Commotion dans les studios de TVA Sports : Pascal Vincent dévoile la monnaie d’échange de Kent Hughes

Commotion dans les studios de TVA Sports : Pascal Vincent dévoile la monnaie d’échange de Kent Hughes

Par André Soueidan le 2026-03-06

Certaines entrevues passent complètement inaperçues. D’autres, au contraire, permettent soudainement de comprendre comment fonctionne réellement une organisation de la LNH.

C’est exactement ce qui s’est produit lorsque Pascal Vincent, l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, s’est présenté devant Élisabeth Rancourt sur les ondes de TVA Sports.

À première vue, la discussion semblait banale. Une entrevue de routine à quelques heures de la date limite des transactions.

Mais en quelques réponses seulement, Vincent a essentiellement décrit — sans jamais le dire frontalement — ce qui ressemble énormément à la monnaie d’échange potentielle de Kent Hughes.

Parce qu’au-delà des clichés habituels sur le développement, chaque phrase de Vincent laissait comprendre une chose très simple : les espoirs du Rocket ne servent pas seulement à préparer l’avenir du Canadien.

Ils servent aussi à créer de la valeur.

Et cette valeur peut, un jour ou l’autre, se transformer en transaction.

« Notre mission ici, c’est de développer nos joueurs », a expliqué Vincent calmement.

Mais il a rapidement ajouté une nuance beaucoup plus révélatrice.

« L’autre aspect de tout ça, c’est de continuer à développer nos jeunes joueurs pour qu’ils aient une certaine valeur. Si on n’a pas de place à Montréal, ils peuvent nous apporter un actif pour le futur du Canadien. »

Dans le langage de la LNH, c’est très clair.

Un actif… c’est une monnaie d’échange.

Et c’est exactement ce qui fait du Rocket de Laval une sorte de vitrine permanente pour les recruteurs de la ligue.

Parce que pendant que le Montreal Canadiens continue de bâtir son jeune noyau dans la LNH, plusieurs des espoirs qui progressent à Laval deviennent tranquillement des cartes potentielles dans le jeu de Kent Hughes.

Vincent a d’ailleurs été questionné directement sur certains de ces joueurs.

Et chaque réponse a permis de mieux comprendre leur valeur réelle.

Le premier nom qui est ressorti est celui de Florian Xhekaj.

Vincent a admis que l’organisation ne savait pas exactement à quoi s’attendre de lui lorsqu’il est arrivé dans le système.

Mais son camp avec le Canadien a changé la perception.

« On ne le connaissait pas vraiment avant. Le camp avec le Canadien nous a ouvert les yeux », a-t-il expliqué.

Dans les faits, Xhekaj s’est rapidement imposé comme un joueur beaucoup plus complet que prévu.

Son style physique, sa capacité à jouer dans les zones difficiles et son énergie constante font de lui un joueur extrêmement intéressant dans un rôle de profondeur.

Un profil qui attire toujours l’attention des équipes de la LNH.

Puis il y a Owen Beck.

Dans son cas, Vincent a insisté sur une réalité que plusieurs espoirs doivent accepter en arrivant chez les professionnels.

« Tous ces joueurs-là étaient des étoiles dans le junior. Ici, ils doivent apprendre à jouer un rôle différent. »

Beck est exactement dans cette phase de transition.

Moins spectaculaire que dans le junior, peut-être… mais beaucoup plus complet.

Son intelligence défensive, sa fiabilité et sa capacité à jouer dans toutes les situations en font un centre qui pourrait devenir extrêmement utile dans la LNH.

Et justement… ce type de joueur est souvent très convoité sur le marché des transactions.

Du côté de la ligne bleue, Vincent a aussi parlé de David Reinbacher.

Le défenseur autrichien commence tranquillement à trouver son rythme.

« Il joue plus de matchs cette année. On le voit beaucoup plus confiant », a expliqué Vincent.

L’expérience accumulée semble transformer son jeu.

Il lit mieux les situations.

Il anticipe davantage.

Et surtout, il commence à jouer avec une assurance qui manquait parfois à ses débuts.

Même chose pour Adam Engström, que Vincent a simplement résumé en quelques mots très révélateurs :

« Il joue très bien. »

Engström s’adapte rapidement au style nord-américain et plusieurs recruteurs le voient comme un défenseur mobile capable de progresser rapidement dans une hiérarchie défensive.

Mais l’un des dossiers les plus fascinants demeure celui de Jacob Fowler.

Le jeune gardien revenait justement d’une blessure et devait effectuer son retour au jeu.

Et Vincent n’a pas tari d’éloges à son sujet.

« Son attitude est exemplaire. Il pourrait être capitaine dans un vestiaire. »

Dans la LNH, le caractère d’un joueur compte presque autant que son talent.

Et dans le cas de Fowler, Vincent a insisté sur sa passion pour le hockey et son désir constant de s’améliorer.

« Sa passion d’apprendre est impressionnante. »

C’est exactement le type de profil que les organisations adorent.

Un gardien calme.

Un leader naturel.

Un joueur qui ne semble pas intimidé par la pression.

Et si Fowler représente probablement une pièce importante dans le futur du Canadien, les autres noms mentionnés par Vincent démontrent clairement une chose : l’organisation possède maintenant une profondeur d’espoirs qui peut servir de levier dans les discussions de transactions.

Parce qu’à mesure que le noyau du Canadien se solidifie dans la LNH, tous ces jeunes joueurs ne pourront pas trouver une place dans l’alignement.

Et dans cette ligue, les équipes doivent constamment transformer leurs surplus en solutions.

C’est exactement ce que Vincent a laissé entendre.

Sans jamais nommer directement les discussions en cours.

Sans jamais dire qu’un joueur pourrait quitter.

Mais en expliquant très clairement que le développement des espoirs sert aussi à leur donner… de la valeur.

Et dans une journée de date limite des transactions, ce mot prend soudainement une toute autre signification.

Parce que lorsque la valeur est là…

Les téléphones commencent à sonner.

À Kent Hughes de répondre...

À suivre ...