C'est fini pour Phil Danault

C'est fini pour Phil Danault

Par David Garel le 2026-01-15

Les fans des Kings avaient raison : Phillip Danault est fini... à la corde...

Et surtout, il est en train de coûter cher au Canadien

À un moment donné, il faut arrêter de se raconter des histoires. Les fans des Kings de Los Angeles l’avaient dit. Ils l’avaient répété. Ils s’étaient fait rire au nez.

Aujourd’hui, le Canadien de Montréal est en train de vivre exactement ce qu’ils décrivaient : un Phillip Danault qui n’avance plus, qui panique avec la rondelle, qui arrive toujours une fraction de seconde trop tard… et qui se retrouve constamment du mauvais côté du tableau.

La défaite de 5-3 à Buffalo n’est pas un accident isolé. C’est un résumé parfait du problème Danault. Différentiel de -2, directement impliqué sur le but gagnant, une gestion de rondelle catastrophique dans un moment critique, et cette fameuse séquence où, au lieu de protéger la rondelle ou de la sortir intelligemment, il la “kicke” en panique vers Lane Hutson, exactement comme un joueur qui n’a plus confiance dans ses jambes ni dans son timing.

Ce qui nous saute aux yeux, c'est qu'il est tellement mou sur la séquence.

On peut bien chialer sur la pénalité non appelée. Oui, il y avait matière à débat. Mais c’est là que les vétérans sont jugés : tu dois être capable de mieux gérer la situation avant même que l’arbitre entre dans l’équation. Danault ne l’a pas fait. Il a paniqué. Et le Canadien a payé.

Et ce n’est pas un cas isolé. Regardez ses derniers matchs. Ils sont impitoyables.

Buffalo : défaite 5-3, -2, impliqué sur le but gagnant

Washington (défaite en prolongation) : différentiel neutre, mais invisible.

Vancouver (victoire 6-3) : -2, même dans un match gagné

Détroit : défaite 4-0, -1

Floride : -1

Ce n’est pas une mauvaise soirée. C’est une tendance. Match après match, Danault se retrouve dans le négatif, incapable de fermer le jeu au moment où ça compte vraiment. Le mythe du centre “sécuritaire” est en train de s’effondrer.

Sa lenteur sur glace nous donne mal au coeur. Danault a tout simplement le pire coup de patin de toute l'équipe.

Et offensivement? Il n’y a même plus de débat. Il n’apporte rien. Pas de vitesse. Pas de transition. Pas de menace.

Le gars n'est même pas capable d'acheter un but.

À Buffalo, il termine la soirée à 45 % aux mises au jeu. On est loin du cliché du spécialiste qui compense tout le reste. Même cet argument-là commence à s’effondrer.

C’est exactement ce que disaient les partisans de Los Angeles :

Il a perdu un pas, il n’est plus capable de suivre le rythme, il devient un problème dès que le jeu s’accélère, il panique sous pression.

La réalité est que c'est fini pour Ti-Phil. Il n'est plus un joueur régulier de la LNH. Le problème est qu'il est signé à 5,5 M$ par année... jusqu'en 2027...

À Montréal, on a voulu croire que c’était contextuel. Que c’était le système des Kings. Que c’était l’environnement. Mais le jeu ne ment jamais. Et quand les jambes ne suivent plus, tout le reste s’écroule : les lectures arrivent en retard, les couvertures sautent, les décisions deviennent précipitées.

Le plus grave dans tout ça, c’est le prix payé. Le Canadien n’a pas donné un “petit” choix. Il a donné un choix de deuxième ronde élevé (autour du 40e rang en ce moment(, un actif précieux dans une organisation qui prétend construire à long terme. Aujourd’hui, ce choix-là commence déjà à peser lourd. Très lourd.

Parce qu’à quoi sert Phillip Danault, concrètement, quand les blessés vont revenir? (Jake Evans, Kirby Dach, Patrik Laine, Alex Newhook).

On ne voit tout simplement pas où il peut s’insérer durablement dans l’alignement quand tout le monde sera en santé. Et ce n’est pas une question de respect ou de réputation. C’est une question de rendement.

Les fans des Kings disaient : “Préparez-vous.” Les fans du CH les traitaient de "haters".

Aujourd’hui, ce sont les chiffres, les séquences et les défaites qui parlent.

Et ils disent tous la même chose :

Phillip Danault est en train de devenir un problème… dans une transaction que le Canadien n’avait pas le droit de perdre.

La vraie question, maintenant, ce n’est plus de savoir s’il a été malchanceux à Buffalo.

La vraie question, c’est : combien de matchs encore avant qu’on admette que les Kings avaient vu juste?