui saute sur la glace tôt le matin pour faire du temps supplémentaire… c’est rarement bon signe.
Et à Montréal, ce genre de détail ne trompe presque jamais.
Quelques heures avant l’affrontement contre les Ducks d’Anaheim au Centre Bell, Anthony Martineau a lancé l’information qui circulait déjà dans les coulisses. Une information qui ressemble beaucoup à une condamnation temporaire pour un jeune attaquant qui commence à sentir le poids du marché montréalais.
« On me dit que Zachary Bolduc devrait être le joueur qui sera laissé de côté ce soir contre les Ducks. D’ailleurs, le jeune homme s’est rendu au Centre Bell ce matin et a sauté sur la glace pour faire de l’extra. À moins d’un changement de dernière minute, le 76 écopera… »
On me dit que Zachary Bolduc devrait être le joueur qui sera laissé de côté ce soir contre les Ducks.
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) March 15, 2026
D’ailleurs, le jeune homme s’est rendu au Centre Bell ce matin et a sauté sur la glace pour faire de l’extra.
À moins d’un changement de dernière minute, le 76 écopera……
Dans la LNH, un joueur qui patine seul pendant que le reste du groupe prépare le match, c’est presque toujours la même histoire.
Le chandail restera accroché.
La décision n’a rien d’un hasard.
Depuis quelques jours, la pression monte autour de Bolduc. Les performances inégales, le manque d’impact dans certaines séquences, l’impression qu’il flotte parfois dans le jeu… tout cela a alimenté la frustration d’une partie des partisans.
Et après la défaite contre les Sharks de San Jose, la situation semblait déjà fragile.
Et ce climat ne sort pas de nulle part.
Depuis hier, la frustration des partisans bouillonne déjà sur les réseaux sociaux.
Dans un article publié plus tôt, on racontait comment le nom de Zachary Bolduc était devenu le symbole de la colère après la défaite contre les Sharks de San Jose.
Honte publique au Centre Bell: Zachary Bolduc abandonne Martin St-Louis https://t.co/OJRNNJMDNu
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) March 15, 2026
Pendant que Macklin Celebrini dominait la rencontre, plusieurs partisans reprochaient au jeune attaquant du Canadien d’avoir semblé invisible, lent dans ses replis et absent dans les batailles.
La comparaison avec Jonathan Drouin a même refait surface dans certains commentaires… un parallèle cruel, mais révélateur de la patience qui commence à s’effriter à Montréal.
Pendant que Macklin Celebrini faisait la loi sur la glace, Bolduc, lui, disparaissait tranquillement dans le décor.
Pas d’intensité dans les batailles.
Peu de présence physique.
Une impression générale de joueur qui cherche encore sa place dans un match qui allait beaucoup trop vite.
Dans un marché comme Montréal, cette impression colle rapidement à la peau.
Et quand une narrative commence à se former… elle peut devenir impossible à arrêter.
Alors Martin St-Louis a pris une décision.
Une décision qui, soyons honnêtes, était probablement la plus simple à prendre.
Parce que dans un vestiaire rempli de vétérans bien installés, il y a toujours une proie facile.
Le jeune.
Le joueur qui apprend.
Celui qui n’a pas encore le poids politique dans la chambre pour contester.
Pas question de retirer un vétéran comme Josh Anderson, malgré une saison qui fait grincer des dents.
Pas question de toucher à un joueur comme Phillip Danault, précieux au cercle des mises en jeu et pilier défensif depuis des années.
Non.
Quand vient le temps d’envoyer un message… le choix tombe souvent sur celui qui dira le moins de mots.
Le petit jeune.
Et dans ce cas-ci, ce petit jeune s’appelle Zachary Bolduc.
Ce genre de décision fait partie de la vie d’un joueur de la LNH. Tous les espoirs passent par là un jour ou l’autre. Être laissé de côté. Regarder un match du haut de la galerie. Avaler la pilule et revenir plus fort.
Mais le contexte rend la situation plus lourde.
Parce que la pression autour de Bolduc ne vient pas seulement du vestiaire.
Elle vient aussi de l’extérieur.
Les réseaux sociaux se sont transformés en tribunal improvisé dans les dernières heures. Les comparaisons cruelles se multiplient. Certains parlent déjà d’un joueur qui « flotte » sur la glace. D’autres évoquent un manque d’urgence qui ne passe pas dans un marché obsédé par l’effort.
Et dans une ville où Brendan Gallagher est devenu une légende précisément parce qu’il se jette devant chaque rondelle comme si sa vie en dépendait… la barre est très haute.
Très haute.
Ironiquement, tout indique que c’est justement Gallagher qui pourrait profiter de cette décision.
Le vétéran, laissé de côté lors du dernier match, pourrait retrouver sa place dans l’alignement contre Anaheim.
Un retour qui changerait immédiatement la dynamique du trio.
Parce que peu importe l’âge, peu importe les kilomètres accumulés dans les jambes, Gallagher reste une chose aux yeux de plusieurs joueurs dans ce vestiaire.
Le cœur.
Le moteur.
Celui qui refuse de lâcher quand le match devient sale.
Et pendant que Gallagher pourrait retrouver la glace, Bolduc regardera peut-être le match en costume.
Silencieux.
Observateur.
Apprenant à la dure ce que signifie jouer dans le marché le plus exigeant de la Ligue nationale.
La tempête vient de passer au-dessus de sa tête.
Reste maintenant à voir comment il répondra.
Ouf…
