Consternation à Montréal: Patrick Roy voulait blesser Nick Suzuki

Consternation à Montréal: Patrick Roy voulait blesser Nick Suzuki

Par David Garel le 2026-03-22

Patrick Roy... a dérapé mentalement...

Il y a des défaites… et il y a des dérapages. Ce que le coach des Islanders a laissé glisser samedi soir au Centre Bell, ça dépasse largement le pointage de 7-3.

Parce qu’à un moment donné, ce n’était plus du hockey. C’était du junior. Du vrai. Du cheap.

Le match était terminé. Enterré. Les Islanders de New York venaient de se faire démolir par les Canadiens de Montréal, emportés par un tour du chapeau de Cole Caufield et une domination totale du premier trio. Mais au lieu d’accepter la défaite, quelque chose a complètement dérapé en troisième période.

Et la cible était claire : Nick Suzuki.

On ne parle pas d’un agitateur. On ne parle pas d’un gars qui cherche le trouble. On parle d’un capitaine calme, posé, reconnu partout dans la ligue pour son sang-froid. Un gars qui ne s’est jamais battu de sa vie.

Et pourtant, tout d’un coup, il se retrouve au cœur d’une escalade inutile.

Mathew Barzal le harcèle, le provoque, essaie de l’entraîner dans un combat qui n’a absolument aucun sens dans ce contexte-là. Le match est fini. Le pointage est réglé. Mais non. On insiste. On pousse. On veut un spectacle.

Pourquoi?

Parce que du côté des Islanders, on avait perdu le contrôle. Et quand une équipe perd le contrôle comme ça… ça vient rarement de nulle part.

Sur le banc, Patrick Roy bouillait. Les images parlent d’elles-mêmes. Frustration. Gestes brusques. Regard noir. Et sur la glace, ça s’est traduit par quoi? Des joueurs qui cherchent à provoquer, à brasser, à salir la fin de match.

Ce n’est pas un hasard.

Pendant que Suzuki se faisait cibler, Kaiden Guhle a dû intervenir pour protéger son capitaine. Épuisé, vidé, mais obligé d’embarquer dans cette séquence ridicule pour défendre un coéquipier qui n’avait rien demandé.

C’est ça, la réalité.

Et pendant ce temps-là, Suzuki?

Il n’a pas embarqué. Il a même ri dans la face de Barzal tellement il trouvait ça ridicule:

Il a refusé le piège. Refusé de jouer ce jeu-là. Refusé de tomber dans quelque chose qui ne lui ressemble pas.

“Je ne me bats pas, moi. Je ne me suis jamais battu de ma vie.”

Point.

Ce matin , c'est la consternation, oui. Parce que plus les heures passent, plus une lecture s’impose autour de ce qui s’est produit au Centre Bell… et elle pointe directement vers Patrick Roy.

Dans l’entourage des Islanders de New York, même certains observateurs new-yorkais n’étaient pas dupes après le match : cette montée soudaine de tension ciblée contre Nick Suzuki n’avait rien de spontané.

Dans une fin de match déjà réglée, voir Mathew Barzal insister, provoquer, tenter d’entraîner Suzuki dans un combat qui n’avait aucun sens… ça ne sort pas de nulle part. C'est un ordre de Patrick Roy.

Et c’est là que ça devient dérangeant.

Parce que oui, ça démontre une chose : Patrick Roy est un compétiteur extrême. Un entraîneur prêt à tout pour gagner, prêt à brasser, à provoquer, à faire dérailler l’adversaire s’il le faut.

Prêt à blesser Nick Suzuki. C’est dans son ADN. Ça l’a toujours été. Mais entre déranger et cibler un joueur précis, un capitaine reconnu pour son calme, qui ne se bat jamais, la ligne est mince… et samedi, elle a été franchie aux yeux de plusieurs.

Ce que certains voient comme du leadership intense, d’autres y voient un manque de classe flagrant.

Parce que quand ton équipe se fait dominer 7-3 et que ta réponse, ce n’est pas de resserrer le jeu mais d’envoyer tes joueurs s’en prendre au capitaine adverse… le message est clair. Tu ne cherches plus à gagner le match. Tu cherches à salir la fin.

C’est là que tout se joue. D’un côté, une équipe qui s’effondre émotionnellement. De l’autre, un groupe qui reste en contrôle. Qui comprend l’enjeu. Qui comprend que ces matchs-là, ce sont déjà des matchs de séries.

Parce que oui, c’était un match de séries. Intensité. Pression. Importance au classement.

Mais dans les séries, tu ne cherches pas à provoquer un capitaine qui ne se bat jamais. Tu joues au hockey.

Et c’est exactement là que le contraste est violent.

Les Canadiens ont répondu avec du jeu, avec du caractère, avec des buts. Les Islanders, eux, ont répondu avec de la frustration et des gestes inutiles.

Et ça, ça remonte toujours en haut.

Parce que quand une équipe commence à perdre la tête comme ça, ce n’est jamais juste les joueurs. C’est un message. Une culture. Une façon de réagir à l’adversité.

Et samedi soir, ce message-là était clair.

Au lieu d’accepter la défaite, au lieu de se regrouper, au lieu de garder un minimum de classe… on a tenté de déstabiliser, d’intimider, de salir.

Mais ça n’a pas marché.

Parce que Suzuki n’a pas embarqué.

Parce que le Canadien a gardé le contrôle.

Et surtout, parce que le hockey a parlé plus fort que tout le reste.

7-3.

Et à la toute fin, ce n’est pas la frustration qui reste.

C’est la réputation du Roi... qui est salie à jamais...