Choc en coulisses : Marc Bergevin revient dans le portrait… Kent Hughes doit répondre

Choc en coulisses : Marc Bergevin revient dans le portrait… Kent Hughes doit répondre

Par William Petit Lemay le 2026-03-23

À Nashville, les choses bougent vite.

Très vite.

Depuis l’annonce que Barry Trotz ne conserverait pas son poste de directeur général, les Predators ont enclenché un processus accéléré pour trouver leur prochain homme fort. Contrairement à plusieurs équipes qui attendent la fin de la saison pour prendre des décisions majeures, Nashville a pris les devants.

Résultat?

Ils sont seuls sur le marché.

Et ça leur donne un avantage énorme.

Depuis quelques jours, les entrevues s’enchaînent. Des noms bien connus circulent. Des profils d’expérience. D’autres plus jeunes, plus modernes. Mais un nom refuse de disparaître des discussions.

Marc Bergevin.

Selon Elliotte Friedman, il aurait bel et bien passé une entrevue pour le poste. Les détails restent flous — rencontre en personne ou virtuelle, discussion rapide ou approfondie — mais une chose est certaine : il est dans le portrait.

Et ça, ça change tout.

Parce que Bergevin, ce n’est pas un candidat comme les autres.

C’est un ancien DG du Canadien de Montréal. Un homme qui a dirigé l’une des organisations les plus exigeantes du sport pendant près d’une décennie.

Et surtout… un homme qui divise encore aujourd’hui.

Son passage à Montréal a laissé une trace.

Une grosse.

D’un côté, il y a les bons coups. L’acquisition de Nick Suzuki. Le repêchage de Cole Caufield. Une présence constante en séries pendant plusieurs années. Et surtout, cette fameuse finale de la Coupe Stanley en 2021, contre toute attente.

@rds.ca Il y a deux ans jour pour jour, Artturi Lehkonen marquait le but qui envoyait le CH en finale de la coupe Stanley pour la première fois depuis 1993🎉 #canadiens #saintjean #hockey #lnh #stanley ♬ son original - RDS

Un parcours magique.

Un moment que personne n’oubliera.

Mais de l’autre côté…

Il y a les décisions difficiles à défendre.

Des contrats lourds. Des paris risqués. Une gestion salariale qui a fini par étouffer l’équipe. Des mouvements faits dans l’urgence, dans une tentative de prolonger une fenêtre qui se refermait déjà.

Et c’est ça, le legs Bergevin.

Un mélange de flair… et de chaos.

Un DG capable de coups d’éclat, mais aussi de décisions qui laissent des cicatrices pendant des années.

Depuis son départ du Canadien, Bergevin a poursuivi son parcours dans la LNH en occupant des rôles de conseiller avec les Kings de Los Angeles, avant de rejoindre les Sabres de Buffalo à titre d’adjoint au directeur général, preuve qu’il est toujours bien ancré dans les hautes sphères du hockey.

C’est précisément ce qui rend sa candidature à Nashville aussi intrigante.

Parce que la vraie question n’est pas seulement de savoir s’il aura le poste.

C’est de savoir quelle version de Marc Bergevin on verrait.

Celle du bâtisseur audacieux?

Ou celle du gestionnaire sous pression?

Et c’est là que la comparaison avec Kent Hughes devient inévitable.

Depuis son arrivée à Montréal, Hughes a complètement changé la philosophie de l’organisation. Moins de décisions impulsives. Plus de patience. Plus de vision à long terme.

Il a accepté de repartir à zéro.

De bâtir autrement.

Avec des jeunes. Avec du talent brut. Avec une structure moderne.

Et aujourd’hui, les résultats commencent à apparaître.

Le Canadien est en pleine progression. L’équipe est excitante. L’identité est claire.

Là où Bergevin tentait de prolonger une fenêtre fragile, Hughes a décidé de la reconstruire complètement.

Deux visions.

Deux approches.

Deux façons de gérer une organisation.

Et maintenant, possiblement… deux trajectoires qui pourraient se recroiser indirectement.

Parce que si Bergevin obtient le poste à Nashville, il aura une occasion en or.

Une deuxième chance.

Une opportunité de prouver que Montréal n’était pas une finalité… mais une étape.

Qu’il a appris.

Qu’il a évolué.

Qu’il peut encore être un DG dominant dans la LNH.

Et inévitablement, les comparaisons vont revenir.

Chaque décision.

Chaque transaction.

Chaque signature.

Tout sera analysé.

Comparé.

Pesé.

Face à ce que Kent Hughes est en train de bâtir à Montréal.

C’est ça, le vrai enjeu.

Pas une rivalité directe.

Mais une rivalité silencieuse.

Une question qui va planer dans les coulisses de la ligue :

Et si Bergevin réussissait ailleurs?

Et si, dans un nouveau contexte, avec une nouvelle organisation, il prouvait qu’il est encore capable de mener une équipe au sommet?

Pour l’instant, rien n’est confirmé.

Le processus suit son cours.

D’autres candidats sont dans la course.

Et Nashville pourrait décider de tourner la page avec un profil complètement différent.

Mais une chose est sûre.

Le nom de Marc Bergevin est de retour dans la conversation.

Et juste ça…

C’est déjà suffisant pour faire réagir.

La suite?

On la connaîtra bientôt.

Ou peut-être jamais.