Une bombe médiatique vient d’exploser sous la plume du journaliste Nicolas Cloutier de TVA Sports : selon ses informations, Lane Hutson et son agent Sean Coffey viseraient un contrat de quatre ans, et non pas une entente à long terme comme celle signée par Caufield ou Slafkovsky.
Une stratégie redoutable. Une manœuvre audacieuse. Une approche qui pourrait faire éclater la structure salariale du Canadien… tout en transformant Lane Hutson en multimillionnaire.
« S’il veut gagner le plus d’argent possible, il serait fou de ne pas viser une entente de quatre ans. » – Nicolas Cloutier, TVA Sports
Ce que Hutson s’apprête à faire, Auston Matthews l’a déjà fait avec brio. En 2019, le centre vedette des Maple Leafs a signé un contrat de cinq ans à 11,64 M$ par saison, devenant libre de ses choix en 2024.
Et qu’a-t-il fait ensuite? Il a signé une autre bombe contractuelle : quatre ans, 13,25 M$ par saison, pour un total de 53 millions de dollars.
Et ce, alors que le plafond salarial avait à peine bougé. Imaginez maintenant Hutson, avec un plafond qui va passer de 95,5 à 120 millions d’ici 2028-2029, selon les estimations les plus prudentes. Un saut de 24,5 millions de dollars.
C’est comme si la LNH servait à Lane Hutson un plateau d’or… avec un coffre-fort dessus.
En signant pour 4 ans seulement, Hutson :
- Maximiserait sa valeur sur un deuxième contrat, en plein sommet de ses performances;
- Aurait le droit de renégocier dès l’été 2028, à une époque où les défenseurs élites toucheront probablement entre 11 et 13 M$;
• Garderait un levier énorme avec ses droits d’arbitrage et la menace d’une offre hostile;
- Pourrait potentiellement signer trois contrats majeurs dans sa carrière, au lieu de deux comme la majorité.
Dans ce contexte, un contrat de huit ans devient presque une punition financière pour le joueur. Et son agent, Sean Coffey, le sait très bien.
Ce dernier travaille pour Quartexx, l’ancienne boîte de… Kent Hughes lui-même. Il connaît donc toutes les failles du système.
Et il est prêt à les exploiter.
Kent Hughes déteste ce genre de contrat court. Il l’a démontré en refusant d’accorder cinq ans à Kaiden Guhle, même si l’agent Allain Roy a tenté de pousser cette avenue.
Mais là, c’est différent. Hutson n’est pas Guhle. Il pourrait être le défenseur numéro un du CH pour la prochaine décennie.
Il est en route vers une saison de plus de 60 points. Il joue 22 minutes par match. Il dirige l’avantage numérique. Et il n’a que 21 ans.
Le clan Hutson sait que Kent Hughes veut éviter une guerre. Mais si la guerre éclate, le DG du CH pourrait devoir concéder un salaire annuel hors normes pour obtenir les huit années souhaitées.
Pendant ce temps, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ruminent leur sort.
Eux qui ont signé pour 7,85 M$ et 7,6 M$ sur huit ans, croyant faire preuve de loyauté et de sagesse…
Ils sont maintenant témoins d’un plan beaucoup plus lucratif : signer court, frapper fort ensuite.
Caufield sera encore coincé à 7,85 M$ quand Hutson pourrait renégocier à 12 ou 13 M$ par saison.
Et le plus ironique dans tout ça? Si Hutson avait signé huit ans l’année dernière, il aurait probablement accepté un salaire semblable à ceux de Caufield et Slafkovsky.
Mais maintenant? L’ère a changé. Le plafond a changé. Le plan a changé.
Lane Hutson est en train de redéfinir les règles du jeu à Montréal. Il n’a pas encore signé de contrat, mais il dicte déjà les nouvelles normes salariales du club.
S’il opte pour une entente de 4 ans autour de 7 à 8 millions par saison, il pourra revenir à la charge au sommet de sa valeur, avec un plafond salarial de 120 millions en toile de fond.
Et à ce moment-là? Il pourrait très bien devenir le premier joueur de l’histoire du CH à toucher plus de 13 millions de dollars par saison.
Ce n’est plus une question de talent. C’est une question de timing.
Et Lane Hutson, lui, est arrivé pile au bon moment.
Maintenant que la stratégie d’un contrat de 4 ans est sur la table, l’ampleur de ce que pourrait refuser Lane Hutson en acceptant une entente de 8 ans devient vertigineuse.
Selon plusieurs experts du marché, s’il décidait de s’engager à long terme avec le Canadien dès cet été, il pourrait obtenir un contrat oscillant entre 72 et 80 millions de dollars.
On parle ici d’une fourchette de 9 à 10 millions de dollars par saison, ce qui ferait de lui le joueur le mieux payé de l’histoire du club.
Et pourtant, même à ce prix, ce contrat serait probablement considéré comme une aubaine en 2028.
Pourquoi?
Parce que le contrat de Jakob Chychrun vient de tout changer.
En signant une entente de 8 ans / 72 M$ (9 M$/année) avec les Capitals, Jakob Chychrun, un défenseur qui n’est même pas le numéro un de son équipe, vient d’établir une nouvelle base pour tous les défenseurs offensifs de la LNH.
Chychrun a 26 ans, il n’est ni un quart-arrière de haut niveau en avantage numérique, ni une machine à 60 points. Il est solide, complet, efficace… mais il n’a jamais été finaliste au trophée Calder, il n’a jamais électrisé une ville comme le fait actuellement Lane Hutson à 21 ans.
Alors si Chychrun vaut 9 millions par année pendant 8 ans, comment peut-on sérieusement offrir moins à Hutson?
Même Kent Hughes, dans le secret de son bureau, le sait. Il pourrait très bien tenter d’amadouer le clan Hutson avec un contrat de 8 ans à 9 M$, totalisant 72 millions. Ce serait généreux. Historique même.
Mais c’est probablement insuffisant.
Car Sean Coffey, l’agent de Hutson, voit déjà plus loin. Il voit l’augmentation inévitable du plafond salarial jusqu’à 113,5 M$ dès 2027-2028, et possiblement 120 M$ en 2028-2029. C’est dans cette direction que souffle le vent. Et ce vent, il transporte des dizaines de millions.
Si Hutson signe un contrat de 4 ans à 8 M$ par saison, il gagnera 32 M$ de 2025 à 2029. Et ensuite? Il pourra renégocier avant même l’expiration complète de son contrat.
Disons qu’il signe à ce moment-là une entente de 7 ans à 13 M$ par année (ce qui sera la norme pour un défenseur offensif élite avec un plafond à 120 M$). Il ajoute alors 91 M$ à ses revenus.
Résultat total : 123 millions de dollars sur 11 ans.
Maintenant, comparons : s’il signe 8 ans tout de suite à 9 M$, il fait 72 M$ et ne pourra renégocier avant 2033.
51 millions de dollars de différence. Voilà l’enjeu.
Le grand coup de génie derrière un contrat de 4 ans, c’est le levier de renégociation. En LNH, un joueur peut signer une prolongation après deux ans dans une entente de quatre ans. Autrement dit :
- Contrat de 4 ans en 2025 → prolongation possible dès l’été 2027
- À ce moment-là, le plafond sera déjà à 104 M$
- L’année suivante, à 113,5 M$
- Et dans deux ans, à 120 M$
Timing parfait. Alignement parfait. Jackpot parfait.
Ce que le clan Hutson propose, ce n’est pas une simple stratégie contractuelle. C’est un changement d’époque.
Kent Hughes devra choisir :
- Protéger la hiérarchie salariale et risquer de voir Hutson forcer un pont d’or dans 3 ou 4 ans
- Ou casser la tirelire maintenant pour garder son joyau à long terme
Mais dans tous les cas, le pouvoir est du côté du joueur.
Hutson est jeune, déjà dominant, humble, aimé par les partisans, et parfaitement conseillé par un agent qui comprend les failles du système.
Il n’a rien à prouver.
Il n’a rien à perdre.
Il a tout à gagner.
Et Montréal, cette fois, n’aura d’autre choix que de payer… ou de prier.