Controverse chez les Américains: celui qui a écarté Cole Caufield est rejeté

Controverse chez les Américains: celui qui a écarté Cole Caufield est rejeté

Par David Garel le 2026-02-17

Pendant que le Canada se prépare calmement pour son quart de finale contre la Tchéquie, une véritable tempête secoue le camp américain.

Et au centre de cette controverse, il y a un nom qui fait grincer des dents partout en Amérique du Nord : Kyle Connor.

Oui. Kyle Connor sera encore laissé de côté pour le quart de finale contre la Suède.

Un healthy scratch.

Aux Jeux olympiques.

Pour un marqueur naturel de son calibre.

C’est énorme. Et c’est franchement difficile à justifier.

Rappelons le contexte : quand on a expliqué pourquoi Cole Caufield n’avait pas été retenu par les États-Unis, un des arguments principaux de Bill Guerin était simple: on a déjà un franc-tireur élite avec Kyle Connor. Voilà ce qu’on répétait dans les médias américains.

Et aujourd’hui?

Ce même Kyle Connor regarde les matchs depuis les gradins.

Selon l’entraîneur-chef Mike Sullivan, Connor n’a pas livré la marchandise : différentiel négatif, aucun tir au but, moins de 10 minutes de temps de glace lors du dernier match. Bref, il aurait « choké ».

Mais la vraie question est brutale :

Est-ce qu’on lui a vraiment donné une chance?

Parce que pendant que Connor est puni à la première baisse de régime, certains joueurs bénéficient d’un leash incroyablement long.

On parle notamment de J.T. Miller et Vincent Trocheck.

Deux joueurs des Rangers.

Deux joueurs qui reçoivent énormément de temps de glace.

Deux joueurs qui continuent d’être utilisés dans des situations clés malgré des performances loin d’être dominantes.

Et c’est là que les soupçons de favoritisme commencent à circuler sérieusement.

Sur les réseaux sociaux américains, ça bouillonne.

On accuse le staff de protéger “ses gars”.

On parle de décisions politiques.

On se demande pourquoi Connor paie le prix fort pendant que Miller et Trocheck restent intouchables.

Même scénario qu’à la Confrontation des 4 nations : Connor avait déjà été rayé de l’alignement pour le match le plus important… après seulement trois rencontres.

Deux tournois internationaux.

Deux mises à l’écart.

Pour un joueur qui marque 40 buts et plus par saison dans la LNH.

Ça commence à ressembler à un pattern.

Et pendant ce temps-là, les États-Unis s’apprêtent à affronter une Suède structurée, disciplinée, dangereuse, exactement le genre d’équipe contre laquelle tu aimerais avoir un finisseur comme Kyle Connor dans ton arsenal.

Mais non.

On préfère s’en passer.

L’attaque américaine devient encore plus prévisible, encore plus axée sur l’intensité physique que sur la créativité offensive. Et si ça tourne mal contre les Suédois, cette décision-là va revenir hanter Mike Sullivan très, très rapidement.

Ce qui est fascinant, c’est le contraste avec le Canada.

Chez nous, même quand un joueur traverse un moment difficile, pensons à Nick Suzuki, on parle d’ajustements tactiques, de rôles, de contexte.

Chez les Américains?

On coupe.

Sec.

Sans nuance.

Kyle Connor devient ainsi le symbole d’un malaise plus large : une équipe qui parle beaucoup de méritocratie… mais dont les choix racontent parfois une autre histoire.

Et pendant que les États-Unis s’auto-sabordent avec des décisions controversées, le Canada regarde ça de loin, bien installé dans son tableau, laissant ses rivaux s’user entre eux.

Disons-le franchement.

Si les Américains se font sortir par la Suède, le scratch de Kyle Connor va devenir LA décision qui définira leur tournoi.

Et à ce moment-là, toutes les excuses sur le fait d'avoir snober Cole Caufield... vont sonner creux.

Et chez le Canada?

Pendant que Montréal retient son souffle, Nick Suzuki se retrouve officiellement… troisième centre du Canada.

Un rôle qui en dit long.

À l’entraînement, Suzuki est utilisé au cœur de la troisième unité, pendant que Jon Cooper continue délibérément de brouiller les cartes. Impossible de savoir, pour l’instant, qui sautera quand viendra le temps de réintégrer tout le monde : Suzuki ou Seth Jarvis. Cooper garde le silence. Stratégiquement. Froidement.

Mais selon Dany Dubé, ce serait une grave erreur de se passer du capitaine du Canadiens de Montréal.

Dubé est catégorique : Suzuki est un couteau suisse. Il peut jouer au centre ou à l’aile, en désavantage numérique, dans des missions défensives, contre les meilleurs trios adverses.

Ce n’est pas un joueur de surbrillance olympique, c’est un joueur de structure. De fiabilité. De détails. Et dans un match sans lendemain, ce genre de profil devient soudainement extrêmement précieux.

À ses yeux, Suzuki sera en uniforme mercredi. Il n’y croit tout simplement pas qu’on sorte un joueur aussi polyvalent au profit d’un ailier plus unidimensionnel.

Pendant ce temps-là, le contraste est frappant : chez les Américains, on sent déjà la panique après le scratch controversé de Kyle Connor, pendant qu’ici, c’est Montréal qui capote à l’idée de voir son capitaine regarder un quart de finale depuis les gradins.

Deux anxiétés différentes.

Deux cultures différentes.

À Milan, Cooper joue aux échecs.

Il teste.

Il mélange.

Il observe les réactions.

Et Suzuki, lui, encaisse.

Il sait que son tournoi ne se joue pas sur un 10-2 contre la France, mais sur un quart de finale serré, physique, où chaque présence compte. C’est exactement dans ce genre de match-là que son profil devient utile.

Alors oui, tout le Québec est sur le nerf.

Mais si on se fie à Dubé, et à la logique hockey pure, Nick Suzuki ne devrait pas être le sacrifié.

Parce qu’aux Olympiques, tu peux te permettre de perdre un marqueur.

Mais tu ne te débarrasses pas facilement d’un joueur capable de tout faire.

Et ça, Cooper le sait très bien.