Méga transaction Montréal-St-Louis: Darren Dreger lance une bombe

Méga transaction Montréal-St-Louis: Darren Dreger lance une bombe

Par David Garel le 2026-01-14

Depuis quelques jours, un message revient avec insistance dans les cercles bien branchés de la LNH : quelque chose se prépare à Montréal. Et on ne parle pas d'un petit ajustement de profondeur.

On parle d'une méga-transaction qui implique des organisations prêtes à tourner des pages importantes de leur histoire récente.

Et selon Darren Dreger, c’est clair : le Canadien est dans le coup, les lignes sont ouvertes, et Kent Hughes discute activement.

Mais il faut d’abord clarifier une chose essentielle : le CH n’est pas pressé. C’est même exactement l’inverse. Montréal est dans une position de luxe rarissime dans cette ligue.

L’équipe gagne, la jeune garde progresse, la fameuse kid linedomine, et Alexandre Texier, installé temporairement sur la première ligne avec Nick Suzuki et Cole Caufield, fait le travail. Il est même allé chercher une prolongation de contrat de deux ans, preuve qu’il a convaincu l’état-major. À court terme, le trou est bouché.

Mais à long terme, Dreger a raison : Texier n’est pas la solution définitive sur un top-6 aspirant à la Coupe Stanley. Et c’est précisément pour ça que Kent Hughes ne panique pas. Il attend le bon joueur, pas n’importe quel nom.

C’est là que Saint-Louis entre en scène.

Chez les Blues de Saint-Louis, le discours a changé. Doug Armstrong ne s’en cache plus : il est prêt à sacrifier des morceaux importants, mais pas à n’importe quel prix. Les intouchables n'existent pas, mais la porte est entrouverte sur des joueurs majeurs si le retour accélère réellement leur transition.

Deux noms ressortent avec force : Jordan Kyrou et surtout Robert Thomas.

Kyrou, c’est le talent offensif pur. Un ailier électrisant, signé à 8,125 M$ par saison jusqu’en 2031, encore jeune, mais irrégulier, parfois difficile à encadrer.

Le Canadien connaît le prix, connaît le risque, et n’a jamais voulu sacrifier Kaiden Guhle ou David Reinbacher pour lui. Cette ligne n’a pas bougé. Et elle ne bougera pas.

Robert Thomas, par contre, c’est une autre conversation. Centre de 86 points, two-way, leader naturel, signé au même salaire que Kyrou jusqu’en 2031, mais avec un profil qui cadre parfaitement avec la fenêtre du CH.

Thomas, c’est le genre de joueur pour lequel une organisation accepte de vider une partie de son coffre… sans toucher à ses intouchables. Reinbacher, Guhle, Fowler, Hage : hors de question. Là-dessus, le message de Montréal est limpide.

Et c’est ici que la négociation devient intéressante. Parce que les Blues savent une chose : Montréal a trop de défenseurs gauchers, et devra trancher. Jayden Struble. Arber Xhekaj. Adam Engström. Ce sont exactement les profils que Saint-Louis regarde. Pas des vedettes, mais des jeunes NHL-ready ou quasi prêts, combinés à des choix élevés et un centre "futur plombier" comme Owen Beck.

Selon Dreger, si le CH veut Robert Thomas, Kent Hughes devra sacrifier deux choix de 1re ronde (2026-2027), Adam Engström et Owen Beck au minimum. Et il risque de devoir sacrifier d'autres éléments.

Zachary Bolduc pourrait-il revenir à St-Louis?

Pendant ce temps, à Vancouver, la reconstruction est assumée. On écoute sur presque tout. Le nom de Brock Boese rcircule, mais soyons sérieux : 7,2 M$ par saison pour encore six ans, pour un ailier qui approche la trentaine, c’est un contrat qui fait peur à Montréal. Le CH n’a absolument aucun intérêt à alourdir sa masse salariale de cette façon. Boeser n’est pas la cible.

Le salaire de 8,125 M$ de Thomas valide jusqu'en 2031 ne fait aucunement peur à Hughes, car on parle d'un joueur de concession qui a seulement 26 ans.

Les vrais noms à Vancouver qui intéressent Montréal sont connus : Kiefer Sherwood et surtout Tyler Myers. Des joueurs de rôle, robustes, utiles en séries, sans hypothéquer l’avenir. Rien de plus. Rien de moins.

Et c’est là que le tableau complet prend forme.

Kent Hughes négocie sur plusieurs fronts, mais avec une même philosophie : améliorer l’équipe sans se trahir. Il sait que certains DG vont paniquer. Vancouver doit liquider. Calgary hésite à échanger Nazem Kadri, Blake Coleman et Rasmus Andersson, mais n'auront pas le choix. Saint-Louis est prêt à reconstruire.

. Le Canadien, lui, peut attendre. Il peut observer. Il peut choisir.

Comme l’a très bien résumé Dreger sur TSN 690, le besoin est réel… mais il n’est pas urgent. Et c’est exactement ce qui rend Montréal dangereux. Parce que quand une équipe n’est pas obligée d’agir, mais a les munitions pour frapper fort, c’est elle qui dicte le tempo.

Si Saint-Louis craque réellement, si Robert Thomas devient accessible sans toucher aux intouchables, alors oui, la donne change complètement. Sinon, le CH continuera d’avancer, de gagner, de développer… et d’attendre que le marché lui donne raison.

Et à voir la direction que prennent les Blues, ce moment-là approche plus vite que plusieurs le pensent.