C’est un véritable coup de tonnerre qui frappe l’organisation du Canadien de Montréal : selon plusieurs informations qui circulent, Jacob Fowler aurait pris la décision de retourner à Boston College pour une troisième saison, refusant ainsi — du moins pour l’instant — de signer un contrat avec le Tricolore.
Une décision qui fait l’effet d’une commotion dans la métropole québécoise.
Dans les coulisses du hockey montréalais, l’inquiétude grimpe à vitesse grand V. Alors que tout le monde croyait voir le prodige débarquer à Laval ou même à Montréal dans le cadre de la course aux séries, voilà que Fowler ferme la porte… pour l’instant.
Pourquoi est-ce aussi inquiétant? Parce que Jacob Fowler a maintenant le pouvoir entre ses mains. S’il dispute une autre saison universitaire, il pourra — en vertu de la convention collective de la LNH — devenir agent libre à l’été 2027. Et là, c’est tout le rêve montréalais qui s’effondre.
Le Canadien perdrait gratuitement son plus bel espoir devant le filet. Et pour un club qui se cherche désespérément un gardien numéro un depuis Carey Price, ce serait tout simplement catastrophique.
Officiellement, le silence est de mise. Ni Fowler, ni son entourage, ni le Canadien n’ont commenté publiquement. Mais ce silence en dit long. Quelque chose s’est brisé dans les négociations. Et tout pointe vers une tension autour du type de contrat proposé.
Jacob Fowler souhaitait clairement un contrat d’entrée immédiat dans la LNH, comme Lane Hutson l’an dernier. En acceptant de brûler une première année de contrat, il aurait pu rejoindre le grand club tout de suite, profiter de l’exposition, et peut-être même voler la vedette à Samuel Montembeault, qui traverse une période de turbulence.
Et pourquoi pas? De nombreux fans le voyaient déjà comme le Patrick Roy de 1986, débarquant de nulle part pour sauver la saison.
Mais le Canadien, selon toute vraisemblance, n’a pas voulu lui offrir cette opportunité. L’organisation aurait plutôt préféré un contrat d’essai avec le Rocket de Laval — sans brûler une année de contrat — pour lui permettre de s’acclimater. Fowler aurait refusé. Et il aurait décidé de retourner à Boston.
C’est clair que Jacob Fowler l’a pris personnel. Ce refus du Canadien de lui ouvrir la porte de la LNH tout de suite, il l’a vu comme une claque au visage.
Lui, dans sa tête, il était prêt. Il voulait faire le saut, suivre le même chemin que son grand ami Ryan Leonard, qui lui, n’a pas eu à attendre à Washington.
Il se voyait dans le vestiaire du Canadien, dans la course aux séries, en train d’aider l’équipe à franchir l’impossible. Et le CH a dit non. Alors Fowler a répliqué.
Pas par des mots, mais par un geste fort : il retourne à Boston. C’est un geste de fierté, un geste de vengeance. Il veut leur montrer ce qu’ils viennent de perdre.
Et soyons honnêtes : c’est un geste émotif. Ce n’est pas qu’un simple choix stratégique. C’est une réponse cinglante à une organisation qui, selon lui, ne lui a pas donné le respect qu’il méritait.
Tout le monde est sur le cul. On ne l’a pas vu venir, et maintenant que c’est en train de se produire, l’indignation est généralisée.
Sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans les discussions de fin de soirée, une seule question revient : comment a-t-on pu laisser ça arriver?
Les partisans sont dévastés. Sur les réseaux sociaux, c’est l’hystérie. Après les déceptions autour de Cayden Primeau, les doutes entourant Jakub Dobeš, et les performances inconstantes de Samuel Montembeault, Fowler représentait l’avenir. La lumière au bout du tunnel.
Aujourd’hui, cette lumière s'effondre dangereusement.
Est-ce que Jacob Fowler veut choisir sa destination en 2027? Est-ce qu’il ne croit plus au projet du Canadien? Est-ce que son agent veut simplement mettre de la pression sur Kent Hughes pour qu’il flanche?
Personne ne le sait. Mais une chose est sûre : il y a un malaise. Un froid.
Ironie du sort, celui qui doit sourire en ce moment, c’est Samuel Montembeault. Lui qui se sentait menacé, lui qu’on disait déjà sur le point d’être évincé par le prodige… se retrouve maintenant avec un horizon un peu plus dégagé. Le filet lui appartient encore. Il respire. Il n’est pas encore mis à la porte.
Mais il n’est pas naïf non plus. Il sait que le dossier Fowler n’est pas mort. Il sait que ce n’est que partie remise… ou peut-être, pire encore, un divorce à l’horizon.
C’est un test crucial pour le DG du Canadien. Fowler est son joyau. Il ne peut pas se permettre de le perdre. Il doit retenir celui-ci. À tout prix.
Mais en même temps, il ne peut pas céder à toutes les exigences d’un jeune joueur, aussi talentueux soit-il. C’est un jeu dangereux. Une négociation à haute tension.
Ce dossier Jacob Fowler est devenu une bombe à retardement. Le Canadien doit la désamorcer rapidement.
En attendant, la peur s’installe. Et à Montréal, on ne peut s’empêcher de se poser la question qui hante tous les partisans : et si Jacob Fowler, le prodige tant attendu, ne venait jamais?