C’est désormais un fiasco complet. Une erreur de jugement historique. Un désastre qui s’aggrave semaine après semaine et qui plonge les Blue Jackets de Columbus dans le ridicule absolu.
Pendant que Kent Hughes rit dans sa barbe à Montréal, savourant le vol du siècle avec Ivan Demidov, les dirigeants des Blue Jackets essaient tant bien que mal de colmater les brèches du naufrage Cayden Lindstrom.
Et aujourd’hui, une nouvelle couche vient s’ajouter à ce feuilleton : Lindstrom ne retournera même pas dans la WHL la saison prochaine.
Il va plutôt tenter de relancer sa carrière en NCAA, avec l’Université d’État du Michigan. Oui, la NCAA, après avoir raté une année complète de développement.
Pendant que Demidov brûlera la LNH, Lindstrom va retourner à l’école.
Tout a commencé par un mensonge effrayant. Cayden Lindstrom, blessé au dos, a caché la gravité de sa hernie discaleau moment du repêchage.
Avec l’aide de son agent et le soutien aveugle de Trevor Timmins, l’ex-évaluateur du Canadien désormais à Columbus comme recruteur, l’organisation a été convaincue de miser sur lui au 4e rang.
Timmins, qui avait déjà ruiné Montréal en sélectionnant Jesperi Kotkaniemi avant Brady Tkachuk, n’a rien appris. Il a encore ignoré le talent pur, le génie évident, pour choisir un joueur au gabarit impressionnant… mais au corps en ruines.
Il aurait pu – il aurait dû – pousser pour Ivan Demidov. Le prodige russe. Le joyau du repêchage. Le genre de joueur qui te fait gagner une Coupe Stanley.
Mais non. Timmins a flanché. Encore.
Et Don Waddell, le DG, a bu ses paroles comme une potion magique, croyant à un mirage. Résultat ? Un désastre. Un joueur qui n’aura disputé que 36 matchs en deux ans, qui a raté toute la saison 2024-2025, qui a subi une opération majeure, qui n’est même pas certain de revenir au sommet de sa forme.
Et maintenant, il s’en va en NCAA pour essayer de se reconstruire.
Un quatrième choix au total... qui retourne dans les rangs universitaires.
Pendant ce temps… Demidov entre dans la légende
Et à Montréal ? Pendant ce temps, Ivan Demidov s’apprête à électrocuter la LNH.
Il a déjà pulvérisé un record de la KHL pour les moins de 20 ans. Il a été le meilleur joueur de la deuxième ligue professionnelle au monde à seulement 18 ans. Il va maintenant débarquer en LNH avec le feu dans les yeux, prêt à décimer les défensives, à marquer, à créer, à émerveiller.
Il va gagner le trophée Calder, et ce ne sera même pas serré.
Chaque point qu’il accumulera viendra rappeler au monde entier ce que Columbus a laissé filer. Chaque ovation au Centre Bell viendra résonner comme une claque au visage de Timmins et Waddell.
Kent Hughes, lui, est crampé.
Il regarde cette débandade avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Il n’a rien eu à faire, sinon attendre que Columbus fasse l’erreur la plus grotesque de la dernière décennie.
Que Lindstrom opte pour la NCAA est le dernier clou dans le cercueil. Un choix qui n’a rien à voir avec une progression normale pour un espoir top-5.
Ce n’est pas un plan de développement. C’est un sauvetage. Un dernier recours. Une tentative désespérée de relancer un parcours déjà compromis.
Columbus se retrouve avec un joueur en retard sur tous les plans, à la santé incertaine, à la confiance fragile, et sans aucune garantie de devenir un joueur dominant en LNH.
Il n’a même pas encore remis les pieds dans un vrai match.
Et pendant ce temps, Demidov…
Demidov va dominer. Demidov va exploser. Demidov va faire pleurer Columbus pendant vingt ans.
Une franchise en ruines, un DG discrédité, un recruteur à bannir..
Columbus est en crise totale. Les partisans sont en furie. L’organisation tente de faire bonne figure, mais la honte est partout.
Le nom de Kent Hughes circule dans toutes les bouches à Columbus – pas parce qu’il a fait un bon coup, mais parce qu’il a écrasé les Blue Jackets en les laissant s’autodétruire.
Don Waddell devrait démissionner. Trevor Timmins devrait être congédié à jamais.
Et pendant que tout ça s’effondre… le Centre Bell se prépare à accueillir une superstar.
Columbus a raté Ivan Demidov.
Et maintenant, ils devront vivre avec cette erreur pour le reste de leur existence.
Mais au-delà du scandale immédiat, c’est la nature même de la blessure de Cayden Lindstrom qui devrait inquiéter Columbus jusqu’au plus haut niveau de sa direction.
Une hernie discale à 18 ans, c’est loin d’être banal. C’est le genre de blessure que l’on associe à des joueurs dans la trentaine, usés par une décennie d’efforts physiques intenses.
Pour un jeune homme qui n’a même pas encore entamé sa carrière professionnelle, c’est un signal rouge clignotant.
Ce type de blessure affecte la mobilité, l’explosivité, l’équilibre, et surtout, la durabilité. Même avec une opération bien réussie, les risques de récidive sont réels, surtout dans un sport aussi exigeant que le hockey.
Les médecins peuvent bien parler de “progrès”, la réalité c’est que Lindstrom pourrait ne jamais retrouver son plein potentiel, et que son style de jeu basé sur la puissance physique pourrait être irréversiblement compromis.
Et le plus troublant, c’est que Trevor Timmins a déjà commis ce genre d’erreur. Il a toujours eu un faible pour les joueurs au gabarit imposant, persuadé que la taille et la force compensent le reste.
Il l’a fait à Montréal, année après année, repêchant des colosses qui ne comprenaient pas le jeu (Michael McCarron, ça vous dit quelque chose?).
Mais McCarron n'était pas un 4e choix au total. Voilà le drame. À Columbus, avec un choix TOP 4, il a recommencé, en s’aveuglant devant un Lindstrom imposant, mais fragile, alors qu’un pur génie du hockey – Demidov – était à portée de main.
Encore pire que d'avoir sélectionné Jesperi Kotkaniemi avant Brady Tkachuk et Quinn Hughes.
Mais il ne faut pas non plus épargner le reste de l’état-major des Blue Jackets. Il serait trop facile de tout mettre sur le dos de Timmins.
Où étaient les voix discordantes à la table ? Qui, dans cette salle, a osé lever la main pour dire que cette blessure était un risque majeur ?
Où était la responsabilité collective, le devoir de prudence ? L’erreur est partagée, et elle sera partagée dans les conséquences.
Aujourd’hui, le mal est fait. Et ce n’est pas le passage en NCAA qui effacera un an de développement perdu ni qui guérira le sentiment d’humiliation qui règne à Columbus.
Ce n’est pas un programme universitaire qui réparera le corps – ou la réputation – de Lindstrom. Ce choix-là, ce quatrième choix au total, il devait changer la franchise. Au lieu de ça, il l’a enfoncée dans le doute, l’amertume et la honte.
Le jour où Ivan Demidov sautera sur la glace du Centre Bell pour disputer son premier match dans la LNH, ce sera comme une épée enfoncée dans le cœur des Blue Jackets. Et elle y restera longtemps.