Cayden Primeau à Philadelphie: John Tortorella envoie un dur message à Daniel Brière

Cayden Primeau à Philadelphie: John Tortorella envoie un dur message à Daniel Brière

Par Marc-André Dubois le 2025-03-26

Depuis quelques jours, une onde de choc secoue les Flyers de Philadelphie. L’entraîneur-chef John Tortorella a fait ce que peu d’hommes de hockey osent faire : pointer du doigt son directeur général, Daniel Brière, en pleine saison, pour l’absence de solution devant le filet.

Et dans la tempête qui a suivi cette déclaration cinglante, un nom s’est mis à résonner avec insistance dans les rues de Philadelphie : Cayden Primeau.

Oui, le fils de l’icône de Philadelphie, Keith Primeau. Oui, celui que les Canadiens de Montréal ont rétrogradé à Laval.

Oui, celui que personne n’a osé réclamer au ballottage… mais qui, aujourd’hui, fait battre le cœur des partisans des Flyers.

Tout a commencé lors d’une entrevue avec NBC Sports, où John Tortorella, sans filtre comme à son habitude, a lancé un véritable cri du cœur.

« On ne gagne pas dans cette ligue sans un bon gardien. Ce n’est pas bon en ce moment. »

Et d’enfoncer le clou, en revenant sur l’absence de Carter Hart, suspendu à une enquête judiciaire qui a mis fin brutalement à sa saison :

« Si on avait eu Carter Hart toute l’année dernière, on fait les séries avec six ou sept points d’avance. »

Ce qu’il ne dit pas, mais que tout le monde a compris : il voulait un gardien. Il n’en a pas reçu. Et maintenant, il demande des comptes.

“Soyons honnêtes, les choses ont pris une tournure vraiment étrange quand nous avons perdu Carter. Mais cela étant dit, nous avions discuté cet été de la situation avec Carter et nous nous doutions que quelque chose allait se passer, n’est-ce pas ?

Nous devons être honnêtes à ce sujet, ce n’est pas une situation idéale pour notre équipe lorsque nous l’avons perdu. Mais nous savions. Nous aurions dû nous préparer” 

Depuis le début de la saison, les gardiens des Flyers – Samuel Ersson, Ivan Fedotov et Aleksei Kolosov – affichent un désolant taux d’efficacité combiné de ,873, bon dernier dans la LNH.

Ersson peine à maintenir le cap. Fedotov, de retour de Russie, n’a jamais trouvé ses repères. Et Kolosov, qui a hésité à quitter la KHL pour s’installer en Amérique, a le mal du pays.

Et Tortorella la savait. Il avait même "callé" son DG en début d'année:

“Nous avons une toute nouvelle situation au niveau des gardiens cette année. Ça me fait vraiment peur, parce que c’est la première fois que Samuel Ersson est vraiment le gars. Autant j’aime sa force mentale, autant je ne sais pas comment ça va se passer.”

On connaît la suite. Les gardiens se sont écroulés. Et aujourd'hui, la patience s’effondre, la pression monte, et le DG Daniel Brière ne peut plus reculer.

Or, c’est ici que le nom de Cayden Primeau refait surface.

À Philadelphie, Cayden Primeau n’est pas un inconnu. Il est le fils de Keith Primeau, ancien capitaine légendaire des Flyers.

Le numéro 25 a marqué l’histoire de l’équipe par sa fougue, son leadership et son dévouement. À Philadelphie, on n’oublie pas ce genre de joueur.

Et voilà que son fils, formé dans l’organisation du CH, semble être à un carrefour de sa carrière. Non réclamé au ballottage, rétrogradé à Laval, mais flamboyant depuis son retour é

Le problème, c’est que Daniel Brière a effectivement approché le Canadien de Montréal pour discuter d’un éventuel échange.

Mais Kent Hughes a été clair : hors de question de faire mal au Rocket de Laval qui est prétendant pour gagner la Coupe Calder.

Et si Primeau continue de briller dans la AHL, Hughes pourra le transiger cet été? Pas vraiment, car Primeau sera agent libre avec compensation et le CH ne lui soumettra pas d'offre qualificative.  

Pendant ce temps, Cayden Primeau, de son côté, marche sur l’eau. Mais il ne se gêne pas pour rappeler son ressentiment envers l’organisation du CH.

Avant même sa rétrogradation, il avait critiqué le manque d’occasions offertes à Montréal :

« Je n’ai pas joué beaucoup ces deux dernières années. J’avais besoin de rythme. »

Et depuis Laval, il a poursuivi dans la même veine :

« Tu peux t’entraîner autant que tu veux, mais il n’y a rien comme jouer. »

Sans jamais nommer Martin St-Louis, tout le monde a compris qu’il lui faisait porter une bonne partie du blâme.

Un retour à Philadelphie… écrit dans les étoiles?

Aujourd’hui, Primeau répète qu’il se concentre sur son jeu, qu’il veut simplement retrouver le plaisir. Mais ceux qui lisent entre les lignes savent qu’il rêve d’un nouveau départ.

Et quoi de plus logique que Philadelphie?

Il l’a dit lui-même, dans une entrevue passée :

« C’est là que mon rêve a commencé. J’ai grandi en regardant les Flyers. Représenter cette équipe serait incroyablement spécial pour moi. »

Tortorella exige un gardien. Les Flyers sont en chute libre. Et Primeau est disponible. Que manque-t-il à l’équation?

Les Flyers ont besoin d’un gardien. Pas dans six mois. Maintenant.

Et Cayden Primeau, que personne ne voulait il y a un mois, est soudainement au centre de toutes les discussions.

Il porte un nom qui résonne à Philadelphie. Il est jeune, il est motivé, il a des choses à prouver, et il est prêt à tourner la page.

Tortorella en a assez des excuses. Brière ne peut plus se permettre d’attendre. Et si Montréal refuse toujours de transiger dans la division, l’été prochain pourrait bien être celui où l’enfant prodige rentre à la maison.

Car Philadelphie n’a pas oublié Keith Primeau.

Et Cayden est prêt à écrire le prochain chapitre.