Cole Caufield en veut à Martin St-Louis: Dany Dubé perd son calme

Cole Caufield en veut à Martin St-Louis: Dany Dubé perd son calme

Par Marc-André Dubois le 2025-03-28

Dany Dubé envoie Martin St-Louis sous l’autobus : le château de cartes s’effondre chez le CH.

Il fallait bien que ça éclate. Et c’est l'analyste du 98,5 FM, en direct sur les ondes, qui a fait sauter le couvercle de la marmite.

Fini les excuses. Fini le cirque des belles paroles. Selon Dubé, Martin St-Louis n’est tout simplement plus l’homme de la situation.

« Défensivement, ce n’est pas jojo. Six buts, deux matchs consécutifs. »

L’ancien entraîneur et analyste n’a pas seulement lancé une critique : il a directement mis en doute la capacité de Martin St-Louis à diriger une équipe en pleine course aux séries. 

Et il l’a fait avec une précision chirurgicale, en mettant le doigt sur ce qui fait le plus mal : l’avantage numérique.

Trois matchs sans le moindre but en supériorité. Une attaque massive devenue une blague dans la LNH. Et surtout, une fracture de plus en plus visible entre Cole Caufield et Patrik Laine.

Rappelons les faits : au début, tout semblait prometteur. On s’imaginait Caufield et Laine, deux francs-tireurs de luxe, former un duo explosif. 

Mais très vite, l’incompatibilité s’est imposée. La position de Laine, figée dans le cercle gauche, est tellement prévisible qu’un Pee-Wee saurait quoi faire.

 Et pendant ce temps, Cole Caufield rentre au banc frustré, les yeux dans le vide, la bouche serrée, de ne plus avoir son bureau de premier plan.

Dany Dubé a vu clair, et n’a pas hésité à nommer l’éléphant dans la pièce :

« L’avantage numérique est en panne. Et pire, le dernier but de la deuxième vague remonte au 9 février. »

Mais plus encore, il accuse Martin St-Louis d’immobilisme. Il n’ose pas casser ce qui ne fonctionne pas. Il n’ose pas séparer Caufield et Laine.

Il n’ose pas retirer Nick Suzuki de sa double présence sur les deux unités. Résultat ? Un jeu stérile, prévisible, sans âme.

« Cole Caufield ne touche pas assez à la rondelle. Il faut le dire. Il est là pour tirer, pas pour regarder. »

La frustration de Caufield est évidente. Il voulait être la vedette, le moteur offensif. Mais il est devenu un figurant dans une structure figée, pensée pour un Laine qui, lui, n’a même pas encore gagné le cœur du vestiaire.

Ce n’est pas tout. Dubé souligne aussi que les premières périodes sont catastrophiques. L’équipe dort. Elle se réveille trop tard, constamment en mode poursuite. Une signature de plus en plus fréquente de l’ère St-Louis.

La conclusion est dure, mais réaliste : Martin St-Louis ne s’adapte pas. Il s’entête avec ses idées. Il s’accroche à ses systèmes, même quand les chiffres crient le contraire.

Et pour Dubé, cela commence à coûter très cher. Trop cher. Le quatrième trio est invisible. L’avantage numérique est en ruine. Et les sourires se fanent.

Le plus inquiétant ? Martin St-Louis semble isolé. Comme s’il s’obstinait à prouver qu’il a raison, pendant que le navire prend l’eau de toutes parts.

Ce que Dany Dubé nous dit, c’est que le charme est brisé. L’aura du joueur légendaire ne suffit plus. L’argument de la pédagogie ne passe plus. La patience s’effrite. Et si Martin St-Louis ne réagit pas maintenant, il risque de tout perdre.

Parce que ce qui devait être une belle aventure est en train de virer au cauchemar.

Et Cole Caufield ? Il attend. Son regard en dit long. Il ne veut pas devenir le prochain à quitter. Mais il sait que le temps presse. Et qu’au rythme où vont les choses, la rupture semble inévitable.

Et maintenant, on comprend un peu mieux pourquoi Cole Caufield est constamment bête comme ses pieds devant les journalistes. 

On parle d’un joueur qui, il n’y a pas si longtemps, souriait à pleines dents à chaque point de presse. Mais là, plus rien. 

Pas un sourire, pas un mot de trop, juste des regards froids, un ton sec, des réponses courtes. Même les vétérans de la presse n’en reviennent pas : « C’est plus le même gars. »

Hier encore, avant même que le match ne commence, le département des communications du Canadien l’a envoyé rencontrer les journalistes.

Mauvaise idée. Ambiance glaciale. Tous les journalistes présents se sont regardés en coin : 

« Il est bête comme ses pieds. » 

Aucune envie d’être là. Aucune patience. Et on sent que ce n’est pas une mauvaise journée. C’est devenu une habitude.

Pourquoi ce changement radical d’attitude ? L’avantage numérique qui l’ignore. La frustration qui s’accumule. Le rôle de figurant qu’on lui impose, pendant que Laine monopolise les tirs et les jeux. 

Et maintenant que Dany Dubé vient d’exploser en ondes, Caufield sait qu’il n’est plus seul à penser que ça ne marche pas. Qu’il n’est plus seul à croire que St-Louis ne l’utilise pas comme il devrait.

Mais ce n’est pas tout. La mauvaise gestion des gardiens de but, un autre drame en pleine course aux séries, a aussi laissé des traces dans le vestiaire. 

Le fiasco Dobes à Philadelphie, une décision catastrophique de Martin St-Louis, a semé le doute chez plusieurs joueurs. Tout le monde le sait : il fallait donner ce match à Montembeault.

Au lieu de ça, Montembeault a été brûlé à Saint-Louis, un match qui pouvait être perdu, et Dobes a été sacrifié dans un match qu’il fallait absolument gagner. Résultat ? Défaite. Confusion. Frustration.

On entend tout. On voit tout. Les soupirs de Caufield quand on lui parle de Laine. Les regards vers le banc quand le power play stagne.

Les conversations à voix basse entre Suzuki et les adjoints.Ce n’est pas de la fiction. C’est une réalité qui se vit chaque jour dans le vestiaire du CH.

Ce que Dany Dubé a exposé publiquement, les joueurs le vivent en silence depuis des semaines. Et pour Caufield, ce mutisme imposé se transforme peu à peu en rancune.

Le pire dans tout ça ? Le silence radio de Martin St-Louis. Pas un mot sur la frustration de son jeune sniper. Pas d’ajustement. Rien. On maintient la structure. On répète les erreurs. Et on regarde la saison s’effriter.

Si le Canadien rate les séries d’ici la fin du mois, ce ne sera pas la faute des arbitres, ni du calendrier. Ce sera celle de mauvaises décisions, d’un vestiaire divisé et d’un coach qui a refusé d’écouter.

La grogne est là. Le doute aussi.

Et le sourire de Cole Caufield ? Disparu. Comme le momentum du Canadien.