Conflit entre Martin St-Louis et Chris Pronger: il se couche devant le coach

Conflit entre Martin St-Louis et Chris Pronger: il se couche devant le coach

Par David Garel le 2026-04-11

Cette défaite de 5-2 contre les Blue Jackets de Columbus, une équipe qui jouait sa survie pendant que Montréal gèrait son calendrier, n'est pas la nouvelle importante du soir.

Ce qui choque le Québec, c'est le revirement de situation dans le conflit entre Martin St-Louis et Chris Pronger.

Il y a peu de temps, Pronger tirait à boulets rouges sur la défensive des Canadiens de Montréal. Il posait LA question que tout le monde murmurait : est-ce que cette équipe peut réellement gagner en séries avec cette façon de défendre?

Et sa réponse était sans détour. Il fallait « être beaucoup plus engagés défensivement et moins soft », « toujours du bon côté de la bataille », « défendre avant tout et être robuste ». Bref, selon lui, Montréal s’en allait droit dans un mur.

Et Martin St-Louis ne l’avait pas pris.

Pas du tout.

Lui qui évite habituellement les confrontations avait fermé la porte sèchement :

« Je ne pense pas à ce que Chris Pronger dit sur mon équipe. »

Puis il avait enchaîné avec un message clair :

« Pour gagner des matchs, ça prend de l’effort, de la combativité, de la présence physique… et on est capables de faire ça. »

Traduction : on n’a pas besoin de leçons.

Le ton était donné.

Et là, samedi soir, pendant l’entracte à Hockey Night in Canada… revirement complet.

Même Chris Pronger a changé de discours.

Presque méconnaissable.

En regardant la fin de saison, il a surtout ramené l’attention ailleurs. Sur le bain de sang contre le Lightning. Sur le message envoyé. Sur la robustesse affichée.

Et là, il l’a dit, clairement.

Selon lui, le Canadien est prêt.

Il a expliqué que malgré la perception d’une équipe « petite », malgré les doutes, Montréal trouve les espaces, s’adapte, et surtout… envoie maintenant des messages physiques.

Il a pointé directement la performance de Josh Anderson, qui a brassé tout ce qui bougeait, qui a fait perdre la tête à Nikita Kucherov, qui a imposé un ton, qui a démontré que le Canadien n’allait pas se laisser intimider.

Et ça, pour Pronger, ça change tout.

Il a même reconnu que l’équipe a appris de l’an dernier, qu’elle joue maintenant avec plus de maturité, plus de répondant, et que le mélange talent + robustesse commence à ressembler à du hockey de séries. Il l’a dit en substance : ils ont assez de talent pour gagner… et maintenant, ils ajoutent ce qu’il faut autour.

Autrement dit?

Exactement le contraire de ce qu’il disait quelques jours plus tôt.

Parce qu’avant, c’était un problème structurel.

Maintenant, c’est une équipe prête.

Et entre les deux? Il y a eu une chose : une réponse.

Pas une réponse verbale. Pas une conférence de presse. Une réponse sur la glace. Un match contre le Lightning où ça frappait, où ça brassait, où Arber Xhekaj envoyait des messages, où le Canadien refusait de reculer.

Et soudainement, le discours a changé.

Ça ressemble beaucoup à un recul.

Ça ressemble même, honnêtement, à quelqu’un qui ravale ses critiques.

Parce que quand tu passes de « ils ne défendent pas assez pour gagner » à « j’aime leurs chances en séries », en quelques jours…

C’est que quelqu’un t’a fait changer d’idée.

Il faut l'avouer. Pronger s'est couché devant Martin St-Louis...