Catastrophe pour Patrick Roy: ça sent la soupe chaude à New York

Catastrophe pour Patrick Roy: ça sent la soupe chaude à New York

Par David Garel le 2026-03-20

Catastrophe à Long Island : Patrick Roy sous pression maximale avant “le match de l’année” à Montréal.

Ça vient de basculer.

Pour la première fois depuis le mois de décembre, les Islanders de New York sont sortis du portrait des séries. Pas par cinq points. Pas par trois. Par un seul petit point. Mais dans une course aussi folle que celle de l’Est… ça change tout.

Et surtout, ça expose tout.

Parce que pendant que le classement se resserre, 84 points pour les Canadiens de Montréal, les Bruins de Boston et les Red Wings de Detroit, contre 83 pour les Islanders, une question devient impossible à ignorer : qu’est-ce que Mathieu Darche est allé faire à la date limite?

Il a décidé d’être acheteur.

Il est allé chercher Brayden Schenn.

Il avait déjà ajouté Ondrej Palat.

Il a injecté de l’expérience, du leadership, du “push” de séries.

Un pari clair : on y va.

Sauf que là… ils ne sont même plus dans les séries.

Et la manière dont ça s’est produit est encore plus inquiétante.

Contre les Sénateurs d’Ottawa, un rival direct, Brady Tkachuk avait lancé un message à Patrick Roy en jetant les gants contre son capitaine Anders Lee dès la mise au jeu initiale:

Cela semble avoir affecté la troupe "du roi".

Les Islanders menaient 1-0. Puis 2-1 en troisième période. Le match était là. Entre leurs mains.

Et soudainement… plus rien.

Un seul tir en troisième période.

Un but de Schenn… sur ce seul tir, avec 17:58 à faire.

Puis l’effondrement.

Égalisation.

But gagnant de Brady Tkachuk à 13 secondes de la fin.

Ouch.

C’est exactement le genre de défaite qui détruit une course aux séries.

Et derrière le banc?

Patrick Roy a explosé.

Pas devant les médias. Là, il était calme. Posé. Contrôlé. Il a parlé de communication, d’audace, de regroupement.

Mais pendant le match? Il a pété une coche.

Parce qu’il sait ce que ça représente.

Parce qu’il sait que son équipe vient peut-être d’échapper sa saison.

Et maintenant… tout se joue samedi.

Au Centre Bell.

Le match de l’année.

Patrick Roy contre Martin St-Louis.

Deux visions.

Deux philosophies.

Deux figures qui divisent le Québec.

Parce qu’il faut le dire : une partie énorme de Montréal rêve encore de voir Patrick Roy derrière le banc des Canadiens. On le voit comme le gars capable de gagner, le gars des séries, le gars qui impose une culture dure, immédiate, sans compromis.

À l’inverse, Martin St-Louis est vu comme un enseignant. Un développeur. Un coach de reconstruction.

Et là, les deux se retrouvent face à face.

Au même moment.

Avec la même pression.

Avec le même enjeu.

Parce que la réalité est brutale : les deux peuvent rater les séries.

Et si ça arrive?

À Long Island, Darche va se faire démolir. Il a payé cher à la date limite. Il a cru en son groupe. Il a mis des actifs sur la table.

Et pour quoi? Pour sortir du portrait des séries en mars?

Et Roy? Lui, il va se retrouver en pleine tempête. Parce que quand tu exploses derrière le banc, quand tu mets ton empreinte, quand tu imposes ton système… tu es aussi responsable du résultat.

À Montréal?

La pression est différente… mais tout aussi lourde.

Parce que si Martin St-Louis échoue, la comparaison avec Roy va devenir inévitable. Encore plus forte. Encore plus violente.

Et c’est ça, la beauté, et la cruauté, de ce match.

Ce n’est pas juste deux équipes qui s’affrontent.

C’est deux directions.

Deux visions du hockey.

Deux futurs possibles.

Et au moment où on se parle?

Les Islanders sont à l’extérieur.

Darche est exposé.

Roy est sous pression.

Et Montréal… attend.

Samedi, ce n’est pas un match.

C’est le jour du jugement dernier...