Noah Dobson a confirmé hier soir pourquoi Patrick Roy ne croyait pas en lui
Hier soir, tout est devenu clair comme de l'eau de roche, Où une séquence suffit à justifier des mois de tensions sous-jacentes.
Hier soir, Noah Dobson a offert ce genre de performance : une partition apathique, presque inquiétante, dans un match où chaque présence sur la glace aurait dû suinter l’urgence.
Et pour ceux qui s’étonnaient encore que Patrick Roy ait si peu de patience avec lui… la réponse est là, en plein écran HD.
2-0 Sabres. Malenstyn outworks Dobson and Montembeault while shorthanded. pic.twitter.com/MXRS5tyczz
— Marc Dumont (@MarcPDumont) January 23, 2026
Sur le deuxième but des Sabres, Dobson s’est contenté de suivre vaguement le jeu du regard. Il ne s’est pas engagé physiquement, n’a pas coupé la passe, n’a pas bloqué le tir. Il était là, sans être là.
Une présence fantomatique à la ligne bleue, comme s’il se croyait au mois de septembre dans un match préparatoire sans enjeu.
Imaginez cette même passivité au mois d’avril, quand les séries commenceront. Imaginez-le, figé, pendant qu’un ailier robuste fonce au filet. Roy, lui, n’a pas eu à l’imaginer. Il l’a vu venir à des kilomètres.
Ce n’est pas nouveau. Lorsqu’il a repris les rênes des Islanders, Patrick Roy avait un objectif : imposer une culture de combativité, de responsabilité.
Ceux qui ne suivraient pas seraient écartés. Et rapidement, Noah Dobson s’est retrouvé dans le collimateur. Pas pour son talent (immense), mais pour son absence de méchanceté, son manque de tranchant, ce « body language » qui transpire la suffisance quand il est en difficulté.
Roy, fidèle à lui-même, n’a pas mâché ses mots à l’interne.
« Je ne gagnerai jamais avec un défenseur qui recule quand le jeu s’enflamme », a-t-il laissé entendre, selon plusieurs sources proches du dossier. Hier soir, cette phrase résonnait comme une sentence prophétique.
Pendant que Zachary Bolduc, visiblement éclaté par un combat en deuxième période, revenait au banc avec la lèvre fendue mais les yeux brillants, Dobson, lui, conservait ce même air neutre, cette même attitude déconnectée.
Bolduc, sans produire offensivement, a multiplié les mises en échec, provoqué des pénalités, provoqué des revirements.
Dobson, lui, a coulé dans le décor comme un figurant perdu dans son texte. Et c’est là toute la différence : entre un joueur qui veut mourir sur la glace pour gagner sa place, et un autre qui semble convaincu que son statut suffit à justifier son temps d’utilisation.
Il faut dire les choses comme elles sont : Patrick Roy n’est pas un entraîneur qui tolère la nonchalance. Et Dobson, malgré ses statistiques flatteuses, incarne à ses yeux ce que le hockey moderne a parfois de plus frustrant.
Des défenseurs à la relance rapide, mais incapables d’enrager quand l’enjeu l’exige. Des « quarterbacks » élégants, mais fragiles mentalement quand vient le temps de bloquer un tir ou de coller un double-échec dans le coin. Le style Roy ne s’accommode pas de la mollesse. Il récompense l’engagement, pas la réputation.
Certains diront que Dobson a encore le temps de se racheter. Peut-être. Mais hier, dans un match qui aurait pu servir de tremplin, il a confirmé les doutes.
Et il a offert à Roy la meilleure justification possible pour l’avoir remis en question depuis le premier jour.
Dans un vestiaire où des gars comme Bolduc, Dach ou même Laine se battent chaque soir pour leur survie, Dobson donne parfois l’impression d’un joueur qui joue pour les statistiques, pas pour le blason.
C’est exactement ce que Roy déteste. Et c’est probablement pour cela qu’il n’a jamais vraiment cru qu’il pouvait bâtir autour de lui.
