Congédiement sans pitié: Michel Bergeron vise Mathieu Darche

Congédiement sans pitié: Michel Bergeron vise Mathieu Darche

Par David Garel le 2026-04-06

La sortie de Michel Bergeron frappe fort, parce qu’elle vient d’un homme qui sait exactement ce que vit Patrick Roy en ce moment. Et surtout, parce qu’elle met directement en lumière les contradictions de Mathieu Darche.

Le congédiement de Roy, à quatre matchs de la fin de la saison, a pris tout le monde par surprise. Pas seulement les partisans. Pas seulement les médias. Même les gens du milieu n’en reviennent pas. Et Bergeron, lui, n’a pas caché son incompréhension.

« Ce congédiement me surprend vraiment beaucoup. »

Il parle avec le vécu. Lui aussi a été congédié à la toute fin d’une saison, en pleine course aux séries, avec les Rangers en 1989. Il connaît ce sentiment-là. Le choc. L’injustice. L’incompréhension.

« Tout allait bien, tout allait super bien ! »

Et c’est exactement ce qui le dérange dans le cas de Roy.

Parce que du côté de Mathieu Darche, le discours ne tient pas. D’un côté, il affirme que Roy n’avait pas perdu sa chambre.

« Patrick n’avait pas perdu son vestiaire. Les joueurs voulaient jouer pour lui. »

Il insiste même sur le respect.

« Il imposait le respect auprès des gars. »

Donc ce n’est pas un problème de leadership. Ce n’est pas un problème humain. Ce n’est pas un coach qui a perdu son groupe.

Et pourtant… il est congédié.

C’est là que Michel Bergeron décroche complètement.

Parce que quelques semaines plus tôt à peine, Darche disait tout le contraire. Il parlait d’une relation solide avec Roy. Il vantait son humilité. Il insistait sur le fait que ça fonctionnait entre eux.

Et là, soudainement, tout bascule.

« Je me souviens des commentaires de Mathieu Darche, quand il disait que Patrick et lui, ça se passait super bien… qu’ils avaient une belle relation… Je ne comprends pas trop. »

Le mot n’est pas directement utilisé… mais le message est clair.

Ça sonne faux.

Ça sonne hypocrite.

Parce que tu ne peux pas, d’un côté, dire que tout va bien, que ton coach est respecté, que la relation est bonne… et de l’autre, le congédier à quatre matchs de la fin.

Pas comme ça.

Pas à ce moment-là.

Bergeron va même plus loin en posant la vraie question.

« La seule question que tout le monde va se poser, c’est : comment était la relation ? »

Parce qu’au final, c’est ça, le cœur du dossier.

Roy n’était pas l’homme de Darche. Il avait été engagé par Lou Lamoriello. Et même si les deux hommes ont appris à se connaître, même si publiquement tout semblait correct… ça ne veut pas dire que ça fonctionnait réellement en profondeur.

« C’est peut-être simplement parce que Darche est arrivé après Patrick et il n’était pas son homme de confiance. »

Et ça, dans la LNH, ça change tout.

Parce qu’un directeur général veut son coach. Son homme. Sa vision.

Et quand ce n’est pas le cas, tôt ou tard, ça finit comme ça.

Mais ce qui dérange encore plus Bergeron, c’est le timing.

Parce que les Islanders ne sont pas en train de s’effondrer complètement. Ils sont encore dans la course. Ils se battent. Ils sont à un point des séries.

« Les résultats ne sont pas décevants à New York, au contraire. »

Donc pourquoi maintenant?

Pourquoi à quatre matchs de la fin?

Pourquoi après avoir maintenu ce discours positif pendant des semaines?

Darche tente de justifier en parlant d’une équipe qui « flanchait », d’un besoin de provoquer une étincelle, d’une structure qui ne suivait plus.

« J’avais l’impression qu’on commençait à flancher. »

Mais encore une fois, ça ne colle pas avec le reste.

Parce que si c’était si urgent… pourquoi ne pas l’avoir fait avant?

Darche lui-même l’admet.

« Si on avait été désespérés, j’aurais fait le changement il y a un mois. »

Donc ce n’est pas une décision de panique.

C’est une décision calculée.

Et c’est peut-être ça, le plus troublant.

Parce que pendant que Roy est mis de côté, Peter DeBoer arrive, présenté comme « le meilleur entraîneur disponible », un coach structuré, expérimenté, reconnu.

« C’est comme recruter le meilleur joueur autonome sur le marché. »

Mais pour Bergeron, ça ne change rien à l’essentiel.

Le geste reste brutal.

Le timing reste incompréhensible.

Et le discours de Darche, lui, laisse un goût amer.

Parce qu’au final, ce que beaucoup voient aujourd’hui, ce n’est pas juste un changement d’entraîneur.

C’est un directeur général qui dit une chose… et qui fait son contraire quelques semaines plus tard.

Et dans un milieu comme la LNH, ça, ça ne passe jamais inaperçu.