Le Québec vient d’envoyer un message brutal à Martin St-Louis : le Shérif est toujours le Shérif, même si la tension monte à la table des négociations.
Le coach du CH peut bien faire semblant de ne pas comprendre.
Il peut bien continuer de réduire Arber Xhekaj à un simple défenseur parmi les autres.
Il peut bien expliquer que son temps de glace est limité parce que « la chaise » est occupée par d’autres défenseurs.
Mais il y a quelque chose que Martin St-Louis ne pourra jamais contrôler : l’amour que le Québec porte à Arber Xhekaj.
Et pendant que Kent Hughes n'arrive pas à s'entendre avec son défenseur, Arber Xhekaj est accueilli en héros.
Il suffisait de voir les images des Galeries St-Hyacinthe.
Lane Hutson, Arber Xhekaj et l’ancien du Canadien Chris Nilan étaient attendus au Hockey Fest 2026.
Résultat?
La folie.
Une foule immense.
Une véritable émeute populaire autour de Xhekaj et Hutson.
Au point où les organisateurs ont dû prendre des mesures particulières pour faire entrer les joueurs, les vedettes du Canadien étant même arrivées en hélicoptère avant de passer par le sous-sol de l’édifice pour accéder à l’événement. (voir la suite de l'article après la vidéo):
@patguillet67 Nul besoin de vous dire que c’était le délire à leur arrivée! 😲🥵👀👀👀 @DansLesCoulisses.com #gohabsgo #lanehutson #arberxhekaj ♬ son original - Patrick Guillet
Voilà la réalité.
Pendant que Martin St-Louis tente de contrôler la place d’Arber Xhekaj dans son alignement, le Québec, lui, a déjà choisi son camp.
Le Shérif est aimé. Et Martin St-Louis, lui, a perdu tout l'amour du Québec.
Et ce n’est pas une petite popularité passagère.
Xhekaj est devenu une véritable figure populaire du Canadien.
Son surnom est devenu une marque.
Son image est devenue une marque.
Son fameux « Shérif » est devenu une partie de son identité publique, au point où il a même été utilisé dans des activités commerciales.
Et pourtant, Martin St-Louis a toujours refusé d’embarquer dans cette histoire.
On se souvient encore de sa réponse devenue tristement célèbre :
« Personne ne l’appelle le Shérif dans notre vestiaire. C’est vous qui l’appelez comme ça. »
Pour le coach, ce surnom n’a jamais représenté Arber Xhekaj.
Pour le Québec, c’est exactement l’inverse.
Le Québec a fait de Xhekaj son Shérif.
Et maintenant, une guerre de relations publiques est en train de se jouer sous nos yeux.
D’un côté, Martin St-Louis, qui continue de contrôler le temps de glace, les présences et le rôle du défenseur.
De l’autre, Xhekaj, qui comprend parfaitement qu’il possède quelque chose que son entraîneur ne pourra jamais lui enlever : une popularité immense auprès des partisans.
St-Louis a encore tenté de le rabaisser récemment :
« Arber continue à progresser. Son temps de glace est peut-être moins haut qu’il l’était la première ou la deuxième année, quand on avait quatre défenseurs recrues. Notre profondeur en avant de lui fait que c’est la chaise qui est dedans présentement. Ce n’est pas nécessairement qu’on n’aime pas son développement. »
« Je sais que tout joueur en veut plus. Ils veulent de la quantité. Nous autres, les entraîneurs, on veut de la qualité. »
« Il doit accepter qu'il y a des défenseurs en avant de lui présentement qui sont dans une plus grosse chaise. »
St-Louis parle de chaises. Le Québec parle d’identité.
Il représente un joueur qui donne aux partisans l’impression que le Canadien ne se laissera pas marcher dessus.
Les partisans ne comprennent pas nécessairement pourquoi un joueur aussi populaire, aussi imposant et aussi unique est continuellement placé au bas de la hiérarchie.
Martin St-Louis perd la faveur du public dans ce dossier.
Plus il veut éloigner le Shérif, plus le Québec semble vouloir le rapprocher de lui.
Martin St-Louis contrôle la chaise.
Kent Hughes contrôle le contrat.
Mais le Québec contrôle le Shérif.
Et cette fin de semaine, le peuple vient de rappeler à tout le monde à quel point il l’aime.
