Il y a des nouvelles qui brassent une organisation.
Et il y en a d’autres qui brassent aussi le marché caché des directeurs généraux disponibles dans la LNH.
Le départ de Tom Fitzgerald au New Jersey fait clairement partie de cette deuxième catégorie. Les Devils ont confirmé lundi qu’ils se séparaient officiellement de leur président des opérations hockey et directeur général, dans ce qui devient immédiatement l’un des plus gros postes vacants de la Ligue nationale.
#BREAKING: New Jersey Devils Managing Partner David Blitzer announced today that Tom Fitzgerald will depart the organization.
— New Jersey Devils (@NJDevils) April 6, 2026
Et s’il y a bien un homme qui a dû lever les yeux au ciel en voyant ça passer, c’est Marc Bergevin.
Parce que soyons francs : il n’a plus beaucoup d’ouvertures de ce niveau-là.
Depuis plusieurs semaines, le même scénario revient encore et encore pour Bergevin. Son nom circule un peu. Il est vaguement lié à certains postes. Il reste dans le décor. Mais quand les vraies listes sortent, quand les vrais processus commencent, quand les vrais décideurs s’assoient pour choisir l’avenir de leur club… son nom disparaît.
Et c’est exactement ce qui est en train de devenir inquiétant pour lui.
Parce qu’au New Jersey, on parle quand même d’un club qui n’est pas à terre.
On parle d’une organisation qui possède déjà un noyau extrêmement intéressant avec Jack Hughes, Nico Hischier, Jesper Bratt, Luke Hughes, Simon Nemec et compagnie. Ce n’est pas un projet à démolir. C’est un club qui cherche surtout le bon architecte pour replacer les morceaux au bon endroit.
Devils announce firing of GM Tom Fitzgerald. He had one year left on his contract next season. https://t.co/TotXuYn3CN
— Pierre LeBrun (@PierreVLeBrun) April 6, 2026
Et ça, en théorie, ça pourrait être parfait pour un gars comme Bergevin.
Pourquoi?
Parce que si Marc Bergevin a toujours eu une qualité, c’est bien celle-ci : il adore arriver dans un environnement où il peut tenter de gagner rapidement, sans nécessairement avoir à passer par une reconstruction longue, douloureuse et patiente.
C’est exactement là où le dossier devient fascinant.
Parce qu’au fond, le New Jersey représente peut-être la dernière vraie chaise logique pour lui.
À Toronto, ça sent de plus en plus la recherche d’un profil ultra-structuré, plus moderne, plus analytique, avec des noms comme Sunny Mehta et d’autres candidats très différents de Bergevin qui circulent déjà fortement. Du côté de Nashville, le portrait semble aussi aller vers un processus plus réfléchi, plus méthodique, plus tourné vers une nouvelle génération de gestionnaires.
Big question: Will timing of GM Tom Fitzgerald’s “parting ways” with #njdevils make him a candidate for #Smashville job?
— Frank Seravalli (@frank_seravalli) April 6, 2026
Fitzgerald was Nashville’s inaugural captain for four years.#Preds began first round of in-person interviews late last week.
Donc forcément, quand un poste comme celui des Devils s’ouvre…
Bergevin doit prier.
Il doit espérer.
Il doit souhaiter très fort que cette fois, son profil colle enfin à ce qu’une équipe cherche.
Parce qu’autrement, le constat va devenir très dur à contourner.
Le vrai problème pour Bergevin, ce n’est pas qu’il manque d’expérience.
Le vrai problème, c’est l’image qu’il traîne encore.
L’image d’un DG intense, agressif, compétitif… mais aussi d’un homme qui a souvent refusé de reconnaître la fin d’un cycle. D’un gestionnaire qui a trop souvent voulu patcher à court terme au lieu de planifier à long terme.
Et dans la LNH d’aujourd’hui, ça fait peur à beaucoup de propriétaires.
Surtout quand tu regardes le New Jersey.
Les Devils n’ont pas besoin d’un gars qui va tout chambouler dans la panique.
Ils ont besoin d’un dirigeant capable de faire deux ou trois grosses décisions intelligentes, pas quinze décisions émotives.
Ils ont besoin d’un DG qui comprend que la fenêtre est encore là… mais qu’elle peut aussi se refermer très vite si tu te trompes.
Et c’est là que le doute s’installe autour de Bergevin.
Parce qu’en ce moment, la LNH semble tranquillement lui envoyer un message brutal :
on l’aime encore dans le décor… mais on hésite de plus en plus à lui redonner les clés.
Voilà pourquoi cette ouverture au New Jersey est énorme pour lui.
Pas juste parce que c’est un beau poste.
Mais parce que ça ressemble dangereusement à l’un des derniers vrais gros postes où il pourrait encore avoir une chance crédible.
Et si même celui-là lui glisse entre les doigts…
Là, oui.
Le cauchemar de Marc Bergevin va commencer à sentir très réel.
À suivre...
