Cauchemar pour Félix Séguin: il a tout perdu

Cauchemar pour Félix Séguin: il a tout perdu

Par David Garel le 2026-04-10

Le cauchemar devient complet pour Félix Séguin.

Pendant des jours, il en a parlé. Il a insisté. Il a construit l’attente autour du 50e de Cole Caufield. Il en a fait un événement, parfois trop, au point d’agacer une partie du public. Et dans sa tête, c’était clair : le moment parfait, c’était samedi. Le samedi soir. Le grand rendez-vous. Le théâtre idéal pour un call marquant, pour SON moment.

Mais le hockey, lui, n’attend personne.

Caufield l’a marqué jeudi.

Et c’est Pierre Houde qui était au micro.Et là, tout bascule.

Parce que ce but-là, ce n’était pas juste un 50e. C’était une libération. Un poids énorme qui tombe des épaules d’un joueur qui l’a lui-même admis :

“Je sentais parfois que ça ne viendrait jamais.”

Une tension visible, une frustration qui montait, un stress qui s’accumulait match après match.

Et quand c’est finalement arrivé…

Houde a livré ce que plusieurs décrivent déjà comme un call d’anthologie.

Le timing est impitoyable.

D’un côté, Séguin qui martelait l’histoire, qui voulait la construire, qui espérait être celui qui allait la raconter.

De l’autre, Houde qui arrive, au bon moment, sans en faire trop… et qui signe LE moment.

Et c’est ça qui fait mal.

Parce que tout ce que Séguin essayait de créer pendant des jours… Houde l’a capturé en quelques secondes.

De Maurice, à Boom Boom, à Guy, à Steve, à Pierre, à Stéphane, à Cole. Le flambeau est passé. 50 buts!

Wow. Naturellement.

Sans forcer.

Et pendant que le Centre Bell explosait, que les 20 000 partisans criaient, que Martin St-Louis parlait de fierté, que toute l’organisation savourait ce moment historique…

Sur les réseaux sociaux, une autre réalité se dessinait.

Une comparaison brutale.

“Imagine si c’était Séguin…”

“Houde, c’est juste parfait.”

“C’est pour ça que c’est lui la voix du hockey.”

Et là, pour Séguin, c’est le pire scénario possible.

Non seulement il se fait critiquer pour en avoir trop fait…

Mais en plus, il manque le moment qu’il préparait.

Il faut aussi rappeler à quel point la situation s’est envenimée quelques jours plus tôt, quand Félix Séguin s’était mis à marteler le nom de Cole Caufield à chaque présence, à chaque montée, à chaque lancer.

Le 50e but devenait une obsession en ondes, au point où plusieurs téléspectateurs n’entendaient plus le match… seulement l’attente.

Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate et brutale.

Ce n’était plus une simple critique, c’était une fatigue collective, une impression que le moment était surjoué, étiré, presque forcé.

Et c’est là que le contraste devient cruel. Parce que pendant que Séguin insistait, répétait, amplifiait l’importance du moment jusqu’à irriter une partie du public… le but est finalement arrivé dans un tout autre contexte, capté par une autre voix, sans surcharge, sans insistance.

Ce que Séguin voulait construire comme un grand moment s’est retourné contre lui. Aux yeux de plusieurs, il n’avait pas laissé respirer l’événement. Et quand celui-ci s’est enfin produit, sans lui, la e dégoût pour Séguin s'est confirmé : trop en faire peut finir par tout gâcher.

Parce que dans ce métier-là, il y a des instants qui définissent une carrière.

Et celui-là, il ne l’aura pas.

Pendant que Cole Caufield disait, soulagé, “Je suis content que ce soit fini. Maintenant, on peut retourner au travail”…

Pour Félix Séguin, rien ne se termine.

La critique continue.

La tristesse s’amplifie.

Et cette impression persistante revient encore, plus forte que jamais :

Même quand il est au cœur de l’histoire…

Ce n’est jamais lui qui l’écrit.