C’est probablement l’un des sujets les plus délicats chez le Canadien en ce moment.
Parce qu’on ne parle pas ici d’un joueur ordinaire. On parle de Brendan Gallagher. D’un gars qui a tout donné à Montréal.
D’un guerrier.
D’un vétéran adoré.
D’un joueur qui a saigné pour ce chandail-là pendant des années et qui a incarné, à lui seul, une bonne partie de l’identité du Canadien dans les moments plus difficiles.
With Phil Danault absent from the Habs morning skate today:
— /r/Habs (@HabsOnReddit) April 2, 2026
Patrik Laine practiced on the 4th line with Joe Veleno & Brendan Gallagher. https://t.co/TuqHySnWsL
Et justement… c’est peut-être pour ça que la réalité commence à frapper encore plus fort.
Parce qu’en ce moment, Joe Veleno est tranquillement en train de lui voler sa place.
Et non, ce n’est pas un manque de respect envers Gallagher de le dire. Au contraire. C’est simplement reconnaître ce qui se passe présentement sur la glace.
Depuis plusieurs matchs, Martin St-Louis utilise Gallagher de moins en moins. Durant la récente séquence victorieuse du Canadien, il a été l’attaquant le moins utilisé, avec un temps de jeu moyen d’un peu moins de 11 minutes par match. Dans certains matchs, il a même été pratiquement effacé de la rotation.
Et ça, ça ne ment pas.
Parce qu’un entraîneur peut bien parler de leadership, d’expérience, de cœur, de présence dans le vestiaire… mais au bout du compte, quand les matchs deviennent importants, ce sont les minutes qui racontent la vraie histoire.
Et en ce moment, les minutes de Gallagher disent une chose très claire :
la pression est réelle.
C’est sûr qu’on aime encore profondément ce qu’il représente. Et c’est vrai qu’en séries, un gars comme Gallagher, ça peut toujours amener quelque chose.
Il connaît les batailles. Il connaît les émotions. Il connaît le prix à payer.
Dans une chambre, son importance est réelle et personne ne devrait minimiser ça.
Mais à un moment donné, il faut aussi regarder la réalité hockey.
Et la réalité hockey, c’est que Joe Veleno en donne plus présentement.
Même si ça ne saute pas toujours aux yeux sur la feuille de pointage, il apporte de la vitesse, de la fraîcheur, du désavantage numérique, du jeu défensif et une certaine stabilité dans un rôle de soutien. Ce n’est pas flamboyant. Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est utile.
Tant que Joe Veleno ne gagnera pas plus de 50 % de ses mises en jeu et qu’il n’ajoutera pas un peu plus d’attaque à son jeu, il restera vulnérable dans l’alignement… même si, avec ce qu’il montre présentement, il a clairement le profil d’un joueur capable de se retrouver un poste dans la LNH l’an prochain.
Et dans une équipe qui pousse pour gagner et qui commence à penser à ses séries, ce genre de détail devient énorme.
C’est là que le malaise commence.
Parce qu’en théorie, quand tout le monde sera en santé, la réponse facile sera de dire : Joe Veleno sort.
C’est logique.
C’est le plus simple.
C’est le moins délicat politiquement.
Mais si on regarde strictement ce qui se passe sur la glace?
Ce n’est pas si simple.
Parce que si on se fie aux usages, au rythme, à l’impact et à ce que Martin St-Louis semble demander à ses joueurs en ce moment, il y a un vrai débat à avoir. Et ce débat devient encore plus intéressant quand on pense au retour éventuel de Kirby Dach.
🏒 Kirby Dach a poussé la machine ce matin à Brossard. Il semble près d'un retour, lui dont l'échéancier initial suggérait un retour entre hier et le 12 avril.
— DansLesCoulisses (@DLCoulisses) March 30, 2026
LA question: y aura-t-il 1 place pour lui dans l'alignement?
Anderson va tasser Xhekaj; Dach sortira-t-il Gallagher? pic.twitter.com/yim1fTe4tq
Parce qu’à ce moment-là, quelqu’un devra céder sa place.
Et plus le temps avance, plus on sent que Gallagher regarde cette réalité-là droit dans les yeux.
Ce n’est pas une question d’attitude. Ce n’est pas une question de volonté. Ce n’est certainement pas une question de courage.
C’est simplement le cycle naturel du hockey.
Le Canadien rajeunit. Le groupe devient plus rapide. Plus dense. Plus compétitif. Et même un vétéran immensément respecté comme Gallagher finit par ressentir cette pression-là.
Ça ne veut pas dire qu’il est fini comme homme de hockey.
Ça ne veut pas dire qu’il ne peut plus aider.
Mais ça veut dire qu’aujourd’hui, plus que jamais, sa chaise commence à bouger.
Et c’est ça qui rend le dossier aussi émotif.
Parce qu’à Montréal, personne ne veut vraiment imaginer un Canadien important… sans Brendan Gallagher.
Mais le hockey, lui, ne fonctionne jamais avec les sentiments.
Et en ce moment, les statistiques, les minutes et la réalité du jeu pointent toutes dans la même direction :
Joe Veleno est en train de rendre la décision extrêmement inconfortable.
À suivre...
