Cauchemar pour Alexandre Carrier: ça sent la fin

Cauchemar pour Alexandre Carrier: ça sent la fin

Par David Garel le 2026-04-10

Le cauchemar est en train de s’installer pour Alexandre Carrier… et le pire dans tout ça, c’est qu’il se déroule pendant qu’il est blessé, impuissant, incapable de répondre.

Parce que pendant que lui s'entraîne tout seul et regarde les matchs du haut de la passerelle, le message, lui, est en train de passer. Fort. Clair. Brutal.

Le Québec est en train de passer à autre chose.

Depuis son absence, deux noms ont pris toute la place : Arber Xhekaj et Jayden Struble. Deux défenseurs imparfaits, parfois brouillons, mais deux gars qui jouent avec une identité que les partisans réclament : robustesse, intimidation, présence physique.

Et ça, à Montréal, ça vaut de l’or.

Hier encore, dans un match qui brassait, qui ressemblait déjà à du hockey de séries, on l’a vu. Le Canadien a tenu le coup physiquement. Le Canadien n’a pas reculé. Le Canadien n’a pas été “soft”.

Surtout, Xhekaj a réussi à jouer au justicier... dans mettre son équipe dans le trouble...

Et immédiatement, la comparaison s’impose.

Parce que pendant des semaines, Carrier s’est fait étiqueter. Trop petit. Trop discret. Trop effacé dans les batailles. Un défenseur qui subit plus qu’il n’impose. Et même si aujourd’hui on comprend qu’il jouait probablement blessé à la main… le mal est fait.

À Montréal, la perception devient rapidement une réalité.

Et cette réalité-là est dangereuse pour lui.

Parce que ce n’est plus seulement une question de performance. C’est une question de profil. De style. D’identité. Si le Canadien affronte le Lightning de Tampa Bay en première ronde (et tout pointe vers ça), ce sera une guerre physique. Une série lourde. Sale. Exigeante.

Avec Xhekaj, Struble, Anderson et compagnie, le CH a l'avantage:

Et dans ce contexte-là, le choix devient presque évident.

Tu veux des gars capables de frapper.

Tu veux des gars capables de répondre.

Tu veux des gars capables d’imposer le ton.

Et aujourd’hui, ces gars-là… ce ne sont pas Carrier.

Ajoute à ça le retour éventuel de Kaiden Guhle, la présence d’un Mike Matheson utilisé à outrance, le développement de jeunes comme Engström, et surtout ce qui s’en vient avec David Reinbacher… et soudainement, l’espace se rétrécit dangereusement.

Très dangereusement.

Parce que Carrier n’est pas un projet.

Il n’est pas un espoir.

Il est supposé être une solution.

Et en ce moment, il devient une option.

Pire encore : une option qu’on peut remplacer.

Même son contrat commence à peser dans la balance. 3,75 millions par saison jusqu’en 2027. Ce n’est pas énorme… mais ce n’est pas négligeable non plus dans une équipe qui veut évoluer, qui veut ajouter du poids, qui veut changer son identité.

Et si le Canadien décide qu’il veut devenir plus gros, plus robuste, plus intimidant…

Carrier devient vulnérable.

C’est ça, le vrai danger.

Parce qu’il ne perd pas seulement des matchs en ce moment.

Il est en train de perdre sa place.

Et à Montréal, quand tu perds ta place pendant que d’autres en profitent…

C’est souvent le début de la fin.