Catastrophe à Columbus: Marchenko veut quitter pour Montréal

Catastrophe à Columbus: Marchenko veut quitter pour Montréal

André Soueidan
Le 2026-06-30

Une onde de choc vient de traverser l’organisation des Blue Jackets de Columbus… et soudainement, Kent Hughes doit regarder ce dossier avec une attention toute particulière.

Depuis plusieurs jours, des rumeurs persistantes circulaient autour de Kirill Marchenko.

Quelque chose clochait. Malgré les efforts déployés par Columbus pour bâtir autour de lui, malgré l’arrivée de son bon ami Valeri Nichushkin et malgré une organisation prête à sortir le chéquier avec une prolongation qui tournerait autour de sept ans à 11 millions par saison, le joueur russe refuse toujours de s’engager à long terme.

Jusqu’ici, plusieurs croyaient simplement à une négociation plus musclée. Une stratégie classique. Un bras de fer contractuel comme il en existe partout dans la LNH.

Sauf que ce qu’on vient d’apprendre change complètement la lecture de cette histoire.

Le journaliste Aaron Portzline de The Athletic a rapporté mardi des propos qui ont carrément secoué Columbus. L’entraîneur-chef Rick Bowness a lui-même admis avoir été totalement surpris d’apprendre que non seulement Zach Werenski, mais aussi Kirill Marchenko, ne veulent plus poursuivre leur avenir avec l’organisation.

La réaction de Bowness en disait long sur le chaos qui s’est installé à l’interne.

« Je suis aussi choqué que n’importe qui. À la fin de la saison, on s’est regardés droit dans les yeux, on a eu d’excellentes rencontres et on s’est quittés avec une accolade. »

Ce n’était pas la déclaration d’un entraîneur qui sentait venir une tempête.

Le vétéran derrière le banc des Blue Jackets a ensuite enchaîné avec une phrase encore plus lourde de conséquences.

« Tout allait bien. Quand cette nouvelle est sortie, j’étais sous le choc et pris complètement au dépourvu comme tout le monde. »

Cette citation change énormément de choses.

On comprend maintenant que Columbus ne gère pas seulement une négociation difficile.

Même les gens à l’intérieur de l’organisation n’avaient rien vu venir. Rick Bowness croyait sincèrement que Marchenko faisait partie du projet à long terme.

Alors une question devient inévitable.

Pourquoi un jeune attaquant de 25 ans, en pleine ascension, décide-t-il soudainement de tourner le dos à une organisation prête à construire autour de lui?

Depuis quelques jours, certaines informations circulent autour d’un élément qui dépasse largement le hockey.

Victoria Marchenko.

Plusieurs sources soutiennent que la femme de Kirill jouerait un rôle majeur dans cette réflexion.

Le couple analyserait beaucoup plus que le simple projet sportif avant de choisir la prochaine destination.

Le mode de vie pèserait énormément dans la balance.

Kirill Marchenko passe ses étés à Saint-Pétersbourg avec sa femme.

Une ville reconnue pour son architecture, son rythme de vie urbain, sa culture européenne, ses restaurants, ses cafés, son énergie sociale.

Difficile de ne pas comprendre qu’un retour à Columbus puisse créer un certain décalage.

Pendant ce temps, Montréal continue tranquillement de devenir un endroit de plus en plus attirant pour plusieurs joueurs russes.

Kent Hughes a multiplié les liens dans ce marché depuis son arrivée.

Ivan Demidov fait déjà partie du futur de l’organisation.

Alexander Zharovsky et Gleb Pugachyov gravitent eux aussi dans le même réseau d’influence hockey qui entoure plusieurs talents russes.

Le Canadien ne vend plus seulement un projet sportif.

Le Canadien vend un environnement.

Une ville vivante. Une culture qui rappelle l’Europe.

Une gastronomie reconnue partout. Une scène mode bien installée. Un vestiaire jeune. Une communauté russe grandissante.

Même aujourd’hui, Alex Kovalev et Andrei Markov continuent de laisser une trace immense dans la perception qu’ont plusieurs joueurs russes de Montréal.

Kent Hughes sait parfaitement que certains dossiers ne se gagnent pas uniquement avec un contrat.

Parfois, toute une carrière bascule simplement lorsqu’un joueur commence à imaginer sa vie ailleurs.

Les propos de Rick Bowness viennent confirmer une chose troublante.

Kirill Marchenko a déjà commencé à décrocher mentalement de Columbus… au point où même son propre entraîneur n’a rien vu venir.

Soudainement, cette histoire dépasse largement la simple rumeur.

Le Canadien pourrait bien avoir trouvé une ouverture que personne n’anticipait aussi vite.

Et à Columbus… on commence tranquillement à comprendre que quelque chose d’important leur glisse entre les doigts.

À suivre…