Le silence qui entoure la situation devant le filet du Canadien commence à devenir assourdissant.
Depuis quelques semaines, tout le monde voit la même chose… mais très peu osent le dire clairement. À Montréal, le poste de gardien numéro un n’est plus aussi solide qu’il l’était il y a encore un an. Et pendant que la pression monte autour de Samuel Montembeault, un autre scénario commence tranquillement à se dessiner dans l’ombre.
Un scénario qui pourrait bien mener à un véritable coup de tonnerre.
Parce que pendant que le débat fait rage au Québec autour de la stabilité devant le filet, Kent Hughes observe quelque chose de très intéressant… à plus de 7000 kilomètres de Montréal.
En Russie.
Dans l’ombre de la KHL et de la VHL, un jeune gardien appartenant au Canadien est en train de réaliser une saison qui frôle l’absurde.
Yevgeni Volokhin.
Best sv% for u-21 player in VHL history (15+gp)
— Alexander Appleyard (@avappleyard) March 5, 2026
1 Shesterkin .954 (15-16)
2 Zavragin .949 (25-26)
3 Volokhin .945 (25-26)
4 Zavragin .943 (23-24)
5 Bilyalov .943 (15-16)@NHLFlyers Zavragin x2 in good company
Bilyalov? Best @khl goalie, would be @nhl if not 5'10 #NHL #Flyers
Un nom encore peu connu du grand public québécois… mais un nom qui commence sérieusement à faire parler dans les cercles de recruteurs.
Le jeune gardien de 20 ans, repêché en cinquième ronde par le Canadien en 2023, est tout simplement en train de dominer la VHL avec des statistiques qui semblent sorties d’un jeu vidéo.
Une fiche de 23 victoires, 10 défaites et 5 revers en prolongation.
Une moyenne de buts alloués de 1,60.
Un pourcentage d’efficacité hallucinant de ,946.
Et surtout… huit blanchissages en seulement 38 matchs.
Huit.
Pour donner une idée de l’ampleur de l’exploit, il n’est qu’à deux blanchissages du record de la ligue. Encore plus impressionnant, il a déjà battu une marque qui appartenait autrefois à un certain Igor Shesterkin.
Oui… le même Shesterkin qui est aujourd’hui l’un des gardiens dominants de la Ligue nationale.
Quand un espoir commence à briser des records associés à ce genre de nom, les recruteurs prennent immédiatement des notes.
Et à Montréal, on peut être certain que Kent Hughes regarde ça avec beaucoup d’attention.
Parce que la réalité actuelle du Canadien devant le filet est loin d’être parfaite.
Samuel Montembeault a connu de très bons moments dans les dernières saisons. Personne ne peut lui enlever ça. Pendant longtemps, il a même été considéré comme une belle surprise dans la reconstruction du club.
Mais depuis quelques mois, l’instabilité commence à apparaître.
Des buts douteux.
Des matchs qui échappent en fin de troisième période.
Des performances inégales qui forcent parfois le Canadien à courir après le score malgré une attaque capable de produire.
Et dans une organisation qui veut tranquillement franchir une nouvelle étape dans sa reconstruction, la question du gardien numéro un devient rapidement cruciale.
Parce qu’une jeune équipe qui veut aspirer aux séries doit pouvoir compter sur un gardien capable de voler des matchs.
Pas seulement de les garder serrés.
Pendant ce temps, dans les bureaux du Canadien, la banque d’espoirs continue de s’étoffer tranquillement.
Jacob Fowler progresse.
Jakub Dobes tente lui aussi de se faire une place.
Et maintenant, voilà que Volokhin apparaît comme une autre pièce potentiellement fascinante dans cette équation.
Bien sûr, il y a un détail important.
Volokhin est encore sous contrat en Russie jusqu’à la fin de la saison 2027-2028. Autrement dit, son arrivée en Amérique du Nord ne se produira pas demain matin.
Mais pour Kent Hughes, le simple fait de voir un autre gardien exploser dans son système représente déjà une victoire stratégique.
Parce que la profondeur devant le filet est l’une des choses les plus précieuses dans la LNH moderne.
Et soudainement, le Canadien pourrait se retrouver avec plusieurs options intéressantes pour l’avenir.
Ce qui rend la situation encore plus fascinante, c’est le contraste avec ce qui se passe présentement à Montréal.
Pendant que les partisans s’inquiètent de l’inconstance de Montembeault… un gardien du Canadien est en train de devenir presque imbattable en Russie.
Le genre de scénario qui donne à Kent Hughes une marge de manœuvre extrêmement intéressante.
Parce que dans une reconstruction, accumuler les solutions est toujours la meilleure stratégie.
Et si jamais Volokhin continue sur cette trajectoire spectaculaire dans les prochaines années, il pourrait très bien devenir l’un des projets les plus intrigants de toute l’organisation.
Pour l’instant, Samuel Montembeault reste le gardien du Canadien.
Mais dans les coulisses de la reconstruction…
une nouvelle histoire commence peut-être déjà à s’écrire.
Et Kent Hughes le sait.
Ouf…
