Brendan Gallagher tombe de haut: ça sent la fin pour le vétéran à Montréal

Brendan Gallagher tombe de haut: ça sent la fin pour le vétéran à Montréal

David Garel
Le 2026-05-25

Brendan Gallagher frappe un mur... encore...

Tout indiquait qu’il allait revenir dans l’alignement. Tout. Après la défaite frustrante contre les Hurricanes de la Caroline, après une équipe des Canadiens de Montréal qui s’est fait brasser physiquement pendant 60 minutes, après une prolongation catastrophique où le club avait besoin d’émotion, d’énergie et d’un joueur capable de réveiller un banc, plusieurs croyaient que Martin St-Louis allait naturellement se tourner vers son vieux guerrier.

Brendan Gallagher lui-même y croyait.

Selon ce qui circule, Gallagher était persuadé qu’il allait être réinséré. Il croyait sincèrement que le moment était venu. Que cette série contre la Caroline, une équipe lourde, agressive, qui frappe sans arrêt, représentait exactement le genre de bataille pour laquelle il existe encore.

Du papier sablé, du trafic devant le filet, de l’intensité, un gars prêt à manger une rondelle dans les dents s’il le faut. Gallagher s’imaginait clairement qu’on allait avoir besoin de lui.

Il avait confié à plusieurs proches être persuadé qu'il allait être habillé.

Mais non.

La décision est tombée.

C’est Joseph Veleno qui entre dans l’alignement à la place d’Oliver Kapanen.

Et ce choix en dit beaucoup plus long qu’on le pense.

Il ne s’agit même plus d’une question de performance immédiate. Il ne s’agit même plus de savoir si Gallagher aurait été meilleur qu’un Kapanen complètement perdu en prolongation ou qu’un trio Dach-Kapanen-Bolduc qui a vécu une soirée extrêmement difficile. Le vrai message est ailleurs.

Le vrai message, c’est que même quand le contexte semble parfaitement taillé pour Brendan Gallagher… Martin St-Louis ne le choisit plus.

C'est énorme comme décision.

On parle d’un match où les Canadiens de Montréal se sont fait frapper 46 fois contre seulement 16 mises en échec distribuées.

Une équipe qui avait l’air épuisée, brassée, presque intimidée physiquement par le système agressif de Rod Brind’Amour. Une équipe qui semblait manquer de mordant. Et malgré ça, malgré un besoin évident de caractère, de cœur et d’émotion, Gallagher reste dans les gradins.

Pendant ce temps, Veleno obtient le vote de confiance.

Martin St-Louis adore son patin et son énergie. Il adore le fait qu’il peut jouer vite, fermer l’espace et suivre le rythme d’une série où chaque seconde compte.

Veleno colle mieux au tempo actuel du Canadien. Il est plus rapide. Plus mobile. Plus capable de survivre à une guerre de transition comme celle imposée par les Hurricanes de la Caroline.

Le hockey est cruel.

Personne ne remet en question le cœur de Brendan Gallagher. Ce gars a donné son corps aux Canadiens de Montréal.

Son dos, ses mains, sa mâchoire, ses côtes… il a payé le prix pendant des années pour cette organisation. Il a traversé les pires années de reconstruction. Il est encore un leader immense dans ce vestiaire. Sa vie après le hockey sera affectée à jamais tellement il est amoché.

Mais le hockey ne récompense pas les souvenirs.

Le hockey récompense ce que tu peux encore donner aujourd’hui.

Quand un entraîneur ne te choisit même plus dans le type exact de série où tu étais indispensable dans le passé, il faut commencer à lire entre les lignes.

Si Gallagher ne joue pas maintenant… quand va-t-il jouer?

Contre une équipe rapide comme els Sabres? On dit qu’il n’a plus les jambes.

Contre une équipe robuste? On dit qu'il est trop magané pour survivrre.

Quand le club manque d’énergie? Il reste assis dans le vestiaire en habit de civil, car il refuse d'aller sur la galerie de presse avec les autres exclus.

Quand le club manque de grit? On l'ignore encore et toujours.

Le message de Martin St-Louis est sans pitié.

Le mot que personne ne voulait prononcer recommence à revenir : rachat.

Au-delà de l’émotion, Kent Hughes devra prendre une décision froide cet été.

À 6,5 millions de dollars pour une saison supplémentaire, avec un corps usé, un rôle réduit, des jeunes qui poussent de partout et un entraîneur qui semble avoir tourné la page hockey, comment défendre le maintien de ce contrat sans se poser les vraies questions?

Owen Beck pousse. Florian Xhekaj pousse. Joseph Veleno gagne des points pour un nouveau contrat. Le noyau du Canadien devient plus jeune, plus rapide, plus explosif. Et chaque dollar comptera dans un été où Kent Hughes voudra améliorer le club autour de Nick Suzuki, Ivan Demidov, Cole Caufield, Juraj Slafkovský, Lane Hutson et compagnie.

La réalité est dure à écrire, parce que personne ne veut voir Brendan Gallagher quitter Montréal de cette façon.

Mais quand un vétéran croit sincèrement qu’il va revenir dans l’alignement… et qu’on passe encore par-dessus lui, ça commence à ressembler à une confirmation silencieuse que c'est terminé pour lui.

Une confirmation que, malgré tout ce qu’il représente ici, le temps commence peut-être à rattraper l’un des plus grands guerriers de sa génération chez les Canadiens de Montréal.

Le hockey est cruel... tout comme la vie...