Colère noire de Patrik Laine: Kent Hughes lui montre la porte de sortie

Colère noire de Patrik Laine: Kent Hughes lui montre la porte de sortie

Par David Garel le 2026-02-03

Le malaise vient de franchir un nouveau seuil. Et cette fois, il fait très mal.

En soumettant Samuel Blais au ballottage, le Canadien a envoyé un message limpide à tout le monde… sauf à Patrik Laine.

Pendant quelques heures, tout pointait dans une seule direction : une place venait de s’ouvrir sur l’alignement de 23 joueurs, le chemin était dégagé, et le scénario parfait se dessinait.

Un retour au jeu contre Winnipeg, son ancienne équipe. Le club qui l’a repêché. Le dernier match avant la pause olympique. Une vitrine émotive, symbolique, humaine.

Et puis non.

Selon Eric Engels, le Canadien n’a aucune intention de faire jouer Patrik Laine demain. Pas “on verra”. Pas “c’est possible”. Non. On ne s’y attend pas. Et Engels ne parle jamais pour meubler l’espace.

Pour Laine, c’est un coup de massue. Parce que dans sa tête, et dans celle de son entourage, le ballottage de Blais n’était pas un simple geste administratif. C’était un signal.

Enfin. La confirmation que l’organisation allait arrêter de le maintenir dans une zone grise, entre santé réelle et blessure fictive. Or, ce qui vient de se produire, c’est l’inverse : le Canadien a créé de la flexibilité… sans lui donner quoi que ce soit en retour.

Le message est brutal : on ne t’active pas pour jouer. On t’active pour gérer nos chiffres.

Le club semble désormais prêt à rouler avec 22 joueurs, volontairement, afin de se donner une marge de manœuvre après la pause olympique. Une décision froide, calculée, qui peut se défendre sur papier… mais qui, humainement, est dévastatrice.

Surtout pour un joueur qui s’entraîne sans restriction depuis des semaines, qui se voyait enfin revenir, qui croyait sincèrement que ce geste allait lui offrir au moins un match.

Le résultat? Un cœur brisé.

Et autour de lui, la tension explose. Son agent est en furie. On lui avait promis que tout serait fait pour trouver une transaction avant demain, 15 h, au moment du gel des transactions.

Le temps file. Les téléphones n’ont pas livré ce qu’on avait laissé entendre. Officiellement, rien n’est mort. Officieusement, la patience s’effondre dangereusement.

Ce qui rend le tout encore plus toxique, c’est le volet public. La conjointe de Laine continue de laisser entendre, sur les réseaux sociaux, qu’un échange s’en vient. Que ça bouge. Que ça travaille.

Pendant ce temps, l’organisation agit à l’opposé, en multipliant les signaux contradictoires. Résultat : un fiasco complet de relations publiques.

D’un côté, on dit vouloir transiger Laine.

De l’autre, on refuse de le faire jouer même quand la porte est ouverte.

D’un côté, on parle de prudence.

De l’autre, on utilise son statut pour gérer l’alignement.

La question devient inévitable : est-ce que Patrik Laine a déjà disputé son dernier match à Montréal? Et pire encore : est-ce que le Canadien est en train de détruire ce qu’il reste de sa valeur, simplement pour gagner quelques jours de flexibilité?

Poser la question, c'est y répondre.

On peut comprendre la logique d’affaires. On peut comprendre la peur de faire un mauvais mouvement. Mais à ce stade-ci, ce n’est plus seulement une décision hockey. C’est une décision humaine. Et elle est en train de laisser des traces.

Il reste encore quelques heures avant le gel. Techniquement, tout peut arriver. Mais une chose est claire : le Canadien vient de rejeter Patrik Laine une fois de plus, au moment précis où il croyait, enfin, que la lumière s’allumait.

Et ça, peu importe comment on l’emballe, ça ne passera pas inaperçu.