Pauvre Patrick Roy. Le pire scénario lui tombe sur la tête.
Parce que pendant qu’il apprend qu’il est congédié, pendant que tout s’écroule autour de lui, pendant qu’il quitte un vestiaire qu’il n’a pas réussi à sauver… une autre nouvelle tombe.
Une nouvelle qui frappe encore plus fort.
Les Canadiens de Montréal sont officiellement qualifiés pour les séries.
On s’est ennuyés
— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) April 5, 2026
Missed you#GoHabsGo pic.twitter.com/lb5MxW6cxG
Le même jour.
Le même moment.
Le pire scénario possible.
On accède à nouveau aux séries de la coupe Stanley!
— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) April 5, 2026
We are headed back to the Stanley Cup Playoffs!#GoHabsGo pic.twitter.com/YLoICbMREM
Parce que cette qualification-là, elle ne tombe pas du ciel. Elle vient valider un projet. Elle vient confirmer une direction. Elle vient donner raison à un homme.
Martin St-Louis.
Et c’est là que ça devient cruel.
Parce que cette rivalité, elle est réelle. Elle est ancrée dans l’opinion publique québécoise depuis des mois. Deux visions. Deux styles. Deux façons de voir le hockey. D’un côté, Roy, le feu, l’intensité, l’exigence brute. De l’autre, St-Louis, la pédagogie, la connexion, la confiance.
Et pendant longtemps, une partie du Québec n’avait qu’une idée en tête : voir Roy à Montréal.
On disait qu’il était l’homme de la situation.
Qu’il ferait avancer la reconstruction plus vite.
Qu’il donnerait une identité plus dure, plus tranchante, plus « séries ».
On doutait de Martin St-Louis.
On le trouvait trop doux.
Trop patient.
Pas assez « Roy ».
Aujourd’hui?
Le verdict est brutal. Surtout après avoir vu "Casseau"... aussi brisé hier:
Look, the players deserve blame just as much as Roy.
— Rob Taub (@RTaub_) April 5, 2026
However, you can’t say what he said in the clip below just two days ago after his team no-showed the biggest game of the season and the two previous ones before that.
It’s completely unacceptable.#Isles pic.twitter.com/fGgpa1IKx8
Pendant que Patrick Roy perd son emploi, Martin St-Louis amène son équipe en séries.
Pas dans la douleur.
Pas en survivant jusqu’au dernier match.
Non.
Avec une poussée solide. Une séquence convaincante. Une équipe qui joue avec confiance, avec cohésion, avec une identité claire.
Et ça, c’est une claque.
Une vraie.
Parce que ce n’est pas juste une qualification. C’est un message.
Un message que la voie choisie par les Canadiens de Montréal fonctionne.
Que la patience paie.
Que la culture installée tient.
Que les joueurs adhèrent.
Et surtout, que le coach est en train de gagner son pari.
Pendant ce temps, Roy regarde ça de l’extérieur.
Lui qui aurait voulu être là.
Lui que plusieurs voyaient déjà derrière ce banc.
Lui qui, aujourd’hui, doit encaisser le contraste le plus violent possible.
C’est ça, le hockey.
Une ligue où tout peut basculer en quelques heures.
Où une carrière peut vaciller pendant qu’une autre prend son envol.
Et pour Patrick Roy, le timing n’aurait pas pu être pire.
Parce qu’au-delà du congédiement, au-delà de la déception, au-delà des questions…
Il y a cette image.
Martin St-Louis célébrant une qualification.
Et lui, quittant en silence.
C’est plus qu’un revers.
C’est un rappel brutal que, dans cette ligue, les débats se règlent sur la glace.
Et en ce moment, le gagnant est clair.
