Le cauchemar devient complet pour Félix Séguin.
Pendant des jours, il en a parlé. Il a insisté. Il a construit l’attente autour du 50e de Cole Caufield. Il en a fait un événement, parfois trop, au point d’agacer une partie du public. Et dans sa tête, c’était clair : le moment parfait, c’était samedi. Le samedi soir. Le grand rendez-vous. Le théâtre idéal pour un call marquant, pour SON moment.
Mais le hockey, lui, n’attend personne.
Caufield l’a marqué jeudi.
Et c’est Pierre Houde qui était au micro.Et là, tout bascule.
Parce que ce but-là, ce n’était pas juste un 50e. C’était une libération. Un poids énorme qui tombe des épaules d’un joueur qui l’a lui-même admis :
“Je sentais parfois que ça ne viendrait jamais.”
Une tension visible, une frustration qui montait, un stress qui s’accumulait match après match.
Et quand c’est finalement arrivé…
Houde a livré ce que plusieurs décrivent déjà comme un call d’anthologie.
Le timing est impitoyable.
D’un côté, Séguin qui martelait l’histoire, qui voulait la construire, qui espérait être celui qui allait la raconter.
De l’autre, Houde qui arrive, au bon moment, sans en faire trop… et qui signe LE moment.
Et c’est ça qui fait mal.
Parce que tout ce que Séguin essayait de créer pendant des jours… Houde l’a capturé en quelques secondes.
De Maurice, à Boom Boom, à Guy, à Steve, à Pierre, à Stéphane, à Cole. Le flambeau est passé. 50 buts!
— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) April 10, 2026
Pierre Houde. The GOAT. 🐐
#GoHabsGo pic.twitter.com/hCACUWwo4O
De Maurice, à Boom Boom, à Guy, à Steve, à Pierre, à Stéphane, à Cole. Le flambeau est passé. 50 buts!
Wow. Naturellement.
Sans forcer.
Et pendant que le Centre Bell explosait, que les 20 000 partisans criaient, que Martin St-Louis parlait de fierté, que toute l’organisation savourait ce moment historique…
Sur les réseaux sociaux, une autre réalité se dessinait.
Une comparaison brutale.
“Imagine si c’était Séguin…”
“Houde, c’est juste parfait.”
“C’est pour ça que c’est lui la voix du hockey.”
Et là, pour Séguin, c’est le pire scénario possible.
Non seulement il se fait critiquer pour en avoir trop fait…
Mais en plus, il manque le moment qu’il préparait.
Il faut aussi rappeler à quel point la situation s’est envenimée quelques jours plus tôt, quand Félix Séguin s’était mis à marteler le nom de Cole Caufield à chaque présence, à chaque montée, à chaque lancer.
Nouveau jeu, chaque fois que Felix Seguin dit le mot Caufield, prend une gorgée. pic.twitter.com/XMB0N2ceAY
— Pat Talbot (@weleylamotte) April 5, 2026
Le 50e but devenait une obsession en ondes, au point où plusieurs téléspectateurs n’entendaient plus le match… seulement l’attente.
Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate et brutale.
@TVASports Sérieux, quelqu’un peut-tu fermer le micro de Félix Séguin? On dirait qu’y connaît juste un nom dans la LNH. Cole Caufield par-ci, Cole Caufield par-là. On écoute du hockey, pas le fan club de CC. Donnez-nous de l’air. 🏒 #DevilsCH #canadiens #habs
— Ƈɦʀɨֆ†◎քɦɛ Ƈɦɨʀǟ† (@ChristoChirat) April 5, 2026
Ce n’était plus une simple critique, c’était une fatigue collective, une impression que le moment était surjoué, étiré, presque forcé.
Je suis déjà tannée d’entendre Félix Séguin dire que Cole pourrait avoir son 50e 😅 pic.twitter.com/khYVgWebi6
— Geneviève (@Genevieve_21) April 4, 2026
Et c’est là que le contraste devient cruel. Parce que pendant que Séguin insistait, répétait, amplifiait l’importance du moment jusqu’à irriter une partie du public… le but est finalement arrivé dans un tout autre contexte, capté par une autre voix, sans surcharge, sans insistance.
Saint ciboire c'est tu juste moi ou Félix Seguin fais juste parler de Caudield même quand il est pas sa glace.... c'est juste ca j'entends Caufield Caufield Caufield
— x-Martin Renaud 🟦⬜️🟥 #GoHabsGo🏒 (@MartRenaud67) April 5, 2026
Ce que Séguin voulait construire comme un grand moment s’est retourné contre lui. Aux yeux de plusieurs, il n’avait pas laissé respirer l’événement. Et quand celui-ci s’est enfin produit, sans lui, la e dégoût pour Séguin s'est confirmé : trop en faire peut finir par tout gâcher.
Felix Seguin peux tu perdre sa voix #gohabsgo
— Annik (@alemiredesigns) April 5, 2026
Parce que dans ce métier-là, il y a des instants qui définissent une carrière.
Et celui-là, il ne l’aura pas.
Pendant que Cole Caufield disait, soulagé, “Je suis content que ce soit fini. Maintenant, on peut retourner au travail”…
Pour Félix Séguin, rien ne se termine.
La critique continue.
La tristesse s’amplifie.
Et cette impression persistante revient encore, plus forte que jamais :
Même quand il est au cœur de l’histoire…
Ce n’est jamais lui qui l’écrit.
