Boston complètement vidée de sa bière: les partisans écossais donnent une leçon aux Montréalais

Boston complètement vidée de sa bière: les partisans écossais donnent une leçon aux Montréalais

André Soueidan
Le 2026-06-20
canadiens

Quelque chose d’assez fascinant vient de se produire à Boston… et honnêtement, ça remet en perspective tout ce qu’on pense savoir ici en Amérique du Nord sur la fameuse passion sportive.

Pendant des années, Montréal s’est bâtie une réputation unique dans le monde du hockey. Les amateurs du Canadien envahissent régulièrement Buffalo, Ottawa, Sunrise ou Tampa Bay.

On connaît la scène par cœur… le Centre Bell version voyage se transporte ailleurs, les fameux « Olé Olé Olé » finissent par couvrir les partisans locaux et on se convainc, avec une certaine fierté, qu’aucune base partisane dans la LNH ne rivalise avec celle du Tricolore.

Et pourtant…

Boston vient de recevoir une véritable claque culturelle en provenance d’Écosse.

Depuis quelques jours, des dizaines de milliers de supporteurs écossais ont complètement pris possession de la ville dans le cadre de la Coupe du monde de soccer 2026 disputée aux États-Unis.

Pas une petite délégation sympathique venue encourager son pays. Non. Une invasion pure et simple.

Une démonstration tellement spectaculaire que plusieurs bars du centre-ville ont littéralement manqué de bière après seulement quelques heures.


Oui… Boston a été vidée.

Selon plusieurs médias américains, certains établissements ont enregistré des ventes trois fois supérieures à celles de la Saint-Patrick. D’autres ont dû faire venir des livraisons d’urgence pendant que des milliers d’Écossais vêtus de leurs fameux kilts transformaient les rues en immense festival improvisé.

Comme si transformer les bars de Boston en véritable zone sinistrée n’était pas suffisant, les Écossais ont poussé le délire encore plus loin en prenant littéralement possession de l’un des endroits les plus mythiques du sport américain.

Des milliers de membres de la célèbre Tartan Army ont envahi Fenway Park, domicile légendaire des Red Sox de Boston, dans une scène complètement irréelle que personne n’aurait pu imaginer il y a quelques jours.

Ce qui devait être un simple match de baseball entre Boston et Texas s’est rapidement transformé en immense célébration écossaise.

Des dizaines de milliers de partisans vêtus de kilts ont marché dans les rues avec cornemuses, drapeaux et chants traditionnels avant d’entrer dans le stade pour continuer le spectacle.

Imaginez seulement vingt mille partisans du Canadien débarquer ensemble au Yankee Stadium en chantant pendant trois heures… même ça ne s’approcherait probablement pas du raz-de-marée culturel que Boston vient de subir cette semaine.

Et le plus impressionnant dans toute cette histoire…

Ce n’est même pas l’alcool.

C’est le groupe lui-même.

On parle ici de la célèbre Tartan Army, probablement l’un des groupes de supporteurs les plus respectés sur la planète sport. L’Écosse n’est même pas une puissance mondiale du football.

Historiquement, le pays s’est qualifié seulement à quelques Coupes du monde et n’a jamais vraiment menacé les géants européens.

Mais ses partisans…

C’est une autre histoire.

Depuis des décennies, la Tartan Army traîne une réputation presque mythique.

Ils voyagent partout. Ils chantent pendant des heures. Ils envahissent littéralement des villes entières.

Et contrairement à plusieurs groupes ultras européens souvent associés à la violence, les Écossais ont bâti leur réputation sur une culture complètement différente.

Festifs, bruyants, complètement déchaînés… mais respectueux.

On les voit souvent nettoyer derrière eux après leurs célébrations. On les voit fraterniser avec les locaux. On les voit transformer des quartiers complets en gigantesque party collectif où tout le monde finit par embarquer.

Et c’est là qu’on commence à réaliser à quel point le sport en Europe ne fonctionne tout simplement pas comme ici.

En Amérique du Nord, on croit vivre de grandes rivalités.

Canadiens contre Bruins.

Leafs contre Canadiens.

Battle of Alberta.

Mais lorsqu’on compare cette réalité avec ce qui se passe dans le football européen… on comprend rapidement qu’on joue encore dans la petite cour.

Même les partisans du Canadien, pourtant reconnus comme les plus envahissants de toute la Ligue nationale, paraissent soudainement bien sages.

À Montréal, on remplit quelques sections dans les amphithéâtres adverses.

Les Écossais, eux, paralysent carrément une métropole américaine.

Et il faut aussi parler de cette culture des chants.

Ici, l’ambiance culmine quand huit mille Québécois chantent « Olé Olé Olé » pendant quelques secondes.

En Europe, les chants commencent des heures avant le match.

Les supporters connaissent des dizaines de refrains. Certains sont magnifiques. D’autres sont d’une cruauté absolue envers l’adversaire.

Toute la ville vibre pendant des journées complètes.

Le sport devient une religion collective.

Une identité.

Une guerre culturelle… parfois drôle, parfois intense, mais toujours spectaculaire.

Ce qui vient de se produire à Boston rappelle finalement une vérité assez brutale.

On aime croire que Montréal représente le sommet de la passion sportive sur ce continent.

Mais à côté de la Tartan Army…

Même nous, on a l’air soft dans notre paroisse.

Ouf…