Coïncidence troublante : Samuel Montembeault au centre d’une erreur coûteuse

Coïncidence troublante : Samuel Montembeault au centre d’une erreur coûteuse

Par André Soueidan le 2026-03-29

Une date. Un match. Et soudainement… tout change.

Le 6 mars.

Une défaite de 6 à 5 contre Anaheim. Un match chaotique. Un match où rien ne tient. Un match qui, sur le coup, semblait être un simple accroc dans une saison en dents de scie.

Mais avec le recul…

Ça ressemble de plus en plus à un point de rupture.

Parce que depuis ce soir-là, Canadiens de Montréal ne joue plus du tout le même hockey.

Et surtout… n’accorde plus les mêmes buts.

C’est là que le malaise commence.

Parce que ce que Anthony Martineau a soulevé est impossible à ignorer. Depuis le 17 mars, le Canadien est devenu l’une des meilleures équipes de la LNH pour les buts accordés.

Douze buts en six matchs.

Deuxième rang de toute la ligue.

Une transformation radicale.

Presque trop parfaite.

Parce que pendant des mois, le problème était clair. Trop de buts accordés. Trop d’erreurs. Trop de flottement devant le filet. Une équipe capable de marquer… mais incapable de protéger ses avances.

Et là… tout se stabilise.

Comme par magie.

Mais ce n’est pas magique.

C’est une réalité.

Une réalité qui dérange.

Parce qu’il y a un élément qui a changé.

Un seul.

Samuel Montembeault n’a pas rejoué depuis ce fameux match du 6 mars.

Pas une présence.

Pas un départ.

Rien.

Et pendant ce temps-là?

Jakub Dobes prend le filet… et gagne.

Calme. Efficace. Stable.

Pas spectaculaire. Pas chaotique.

Juste solide.

Et derrière lui, Jacob Fowler s’installe comme deuxième gardien, apportant une présence rassurante.

Résultat?

Le Canadien ne donne plus rien.

Ou presque.

Alors forcément… la question se pose.

Et elle fait mal.

À quel point le problème venait du système?

À quel point le problème venait du gardien?

Parce que pendant des mois, on a pointé le système défensif. Le fameux homme à homme. Les couvertures ratées. Les revirements.

Et oui… tout ça existe.

Mais aujourd’hui, avec les mêmes défenseurs, avec la même structure, avec les mêmes habitudes…

Les résultats ne sont plus les mêmes.

C’est là que la coïncidence devient troublante.

Parce que personne ne veut le dire directement.

Personne ne veut taper sur Montembeault.

Mais les chiffres, eux… ne mentent pas.

Le Canadien gagnait malgré ses buts accordés.

Aujourd’hui, il gagne parce qu’il n’en accorde presque plus.

Parce que la vraie erreur… elle est là.

Pas juste dans un match. Pas juste dans une performance.

Dans la gestion complète du filet depuis le début de la saison.

Parce qu’au mois d’octobre, Jakub Dobes était en feu. Une séquence dominante. Une confiance totale. Un gardien qui donnait l’impression de pouvoir s’installer.

Et malgré ça… on revenait constamment avec Samuel Montembeault.

Encore. Et encore.

Comme si on refusait d’y croire.

Comme si on freinait volontairement l’élan de Dobes.

Résultat?

On a joué dans sa tête.

On a cassé son rythme.

Et surtout… on a échappé des points.

Des points qui, aujourd’hui, valent de l’or.

Parce que maintenant que Dobes est installé… maintenant qu’il joue avec assurance… maintenant qu’il prouve qu’il est un vrai numéro un…

On réalise une chose extrêmement dérangeante.

Le Canadien avait peut-être déjà sa solution.

Mais il a attendu trop longtemps pour lui faire confiance.

Et ça change tout.

Parce que dans une course aux séries, chaque point compte. Chaque match compte. Chaque but accordé compte.

Et là, on se retrouve à se poser une question inconfortable.

Combien de points ont été laissés sur la table?

Combien de matchs auraient pu basculer?

Combien de victoires auraient pu être sauvées?

On ne le saura jamais.

Mais l’impression reste.

Et elle est lourde.

Parce que pendant que Montembeault regardait ses coéquipiers tenter de compenser…

Aujourd’hui, ces mêmes coéquipiers jouent avec une confiance nouvelle.

Moins de panique.

Moins de chaos.

Moins de buts accordés.

Et surtout… plus de constance.

Ce n’est pas une attaque.

C’est un constat.

Un constat qui arrive au pire moment pour Montembeault.

Parce qu’au moment où l’équipe se stabilise…

Lui disparaît.

Complètement.

Et dans la LNH, il n’y a rien de plus cruel que ça.

Parce que quand une équipe commence à gagner sans toi…

La question n’est plus “quand vas-tu revenir?”

La question devient…

“As-tu encore ta place?”

Et aujourd’hui, la réponse n’est plus aussi évidente qu’avant.

Parce que le Canadien a trouvé quelque chose.

Un équilibre.

Une stabilité.

Un gardien numéro un.

Et tout ça… sans lui.

La coïncidence est peut-être troublante.

Mais elle est surtout…

Implacable.

Ouch…