Il y a des buts qu’on analyse. D’autres qu’on dissèque.
Et puis, il y a ceux qu’on accepte… parce qu’ils relèvent du pur talent.
La séquence mérite d’être regardée deux fois. Trois fois. Peut-être dix.
Parce que ce qui s’est produit sur cette action n’a rien à voir avec un simple tir précis ou une erreur évidente du gardien.
TIM STÜTZLE WITH AN UNBELIEVABLE GOAL TO TIE THE GAME!! #GOSENSGO
— Everyday Sens (@EverydaySens) January 18, 2026
Wow. Just wow. pic.twitter.com/gSTcxcht9C
Tout commence par un détail défensif qui semble anodin.
Un duel mal négocié dans le coin. Une chute. Un homme à terre.
Dans un système homme à homme, une fraction de seconde suffit pour que tout s’écroule.
Un domino tombe, puis un autre, et soudainement, une brèche s’ouvre là où il ne devait jamais y en avoir une.
À cet instant précis, Tim Stützle sent l’opportunité.
Aucune panique. Aucun empressement.
Le jeune attaquant des Sénateurs garde la rondelle, observe, ralentit le jeu… puis attaque l’espace. Un espace qui n’existait pas deux secondes plus tôt, mais qui devient soudainement fatal.
La suite relève de la créativité pure.
Il glisse la rondelle entre ses propres jambes, feinte aussi audacieuse qu’irrespectueuse, juste assez longtemps pour geler le gardien.
Samuel Montembeault, pourtant bien positionné, lit une passe qui n’arrivera jamais.
Le tir suit immédiatement, précis, vif, au-dessus de l’épaule.
Ouch....
Sur le ralenti, la question revient inévitablement : comment un joueur peut-il se retrouver avec autant de temps et d’espace aussi près du filet?
La réponse n’est pas flatteuse, mais elle est simple.
Quand un système homme à homme perd un soldat, tout le château de cartes devient vulnérable.
Aucun soutien immédiat.
Aucun filet de sécurité. Et face à un joueur capable d’improviser à cette vitesse-là, la punition est instantanée.
Ce but n’est pas une erreur de Montembeault.
Ce but est une démonstration.
Une démonstration de ce qui sépare un très bon joueur d’un joueur capable de changer un match avec un seul geste.
Les commentateurs n’ont pas hésité à prononcer les mots que tout le monde pensait déjà : but de l’année.
Et pour une fois, ce n’est pas une exagération télévisuelle.
Ce genre de jeu traverse les saisons.
Dans dix ans, on ne se souviendra peut-être pas du pointage, ni du contexte exact.
Mais cette feinte, ce tir, ce moment précis ... lui ...restera.
Pour Montembeault, la scène est cruelle, mais injuste à juger trop sévèrement.
Aucun gardien de la ligue ne sort gagnant quand un attaquant prend ce genre de décision parfaite, au bon moment, avec une confiance absolue.
Au final, ce but ne raconte pas une défaite.
Il raconte un instant de hockey pur.
Et parfois, le hockey, quand il est joué à ce niveau-là, mérite simplement d’être applaudi.
AMEN
