Pendant que tout le Québec retient son souffle pour la finale olympique, un autre dossier est en train de s’envenimer loin des projecteurs, et celui-là pourrait frapper Montréal plus vite que prévu, parce que selon David Pagnotta, Jordan Kyrou aurait clairement indiqué aux St. Louis Blues qu’il serait ouvert à une transaction, ce qui change complètement le ton à l’approche du 6 mars.
David Pagnotta: Re Jordan Kyrou: There are teams that wouldn't mind prying him...whether that's Seattle or Montreal that tried in the summer...maybe they circle back, or another team that's looking, a Toronto or whomever - Daily Faceoff Live (2/19)
— NHL Rumour Report (@NHLRumourReport) February 21, 2026
Ce n’est plus une simple rumeur d’été.
Ce n’est plus un murmure.
C’est un signal.
Un vrai.
Parce qu’un joueur de 27 ans, sous contrat à 8,125 millions par saison jusqu’en 2031, ne “s’ouvre” pas à un échange pour le plaisir de tester l’air du marché, surtout quand son équipe est 31e dans la LNH et que la saison est pratiquement coulée.
Ça veut dire quelque chose.
Ça veut dire que le vestiaire a changé.
Ça veut dire que la direction écoute.
Et quand la direction écoute, les téléphones chauffent.
Kyrou, c’est de la vitesse pure, c’est un ailier droit naturel capable de transformer une sortie de zone en occasion dangereuse en deux enjambées, c’est un joueur qui a frôlé les 40 buts à deux reprises et qui, dans un contexte stable, produit autour de 70 points par saison, ce qui n’est pas le profil d’un joueur que tu liquides pour rien.
Cette année, il a 13 buts et 19 passes en 47 matchs.
Ce n’est pas son prime.
Mais c’est aussi dans une équipe qui s’effondre.
Et parfois, un changement d’air suffit.
Maintenant, parlons du Canadien.
Parce que le Canadiens de Montréal a un problème évident sur son premier trio, et tout le monde le voit.
La chimie entre Nick Suzuki et Cole Caufield est intacte, presque télépathique, mais le flanc droit est instable depuis des mois, et malgré les essais répétés de Kirby Dach, la réalité demeure la même : le rythme ne colle pas, l’explosion manque, la menace constante n’est pas là.
Ça ne fonctionne pas.
Pas assez.
Pas pour une équipe qui veut avancer.
Depuis que Slafkovský s’est installé sur la deuxième ligne avec Demidov et Kapanen, la première unité a perdu une dimension physique et verticale qui forçait les défenses à reculer, et Suzuki se retrouve trop souvent à ralentir le jeu au lieu d’attaquer en vitesse.
Kyrou changerait ça immédiatement.
C’est ça, le fit.
Suzuki est un cerveau.
Caufield est un sniper.
Kyrou serait le moteur.
Et c’est exactement ce qui manque.
Évidemment, ça coûte cher.
8,125 millions jusqu’en 2031, ce n’est pas une petite décision.
C’est un engagement organisationnel.
C’est dire que la reconstruction est terminée et qu’on accélère pour vrai.
Et si Montréal décide d’aller au bout de cette logique, le prix ne sera pas symbolique.
Un scénario circule déjà.
Kirby Dach.
Un choix de première ronde.
Contre Kyrou.
C’est spéculatif.
Mais au sens du hockey, ça se tient.
Saint-Louis récupère un jeune centre à relancer et un actif premium.
Montréal solidifie son top-6 immédiatement.
La vraie question, ce n’est pas le talent.
La vraie question, c’est le timing.
Suzuki entre dans son prime.
Caufield est établi.
Demidov arrive.
La fenêtre s’ouvre tranquillement.
Rester patient trop longtemps devient un risque.
Et si Kyrou est réellement prêt à bouger, si les Blues sont prêts à écouter, si Montréal décide que le moment est venu d’ajouter une pièce structurante au lieu d’un complément temporaire…
Alors ce dossier pourrait exploser très vite.
La finale occupe les manchettes aujourd’hui.
Mais dès que les Jeux seront terminés, la LNH va reprendre.
Et ce dossier-là ne dormira pas.
Pas cette fois.
Le téléphone de Kent Hugues va être actif d'ici le 6 mars...
À suivre...
