C’est terminé pour Matthew Tkachuk et les Panthers de la Floride

C’est terminé pour Matthew Tkachuk et les Panthers de la Floride

Par David Garel le 2026-02-06

Jeudi soir, dans une défaite de 6-1 contre les Lightning de Tampa Bay, les Panthers de la Floride n’ont pas simplement perdu un match.

Ils ont confirmé officiellement la mort de leur dynastie.

La bagarre générale déclenchée par Matthew Tkachuk, le combat avec Brandon Hagel, l’expulsion de Paul Maurice, puis la blessure du gardien Daniil Tarasov ne sont que des symptômes.

La vraie cause est beaucoup plus simple :

Bill Zito a figé un noyau trop vieux, trop cher, trop magané et il a hypothéqué l’avenir pour prolonger artificiellement une fenêtre déjà en train de se fermer.

On va mettre ça clair.

Après la Coupe Stanley, Zito a paniqué.

Pas paniqué par peur... paniqué par amour.

Il est tombé amoureux de son groupe. Il a voulu garder tout le monde. Il a sorti le chéquier comme si le plafond salarial n’existait pas.

Aujourd’hui, la Floride est coincée avec un alignement rempli de contrats lourds, à long terme, signés à des joueurs déjà rendus à la trentaine.

Voici la réalité, ligne par ligne :

Le noyau offensif (argent réel, pas du rêve)

Aleksander Barkov : 10 M$ par saison, encore 4 ans (jusqu’à ses 34 ans)

Sam Reinhart : 8,625 M$ par saison, signé jusqu’en 2031 (31 à 36 ans)

Sam Bennett : 8 M$ par saison, jusqu’en 2033 (30 à 37 ans)

Carter Verhaeghe : 7 M$ par saison, jusqu’en 2032 (31 à 37 ans)

Brad Marchand : 5,25 M$ par saison, jusqu’en 2031 (38 à 43 ans)

Matthew Tkachuk : 9,5 M$ par saison, encore 6 ans

Juste ces six joueurs-là mangent 48,375 millions du plafond salarial.

À eux seuls.

Et on n’a même pas parlé des défenseurs.

La ligne bleue

Aaron Ekblad : 6,1 M$, jusqu’en 2032 (30 à 37 ans)

Seth Jones : 9,5 M$, jusqu’en 2030 (31 à 36 ans)

Jones, acquis des Blackhawks, coûte à lui seul près de 10 M$ par année et il est déjà blessé.

Ekblad est déjà ralenti.

Ajoute ça ensemble, et tu arrives à ceci :

Huit joueurs = environ 64 millions de dollars.

Sur un plafond salarial d’environ 88 M$.

Ça veut dire quoi?

Ça veut dire que les Panthers dépensent près de 73 % de leur masse salariale sur huit joueurs, dont la majorité ont dépassé ou approchent la trentaine avancée.

C’est suicidaire dans la LNH moderne.

Parce qu’avec ce genre de structure :

Tu n’as plus de profondeur.

Tu n’as plus de flexibilité.

Tu n’as plus de capacité de correction.

Tu ne peux plus absorber les blessures.

Et devine quoi?

Les blessures sont arrivées.

Barkov est absent pour la saison.

Tkachuk a pratiquement tout manqué.

Marchand est magané.

Seth Jones est sur la liste des blessés.

Ce n’est pas de la malchance.

C’est le prix réel de trois printemps consécutifs à jouer 95-100 matchs.

Les Panthers sont brûlés.

Mais Zito ne s’est pas contenté de surpayer ses vétérans.

Il a aussi sacrifié l’avenir.

Les choix de repêchage : vide...

Le premier choix 2026 appartient aux Blackhawks de Chicago (transaction Seth Jones).

S’il est protégé, il devient un choix 2027.

Le premier choix suivant est conditionnellement à Boston dans l’échange Marchand.

Possiblement aucun choix de premier tour avant 2028.

Aucun bassin d'espoirs.

Aucune relève.

Aucun jeune elite qui pousse.

Tout est investi dans un noyau vieillissant.

Et pendant ce temps, la Floride est aujourd’hui :

À 8 points d’une place en séries.

Avec 5 équipes à dépasser.

Et seulement 25 matchs à jouer

Statistiquement, c’est presque terminé.

Alors jeudi, quand Tkachuk provoque une mêlée inutile alors que le pointage est déjà 4-0, ce n’est pas du caractère.

C’est un cri de détresse.

Quand Maurice explose sur le banc et se fait expulser, ce n’est pas de la passion.

C’est un coach qui sait que son groupe est vidé.

Quand Tampa marque deux fois en avantage numérique pendant que la Floride distribue des coups, tu vois exactement où en sont les deux organisations.

Les Lightning jouent au hockey.

Les Panthers jouent au dur.

Tu ne prouves pas que ta dynastie est vivante en lançant les poings.

Tu le prouves en gagnant des matchs en février.

La pause olympique arrive.

Elle va donner du repos.

Mais elle ne va pas : rajeunir Bennett, accélérer Marchand, réparer Ekblad, effacer 64 M$ de contrats lourds, ramener les choix de repêchage.

Les Panthers sont coincés.

Bill Zito a gagné ses Coupes. Il mérite le respect pour ça.

Mais il a aussi figé un noyau trop vieux, trop cher, trop magané.

Il a choisi l’émotion après la Coupe Stanley.

Il a signé tout le monde.

Il a vidé l’avenir.

Et maintenant, la facture arrive.

Jeudi soir n’était pas un accident.

La dynastie des Panthers de la Floride est morte.

Et ce n’est certainement pas en jouant au matamore qu’ils vont réussir à nous faire croire le contraire.