Le dossier des gardiens du Canadien de Montréal commence à se régler de lui-même, et Samuel Montembeault sera celui qui devra payer le prix de la congestion devant le filet.
Évidemment.
Nous sommes le 24 août. La saison régulière commencera dans 36 jours, le camp des recrues s’amorcera dans environ deux semaines et le véritable camp d’entraînement suivra une semaine plus tard.
Le temps commence donc à manquer pour Kent Hughes. Et selon ce qui circule actuellement, le plan du Canadien serait de conserver Jacob Fowler à Montréal avec Jakub Dobeš, tandis que Montembeault deviendra l’homme de trop.
Au fait... il est déjà l'indésirable depuis des lunes.
Ce scénario n’est pas sorti de nulle part. The Hockey News identifie Montembeault comme l’un des gardiens les plus susceptibles d’être échangés, notamment parce que son contrat de 3,15 M$ devient difficile à justifier si l’organisation considère Dobeš et Fowler comme ses deux meilleures options.
Sa dernière saison n’a évidemment pas aidé sa valeur : Montembeault a terminé avec une fiche de 10-8-4, une efficacité de ,872 et une moyenne de 3,43 buts par match en 25 rencontres.
Personne n'en veut sur le marché.
Le Canadien doit prendre une décision. Garder Montembeault comme troisième gardien n’a pratiquement aucun sens. Envoyer Fowler à Laval uniquement pour conserver Montembeault serait encore plus difficile à défendre si l’état-major estime réellement que le jeune Américain donne une meilleure chance au club de gagner.
Le développement de Fowler est important, mais la priorité demeure le Canadien de Montréal. Si Fowler peut être un meilleur deuxième gardien que Montembeault, il doit jouer à Montréal.
Montembeault n’a plus de pouvoir dans sa vie professionnelle.
Il lui reste une année à son contrat et sa valeur sur le marché est actuellement faible. Une équipe qui l’acquiert doit absorber 3,15 M$ pour un gardien qui sort d’une saison horrible et qui deviendra joueur autonome l’été prochain. Ce n’est pas exactement le genre d’actif pour lequel les directeurs généraux vont se battre.
The Hockey News estime justement que sa valeur est au plus bas. Le journaliste Michael DeRosa l’a placé parmi les gardiens à surveiller sur le marché des transactions, tout en soulignant que Montréal pourrait avoir de la difficulté à obtenir un retour important.
Et voilà pourquoi le ballottage devient une véritable possibilité.
Si Kent Hughes ne trouve pas de partenaire dans les prochaines semaines, Montréal déciderait de placer Montembeault au ballottage et de l’envoyer à Laval s’il n’est pas réclamé. Ce serait une chute spectaculaire pour un gardien qui, il n’y a pas si longtemps, était considéré comme le numéro un du Canadien.
Il faut toutefois surveiller Columbus.
Les Blue Jackets viennent de perdre Elvis Merzlikins pour une période indéterminée après une opération à une épaule. L’organisation a confirmé qu’il sera réévalué dans quelques semaines, sans fournir de date de retour. Jet Greaves demeure le numéro un, mais les Blue Jackets veulent trouver un numéro deux alors que Pheonix Copley est un gardien de la ligue américaine qui n'a pas la confiance du club.
Sur papier, Montembeault pourrait donc devenir une solution pour les Blue Jackets.
Sam est devenu l'option du désespoir.
Et pourtant, il fait son capricieux : Montembeault ne veut pas revivre un ménage à trois.
On peut comprendre sa frustration. Trois gardiens, trois horaires à gérer, trois joueurs qui veulent jouer régulièrement. Mais le problème est qu’aujourd’hui, Montembeault n'a pas le droit de fairee sa diva.
Dobeš a gagné sa place de numéro un. Fowler est un stud. Et Montembeault est un moins que rien aux yeux de Kent Hughes et Jeff Gorton.
C’est peut-être la partie la plus cruelle de cette histoire.
Ses caprices de bébé gâté ont irrité les dirigeants du CH au plus haut point.
Cela aurait facilité leur décision de l'envoyer au ballottage si une transaction n'est pas possible.
Se retrouver au ballottage avant de prendre l’autobus vers Laval si personne ne le réclame... disons que ça va le faire réfléchir sur son attitude de princesse.
Montembeault voulait éviter de se retrouver dans une situation où il devait partager son poste. Il va finalement perdre complètement son poste à Montréal.
Le Canadien n’a toutefois aucun intérêt à l’humilier. Mais le ballottage deviendra la seule solution tellement il pue au nex des autres DG.
Samuel Montembeault n’est plus seulement menacé de perdre son poste. Il est maintenant menacé de perdre sa dignité.
