Coup de circuit à St-Louis: Logan Mailloux fait suer Kent Hughes

Coup de circuit à St-Louis: Logan Mailloux fait suer Kent Hughes

Par David Garel le 2026-03-25

Pendant que Zachary Bolduc s’enlise et que, du côté québécois, on tente encore de tempérer la critique, de nuancer, de protéger, la réalité sur la glace est beaucoup plus brutale que le discours.

Parce que pendant qu’on cherche des excuses, pendant qu’on parle de séquence, de confiance, de détails à corriger… il y a un malaise qui s’installe.

Un malaise profond.

Un malaise qui porte un nom : Logan Mailloux.

Parce que lui, pendant ce temps-là, est en train de complètement renverser le narratif à Saint-Louis.

On l’avait enterré après son début de saison catastrophique. On l’avait sorti de l’alignement. On l’avait envoyé dans la Ligue américaine. On l’avait exposé. Critiqué. Ridiculisé.

Mais les Blues, eux, ont été patients.

Et aujourd’hui, cette patience est en train de payer.

Depuis plusieurs matchs, Mailloux est en train de s’imposer. Il joue plus de 20 minutes par match depuis une douzaine de rencontres consécutives. Il a retrouvé son rythme. Il a retrouvé son aplomb. Il produit. Et il a du culot, au point de se frotter à Tom Wilson:

Il a accumulé des points dans 6 de ses 11 derniers matchs, il transporte la rondelle avec autorité, il s’impose physiquement et il commence à contrôler le tempo du jeu à la ligne bleue.

Il se permet même des tourniquets:

Et ça, à Saint-Louis, ça ne passe pas inaperçu.

Les journalistes locaux commencent à capoter sur lui. Sur son coup de patin. Sur sa mobilité pour un gars de son gabarit. Sur sa capacité à relancer l’attaque.

On parle d’un défenseur qui prend de plus en plus de place.

Un défenseur qui joue comme un gars du top 4.

Un défenseur… que le Canadien n’a plus.

Et c’est là que la comparaison devient cruelle.

Parce que pendant que Bolduc peine à s’imposer dans un rôle offensif, pendant qu’il lutte pour retrouver le fond du filet, pendant qu’il donne parfois l’impression de flotter…

Mailloux, lui, joue du hockey engagé. Direct. Physique.

Il joue comme un gars qui veut s’imposer dans la ligue.

Et soudainement, ce qu’on traitait d’arrogance devient presque… une qualité.

Parce qu’on s’en souvient.

On s’en souvient très bien.

Quand il est arrivé à Saint-Louis, il avait dérangé.

Il s’était comparé à Evan Bouchard… pour finalement dire qu’il ne se reconnaissait pas dans ce style-là.

Il avait évoqué des noms comme Alex Pietrangelo.

Il parlait avec confiance. Trop de confiance pour certains.

On l’avait traité de prétentieux. D’arrogant. De “cocky”.

On disait qu’il parlait comme un gars qui n’avait encore rien prouvé.

Mais aujourd’hui?

Aujourd’hui, il commence à prouver.

Et ça change tout.

Parce que dans la LNH, la ligne est mince entre l’arrogance et l’assurance.

Et quand les performances suivent, cette fameuse arrogance devient du leadership. Du caractère. De la confiance.

Pendant ce temps-là, à Montréal, le contraste fait mal.

Parce que soyons honnêtes.

En ce moment, Canadiens de Montréal aurait désespérément besoin d’un défenseur droitier capable de jouer 20 minutes.

Un défenseur capable de relancer l’attaque.

Un défenseur capable de prendre de grosses minutes sans s’effondrer.

Exactement le profil de Mailloux aujourd’hui.

Et plus les matchs passent, plus une vérité devient difficile à ignorer.

Cette transaction-là est en train de tourner au cauchemar.

Pendant que Zachary Bolduc traverse le désert, une partie du discours médiatique québécois tente clairement de protéger le joueur, quitte à étirer certaines interprétations.

Anthony Martineau de tVA SPorts en est un bon exemple, lui qui insiste sur le fait que, malgré l’absence de buts depuis le 23 décembre, Bolduc « domine dans plein d’autres catégories vraiment importantes » et qu’à 23 ans, avec son historique de marqueur, il aurait pu « s’effondrer » dans un marché comme Montréal, mais qu’il a fait « tout le contraire ».

Il va même jusqu’à affirmer que « plus les séries vont approcher, plus vous allez adorer le 76 ».

Le problème, c’est que ce type de discours commence à créer un malaise. Parce qu’en voulant défendre Bolduc à tout prix, on change presque la définition de son rôle : d’un marqueur naturel, on le présente maintenant comme un joueur utile sans production, un genre de plombier efficace dans les détails.

Et dans un marché comme celui des Canadiens de Montréal, où les partisans voient très bien ce qui se passe sur la glace, ce décalage entre le discours et la réalité devient de plus en plus difficile à soutenir.

Parce que ce qui était présenté comme un échange équilibré… commence à ressembler à une erreur d’évaluation majeure.

Un attaquant de soutien, encore en difficulté, contre un défenseur droitier en pleine progression.

Dans une ligue où les défenseurs droitiers sont de l’or.

Et pendant que les médias québécois tentent encore de protéger Bolduc, de calmer le jeu, de rappeler qu’il est jeune…

La réalité, elle, ne ment pas.

Les partisans, eux, la voient.

Et de plus en plus, une phrase revient.

Tout le monde s’ennuie de Mailloux.

Parce que dans le contexte actuel du Canadien, il serait non seulement dans l’alignement…

Il serait probablement dans le top 4.

Et ça, c’est ce qui fait le plus mal.