C’est la panique totale chez les Oilers.
À Edmonton, ce n’est plus une simple mauvaise séquence.
C’est une organisation qui est en train de craquer sous la pression.
Et le retour soudain de Paul Coffey derrière le banc n’a rien d’un geste anodin. C’est un signal d’alarme majeur. Un aveu d’échec. Et possiblement le prélude à un congédiement retentissant.
Parce qu’il faut se rappeler une chose essentielle : Coffey était parti l’été dernier dans un climat lourd, ambigu, rempli de non-dits.
Officiellement, on parlait de chemins séparés. En réalité, tout le monde autour de l’équipe savait qu’il y avait une tension réelle entre Coffey et l’entraîneur-chef Kris Knoblauch.
Knoblauch ne le voulait plus dans son environnement immédiat.
Il se sentait menacé.
Coffey n’était pas juste un adjoint. Il était aussi conseiller officiel du propriétaire Daryl Katz. Une double casquette explosive dans un vestiaire déjà fragile.
Coffey avait une voix forte, directe, parfois brutale. Il se pensait pour le coach en chef. Et quand tu es entraîneur-chef, avoir un monument du hockey comme adjoint, avec accès direct au propriétaire, ça devient vite ingérable.
Alors Coffey est parti.
Et aujourd’hui?
On le ramène.
Ça, ce n’est pas une décision technique.
C’est une décision politique.
Sur les ondes de Sportsnet, Nick Kypreos l’a dit tout haut : selon lui, Katz aurait essentiellement forcé la main à tout le monde.
Coffey et Knoblauch auraient été convoqués et on leur aurait expliqué que leurs états d’âme passaient après la Coupe Stanley.
Le message au coach en chef est sans pitié: tu ravales ton orgueil... ou tu prends la porte de sortie.
Et Kypreos est allé encore plus loin :
Knoblauch serait maintenant clairement en sursis.
Parce que dans quel monde un entraîneur-chef survit au retour d’un adjoint qui est parti sous un nuage, surtout après que Leon Draisaitl ait publiquement dynamité l’organisation en pointant les entraîneurs, le leadership, la défensive et même le gardien?
"Just not good enough right now."
— Edmonton Oilers (@EdmontonOilers) February 5, 2026
Leon Draisaitl shares his thoughts after the #Oilers defeat in Calgary. @Enterprise | #LetsGoOilers pic.twitter.com/PUJgUlly5Y
Dans quel monde ton joueur étoile te passe sous l’autobus, et quelques jours plus tard, on t’impose le retour de Paul Coffey derrière ton banc?
Dans aucun monde stable.
C’est exactement ce que Kypreos a résumé : soit Knoblauch transforme cette saison en parcours vers la Coupe… soit il n’est plus là.
Aussi simple que ça.
Officiellement, on parle d’un “électrochoc”. D’une présence plus directe. D’un besoin de responsabiliser les joueurs. De tirer davantage de l’alignement au lieu de surutiliser toujours les mêmes gars pendant 26 ou 28 minutes.
Mais officieusement?
On parle d’un dernier levier.
On parle d’un propriétaire et d’un DG, Stan Bowman, qui regardent la fenêtre McDavid se refermer (encore deux ans de contrat) et qui refusent de rester immobiles.
Parce que pendant que Coffey était parti, les Oilers sont devenus environ un demi-but pire par match. Quand Coffey était là avec Knoblauch après le congédiement de Jay Woodcroft, l’équipe était un demi-but meilleure par rencontre.
Ce sont des chiffres cinglants.. Mais à ce niveau-là, ça fait toute la différence.
Alors Katz et Bowman ont appuyé sur le bouton rouge.
Quitte à froisser du monde. Quitte à humilier leur entraîneur. Quitte à rouvrir une plaie mal cicatrisée.
Elliotte Friedman l’a très bien expliqué : il y a six semaines encore, ce scénario semblait impossible. Mais les opinions changent quand la pression monte.
Quand Connor McDavid est signé pour seulement deux ans de plus. Quand ton noyau est en plein prime. Quand tu réalises que gaspiller ces saisons-là peut te coûter des centaines de millions en valeur de franchise.
Alors tout le monde ravale sa fierté.
Certains “agissent en adultes”, comme dit Friedman.
D’autres comprennent simplement qu’ils n’ont pas le choix.
Le journaliste Kurt Leavins, lui, voit ça comme une décision purement hockey : Coffey est le seul qui a réussi à tirer le maximum de Darnell Nurse et Jake Walman. Mais même lui admet que Coffey apporte bien plus que de la structure défensive : il apporte du swagger, de la confiance, une voix forte dans le vestiaire.
Et Knoblauch?
Il joue le gentleman parfait. Il remercie Coffey. Il parle de respect. Il parle d’un électrochoc pour le groupe. Il dit que l’équipe est “correcte”, mais pas assez bonne, et qu’il fallait quelque chose pour changer la direction.
Mais derrière cette façade polie, la réalité est sans pitié.
On vient littéralement de placer un homme avec son ennemi... avec un lien direct au propriétaire derrière son banc.
Ça ne se fait pas à un entraîneur solide.
Ça se fait à un entraîneur en probation.
Tout ça pendant que Draisaitl déclare publiquement que l’équipe n’est “même pas proche”, que ça “part du sommet”, et que les leaders doivent être meilleurs, mais surtout les entraîneurs.
Tout ça pendant que la transaction Tristan Jarry vs Stuart Skinner est perçue comme un désastre. (Skinner est en feu à Pittsvurgh pendant que Jarry choke sa vie à Edmonton).
Tout ça pendant que McDavid publie une lettre où il avoue être obsédé par la victoire, incapable de relaxer, vidé par les défaites.
Ce n’est plus une tempête.
C’est un ouragan organisationnel.
Le retour de Coffey, ce n’est pas un ajout d’adjoint.
C’est un avertissement.
C’est Edmonton qui dit à Knoblauch : gagne maintenant… ou prépare tes boîtes.
Et dans les corridors de la LNH, de plus en plus de gens murmurent la même chose :Ssi ça dérape encore un peu, ce ne sera plus Paul Coffey derrière le banc comme adjoint.
Ce sera Paul Coffey comme entraîneur-chef.
À Edmonton, ça sent le congédiement à plein nez.
Et tout le monde le sait.
