Coup de circuit pour Nick Suzuki: son trio olympique donne des frissons

Coup de circuit pour Nick Suzuki: son trio olympique donne des frissons

Par David Garel le 2026-02-08

C’est officiellement le party à Montréal.

Premier entraînement du Canada à Milan-Cortina, premiers trios improvisés… et Nick Suzuki se retrouve directement à l’aile de Nathan MacKinnon, avec Brad Marchand pour compléter l’unité.

Marchand-MacKinnon-Suzuki.

Une bombe.

Le capitaine des Canadiens de Montréal, joueur de centre de formation, est déplacé à droite sur ce troisième trio ultra-explosif, dans ce qui est déjà la plus belle vitrine de sa carrière.

Pour Suzuki, qui a toujours modelé son jeu sur Sidney Crosby, c’est tout sauf anodin : il arrive aux Jeux comme passeur naturel, joueur responsable, capable de suivre le tempo d’un MacKinnon lancé à pleine vitesse et de compléter le chaos créatif de Marchand autour du filet.

Pendant ce temps-là, Jon Cooper a clairement choisi l’équilibre plutôt que les super-trios.

Le premier trio appartient à Connor McDavid, flanqué du jeune phénomène Macklin Celebrini et du robuste Tom Wilson, une combinaison aussi intrigante que physique.

Le deuxième trio est formé de Mitch Marner, Crosby et Mark Stone.

Ensuite vient le trio Suzuki-MacKinnon-Marchand.

Puis Bo Horvat, Brandon Hagel et Sam Reinhart complètent l’attaque.

Extras à l’avant : Sam Bennett et Seth Jarvis.

Petit détail symbolique mais savoureux pour les partisans du CH : Horvat a gardé le 14, Suzuki porte donc le 10 et accepte sans broncher ce changement comme il accepte son rôle… peu importe lequel.

En défense, aucune surprise : Cale Makar reste collé à Devon Toews, suivis de Josh Morrissey avec Colton Parayko, puis Drew Doughty avec Thomas Harley.

Gardiens : Jordan Binnington, Logan Thompson et Darcy Kuemper.

Le Canada amorce son tournoi jeudi contre la Tchéquie.

Mais déjà, à Montréal, ça vibre.

Le gars qui s’inspirait de Crosby en étant enfant... se retrouve maintenant dans le cœur offensif d’Équipe Canada.

Lui-même l’a déjà admis : Sidney Crosby a toujours été sa référence absolue. Pas pour les feintes spectaculaires ou les jeux de salon, mais pour la façon de contrôler un match sans faire de bruit. Suzuki s’est construit à l’image de Crosby : jeu le long des bandes, protection de rondelle, intelligence défensive, capacité de produire sans tricher. Son père racontait même que, gamin,

Nick avait hésité à écrire “Crosby” dans un devoir où on lui demandait de se comparer à un joueur de la LNH, tellement ça l’intimidait, mais dans les faits, il a bâti toute sa game sur ce modèle-là.

Aujourd’hui, le capitaine des Canadiens de Montréal ne regarde plus Crosby à la télé : il le rejoint dans le vestiaire d’Équipe Canada, avec exactement le même ADN hockey.

C’est exactement ce genre de moment qui transforme un bon joueur… en véritable référence nationale.

Pincez-nous quelqu'un.