Coup de coude à la tête: Michael Pezzetta attaque Florian Xhekaj

Coup de coude à la tête: Michael Pezzetta attaque Florian Xhekaj

Par David Garel le 2026-05-05

Michael Pezzetta devrait avoir honte.

Parce que ce qu’il a fait contre Florian Xhekaj dépasse largement la frustration d’une fin de match. Ça dépasse même le hockey robuste. Ce qu’on a vu dans cette séquence-là, c’est un joueur complètement perdu qui essaie encore d’exister par la violence, même quand tout le monde autour comprend déjà que son temps est terminé.

Le Rocket de Laval venait d’humilier les Marlies de Toronto 4 à 0. Pascal Vincent avait obtenu exactement la réponse qu’il voulait après la débâcle du match précédent.

Alex Belzile avait frappé après 46 secondes. Samuel Blais avait écrasé Toronto avec deux buts. Laurent Dauphin avait ajouté un filet en désavantage numérique. Kaapo Kahkonen avait signé le blanchissage. Adam Engstrom revenait dans l’alignement avec calme et efficacité.

Et pendant que Laval envoyait un message de maturité et de contrôle, Michael Pezzetta a encore choisi... la saleté en visant la tête de Florian Xhekaj (vidéo plus loin dans l'article).

Ce n’est pas la première fois avec lui. Tout le monde se souvient du coup salaud contre Marc Del Gaizo.

Florian Xhekaj avait jeté les gants pour lui arranger le portrait:

Tout le monde se souvient des séquences où il perd complètement le contrôle émotionnel. Tout le monde se souvient de ce besoin maladif de constamment jouer au goon. Le gars intense sans aucun talent. Le guerrier sans talent. Le survivant. Le joueur avec “la vie dure” qui donne des entrevues sur les sacrifices, les coups à la tête, les commotions, les batailles.

Et aujourd'hui, le même gars décide de s’en prendre à Florian Xhekaj avec un coup de coude à la tête complètement inutile, dans un match déjà terminé.

Tellement gênant.

Florian Xhekaj n’est pas juste un jeune qui essaie de faire sa place. C’est un joueur respecté dans ce vestiaire. Un gars adoré à Laval. Un gars qui joue dur sans constamment traverser la ligne.

Et Pezzetta, ancien des Canadiens de Montréal, supposé ami d'Arber Xhekaj, ancien favori d’une partie des médias montréalais à cause de ses cheveux longs et de son image de “dernier vrai guerrier”, a cru que c’était une bonne idée d’essayer de lui arracher la tête dans un moment de frustration.

Il y a une énorme différence entre jouer physique et chercher à blesser quelqu’un parce que tu n’acceptes plus ta propre réalité.

Michael Pezzetta est devenu exactement le type de joueur qu’il prétendait combattre.

Un gars frustré. Un gars dépassé. Un gars qui distribue des coups dangereux, mais qui ne semble plus capable d’assumer les conséquences quand le moment arrive.

C’est ça le plus triste dans toute cette histoire.

Il y a quelques semaines à peine, tout le monde parlait déjà de lui comme d’un joueur à la dérive. On racontait comment il avait refusé de répondre aux invitations après son coup contre Del Gaizo. On parlait de son regard fuyant. De son hésitation. De son refus d’aller jusqu’au bout de son propre personnage.

Et maintenant, au lieu de redorer son image, il replonge exactement dans le même cycle.

Cheap shot.

Frustration.

Perte de contrôle.

Escarmouche inutile.

Pezzetta ressemble à un homme qui refuse d’accepter que le hockey a changé.

Le problème, c’est qu’il ne peut même plus se cacher derrière l’excuse du rôle d’homme fort traditionnel. Ce rôle-là existe à peine aujourd’hui. Quand tu es incapable d’apporter de l’offensive régulière, incapable de suivre le rythme moderne, incapable d’être discipliné émotionnellement, il ne te reste plus beaucoup de valeur.

Alors certains joueurs s’adaptent.

D’autres sombrent dans la frustration.

Et Pezzetta donne de plus en plus l’impression d’un joueur qui sombre.

À 28 ans, après toutes les commotions, après toutes les batailles perdues, après toutes les critiques, comment peux-tu encore poser ce genre de geste contre un jeune joueur dans un match déjà réglé?

Surtout quand toi-même tu passes ton temps à parler des dangers du hockey, des sacrifices physiques, de la souffrance mentale associée à ce rôle.

C’est là que l’hypocrisie devient impossible à ignorer.

Tu ne peux pas constamment demander de la compassion pour ton propre parcours, puis essayer de décapiter un autre joueur dans un accès de rage parce que ton équipe se fait dominer.

Et le pire dans tout ça, c’est que cette séquence-là risque de devenir l’image parfaite de la fin de son parcours professionnel.

Pas un combat courageux.

Un autre geste stupide.

Il est temps que Pezzetta prenne sa retraite.