Connor McDavid et Montréal : Jake Evans fait rêver les partisans

Connor McDavid et Montréal : Jake Evans fait rêver les partisans

Par André Soueidan le 2026-03-03

Internet a une mémoire impitoyable.

Même quand les saisons passent, même quand les carrières explosent et que les contrats atteignent des dizaines de millions, certaines traces du passé finissent toujours par refaire surface.

Et cette fois, ce sont de vieux échanges sur X entre Connor McDavid et Jake Evans qui viennent de réapparaître.

Des messages envoyés il y a plus d’une décennie.

Deux adolescents.

Deux espoirs du hockey ontarien qui se lançaient des blagues sur les réseaux sociaux, comme n’importe quels jeunes joueurs de leur génération.

À l’époque, McDavid n’était pas encore la supernova de la LNH. Evans n’était pas encore ce centre fiable du Montreal Canadiens. Les deux étaient simplement des jeunes compétiteurs qui se croisaient régulièrement dans le circuit de hockey mineur de la région de Toronto.

Et dans un de ces tweets qui refont surface aujourd’hui, McDavid demandait carrément à Evans :

« Est-ce que tu deviens mon meilleur ami? »

Une autre époque.

Une autre innocence.


Quelques mois auparavant, la dynamique était plus piquante. Evans s’était plaint d’être malheureux sur le web et McDavid avait répondu avec l’humour brutal typique des ados :

Personne ne se soucie de tes problèmes.

La réplique d’Evans vaut de l’or. Le futur joueur du Canadien lui avait lancé de retourner au gym… en le traitant de « gros ».

Deux adolescents.

Deux compétiteurs.

Deux caractères.

Aujourd’hui, ces messages ont fait éclater de rire plusieurs partisans. Mais dans un marché comme Montréal, ce genre de détail prend rapidement une dimension complètement différente.

Parce que dès que le nom de Connor McDavid circule… l’imagination collective s’emballe.

Une vieille rivalité

Bien avant la LNH, les chemins de McDavid et Evans se sont croisés à de nombreuses reprises sur la glace.

Une trentaine d’affrontements, selon plusieurs archives du hockey mineur ontarien.

Le moment le plus marquant reste la finale de la Coupe de la OHL en 2012. Ce soir-là, Evans avait reçu une mission claire de son entraîneur : neutraliser le prodige adverse.

Mission accomplie.

Mississauga avait arraché une victoire spectaculaire 2-1 en prolongation, et McDavid avait été limité à une seule passe.

Une soirée qui reste gravée dans l’histoire de ce duel improbable.

Par la suite, les trajectoires ont pris deux directions complètement différentes.

McDavid est devenu le joueur le plus dominant de sa génération avec les Edmonton Oilers.

Evans, lui, a choisi le chemin universitaire avec Notre Dame avant d’obtenir un diplôme en gestion… et de finalement se tailler un rôle solide à Montréal.

Deux parcours.

Deux rythmes.

Mais un lien qui n’a jamais complètement disparu.

Une relation qui intrigue

Dans un vestiaire de hockey, les relations comptent plus qu’on le croit.

Les anciens coéquipiers, les rivaux du junior, les amis du hockey mineur… tout ce réseau finit toujours par réapparaître à un moment ou à un autre.

Et dans le cas de McDavid et Evans, plusieurs partisans ont découvert avec surprise que leur relation remontait à très loin.

Une amitié de jeunesse.

Un respect mutuel.

Et surtout, une complicité qui n’a rien à voir avec la machine médiatique de la LNH.

Pour les fans du Canadien, ce genre de détail devient rapidement un terrain fertile pour l’imagination.

Edmonton au bord du précipice

Pendant ce temps, la situation sportive des Oilers devient de plus en plus fragile.

La saison avance… et Edmonton se retrouve dangereusement proche du chaos.

Les Oilers flirtent avec la ligne de coupure des séries éliminatoires.

Une situation presque impensable pour une équipe menée par McDavid et Leon Draisaitl.

La frustration commence d’ailleurs à transparaître.

Depuis son retour des Jeux olympiques, McDavid semble beaucoup plus irritable devant les caméras. Les réponses sont plus courtes. Les regards plus lourds.

Les défaites commencent à s’accumuler.

Et dans un marché comme Edmonton, la pression devient étouffante très rapidement.

La question que personne n’ose poser

Le contrat de McDavid court encore pour deux saisons complètes.

Mais la réalité de la LNH est brutale : aucune organisation ne veut perdre un joueur de ce calibre pour rien.

Si la situation sportive d’Edmonton ne s’améliore pas… les spéculations vont exploser.

Exactement comme on l’a vu récemment dans le dossier de Mikko Rantanen, où une équipe doit parfois frapper avant la fin d’un contrat pour sécuriser une prolongation.

Dans ce genre de scénario, le prix devient astronomique.

Un noyau complet peut basculer.

Le rêve montréalais

À Montréal, le fantasme McDavid existe depuis des années.

Une ville passionnée.

Un marché mythique.

Un centre numéro un générationnel portant le chandail du Canadien.

Dans les faits, un tel scénario coûterait probablement une fortune.

Des espoirs majeurs.

Des choix de première ronde.

Peut-être même des joueurs déjà établis dans le noyau.

Mais dans l’imaginaire collectif, ce genre de rêve ne meurt jamais.

Et lorsque des vieux tweets refont surface…

Lorsque deux joueurs partagent une amitié qui remonte à leur adolescence…

Lorsque le Canadien construit tranquillement sa nouvelle fenêtre compétitive…

Alors les partisans se permettent de rêver.

Parce que dans une ligue où tout peut changer en une transaction…

Parfois, les plus grandes histoires commencent par les plus petits détails.

À suivre ...